Vendredi 5 septembre 2008

Royal à la traîne face à Delanoë et Aubry

lepoint.fr (avec agence)

Royal à la traîne face à Delanoë et Aubry

La maire de Lille Martine Aubry est la personnalité la plus performante pour diriger le PS pour 43 % des sympathisants socialistes, selon un sondage OpinionWay publié jeudi 4 septembre 2008 © NOSSANT JEAN MICHEL/SIPA / JEAN LOUIS PRADELS / Petit Tesson / MAXPPP /


Peu après l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle et à moins d'un mois de la date limite du 23 septembre fixée pour le dépôt des motions, l'issue du congrès de Reims, qui se déroulera à la mi-novembre, reste incertaine. D'après un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI *, la personnalité la plus performante pour diriger le PS est Bertrand Delanoë. Le maire de Paris (58 %) devance Dominique Strauss-Kahn (49 %) et Martine Aubry (43 %). Puis viennent, largement distancés, Ségolène Royal (27 %), Pierre Moscovici (21 %) et François Hollande (17 %). Une tendance confirmée chez les sympathisants socialistes, qui accordent davantage de crédit pour le poste de président du PS à Delanoë et à Aubry (70 % d'opinions favorables) qu'à Royal (47 %).

Selon le même sondage, Bertrand Delanoë et Martine Aubry sont les deux socialistes à sortir renforcés de l'université d'été, à l'inverse de l'ex-candidate à la présidentielle, de François Hollande et de Laurent Fabius.

Enfin, interrogés sur leur choix pour l'élection présidentielle de 2012, les sondés estiment que Dominique Strauss-Kahn est le bon candidat socialiste pour la présidentielle 2012 (52 %), devant le maire de Paris (51 %), Martine Aubry (33 %), et la présidente de la région Poitou-Charentes (27 %).

*Ce sondage a été effectué les 3 et 4 septembre auprès d'un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française.
Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Le parti socialiste - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Vendredi 5 septembre 2008

Publié le 05/09/2008 à 07:11 - Modifié le 05/09/2008 à 16:15 Le Point.fr

Bataille pour le leadership à l'UMP

Par Clément Daniez

Bataille pour le leadership à l'UMP

L'UMP avec Patrick Devedjian et Christan Estrosi se réunit à Royan, les 5, 6 et 7 septembre © REVELLI / SIPA


Entre la fin des grandes vacances et les premières vendanges ont lieu, comme chaque année, les universités d'été des partis politiques. Il y a une semaine, le PS s'est retrouvé à La Rochelle. Ces 5, 6 et 7 septembre, l'UMP se réunit à Royan, à 70 kilomètres plus au sud, pour ce qu'elle veut être une "démonstration d'unité" à l'opposé des "divisions" des socialistes. Pourtant, si la scène et les acteurs changent, le principe reste le même : des ateliers de réflexion, la présence de personnalités politiques de premier plan et la poursuite des tractations de coulisses pour les postes à responsabilité.

Celui de président du Sénat, d'abord, que se disputent Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin. Avantage à ce dernier qui joue sur ses terres ce week-end. Royan est la plus importante station balnéaire de la région Poitou-Charentes, qu'il a dirigée de 1988 à 2002, et se trouve être le fief du secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau, un de ses proches, par ailleurs président du conseil général de Charente-Maritime. L'ancien Premier ministre saura certainement tirer parti de cet avantage géographique pour convaincre ses homologues du Sénat.

Le secrétariat général de l'UMP est l'autre poste convoité. Reproche est fait à Patrick Devedjian de n'avoir pas su alimenter le dialogue entre les courants et de n'avoir pas su dynamiser un parti qui s'est reposé sur les lauriers de sa victoire à la présidentielle et aux législatives, subissant une lourde défaite aux élections municipales de mars dernier. S'en était alors suivi la nomination de trois secrétaires généraux adjoints, les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Xavier Bertrand (qui mène un tour de France des fédérations UMP) puis celle du nouveau maire de Nice Christian Estrosi, qui ne ménageait pas, en mai dernier dans une interview au point.fr, la gestion de son secrétaire. Tous possibles successeurs à Patrick Devedjian alors que circule le nom du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, que Nicolas Sarkozy, véritable maître du jeu, espérerait voir occuper de plus amples responsabilités au sein du parti.

Avec François Fillon mais sans Sarkozy

Il y a moins de deux semaines, et à l'instar de leurs aînés, le renouvellement de l'équipe dirigeante des "Jeunes populaires" ne s'est pas fait dans la sérénité. Benjamin Lancar, l'étudiant à HEC de 23 ans qui dirigeait auparavant la section UMP Grandes Écoles, est leur nouveau président, en remplacement de Fabien de Sans-Nicolas. Démissionnaire du bureau national sortant, Coralie Dupoux, comme d'autres, avait cependant dénoncé des "magouilles" et des "pressions" venant de "ténors" de l'UMP pour imposer ce quasi-inconnu face à la liste de Mathieu Guillemin et Aurore Bergé. Ces derniers ont finalement rejoint l'équipe dirigeante. Royan sera l'occasion de voir si le calme règne à nouveau chez les juniors.

Deux mille d'entre eux doivent participer à ce "Campus", le nouveau nom donné à l'université d'été. De même pour les ateliers de réflexion, dont les intervenants sont presque exclusivement des ministres s'exprimant sur leurs domaines de compétence, baptisés pour faire plus jeune "chats" et "cybercafé". François Fillon prononcera, lui, le discours de clôture. Le grand absent du week-end sera finalement Nicolas Sarkozy, qui connaît bien Royan pour y avoir passé les vacances de sa jeunesse.
Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : U.M.P. - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Vendredi 5 septembre 2008

Soldats tués en Afghanistan : Hervé Morin dénonce des « rumeurs infondées »

vendredi 05.09.2008, 12:16 - LOUIS DIEU AVEC L'AFP OUEST France


Hervé Morin, ministre de la Défense, à la sortie du Palais de l'Elysée Hervé Morin, ministre de la Défense, à la sortie du Palais de l'Elysée

Après le photoreportage controversé de Paris Match mettant en scène des combattants talibans de l'embuscade du 18 août, le ministre de la Défense Hervé Morin déplore « les rumeurs infondées » sur cet accrochage qui a coûté la vie à 10 soldats français. Plus généralement, les autorités tiennent à ne pas trop s'étendre sur les circonstances exactes de l'embuscade.

« Nous avons des militaires qui mènent une opération difficile. J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte que nous menons contre le terrorisme, pour les droits de l'Homme et pour nos soldats et notre armée », a déclaré Hervé Morin sur Canal +. Justifiant la présence française en Afghanistan, le ministre de la Défense en a par ailleurs profité pour s'adresser « à celles et ceux qui colportent des rumeurs permanentes et ressassées », faisant indirectement allusion au reportage de Paris Match qui a causé une vive polémique.

Combats à l'arme blanche ?

Les « rumeurs » concernent en fait les circonstances exactes de la mort des 10 soldats français : deux quotidiens, Libération et Le Monde, ont fait état hier d'un ou plusieurs soldats français blessés ou tués à l'arme blanche lors de l'embuscade. Selon Libération, qui ne cite pas de source, « l'examen à l'Institut médico-légal » des corps des dix soldats tués « a révélé une blessure par arme blanche au niveau des reins de l'un d'entre eux ». « Quatre d'entre eux ont péri, selon deux sources militaires, la gorge tranchée au couteau », écrit pour sa part Le Monde daté de vendredi.

Le 28 août, le général Benoît Puga, ancien sous-chef « opérations » à l'état-major des armées et, depuis lundi, à la tête de la Direction du renseignement militaire (DRM), avait évoqué devant la presse « un combat rapproché » et une « imbrication avec les éléments talibans ».

Absence de rapport d'autopsie

En réponse à une mère s'étonnant vendredi dans le journal Le Parisien de ne pas avoir eu de rapport d'autopsie après la mort de son fils tué dans l'embuscade, Hervé Morin a expliqué qu'« il n'y a pas de rapport d'autopsie sans procédure judiciaire » et qu'il était « tout à fait prêt à aller la voir (...) pour lui dire les circonstances et les conditions dans lesquelles son fils est mort ».

Retour sur la polémique Paris Match

Le ministre de la Défense s'est aussi interrogé sur le bien-fondé de la médiatisation du commando taliban : « Est-ce qu'on doit faire la promotion d'hommes qui ont compris qu'on était dans l'ère de la communication? ». Le photoreportage Paris Match objet de la polémique dévoilait des insurgés afghans dans une pose triomphante. L'un des rebelles était revêtu d'un uniforme militaire français quasi complet. La montre de l'un des jeunes soldats tués était par ailleurs exhibée.

Coup de communication ou droit à l'information ? Le rédacteur en chef de Paris Match, Laurent Valdiguié, a pour sa part jugé « légitime » ce reportage. Par ailleurs, la photojournaliste Véronique de Viguerie, auteur des photos parues dans l'hebdomadaire, a justifié dans nos colonnes le reportage mené. « Je suis désolée d'avoir fait de la peine aux famille, mais s'était trop important. » « J'ai fait des reportages embedded des deux côtés. Jamais je n'ai vu un tel tapage. »

Derrière l'apparente volonté de transparence et la fermeté du ministère de la Défense, l'enjeu de fond reste aujourd'hui la nature de la présence française sur le théâtre d'opération Afghan.
Par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé - Publié dans : Gouvernement. - Communauté : La communauté des Gaullistes .
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Vendredi 5 septembre 2008
Devedjian: «Pas de remaniement de la direction de l'UMP»
Alors que s’ouvre l’université d’été de l’UMP, le secrétaire général du parti Patrick Devedjian, qu'on disait sur la sellette, assure avoir la confiance de Nicolas Sarkozy.
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : vendredi 5 septembre 2008
 
Unité et pas de guerre des chefs. Pour son université d’été, l’UMP veut jouer une autre partition qu’un PS en proie à ses tractations d’avant congrès. Devant les articles de presse affirmant qu'il est sur la sellette, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, a dû affirmer hier, à la veille de l’ouverture de l’université du parti, à Royan, qu’il n’y aurait «pas de remaniement de la direction de l’UMP dans les temps prochains», disant avoir «la garantie» de Nicolas Sarkozy.
A la question, «c’est votre garantie ou celle du chef de l’Etat?», Patrick Devedjian a répondu: «C’est celle du chef de l’Etat et c’est la mienne». «J’ai dit et le répète, que le jour où le président de la République me demanderait ma démission, il l’aurait dans les deux minutes qui suivraient», a-il-ajouté. Mais «j’ai la confiance du président de la République» et «je ne suis pas démissionnaire, ni maintenant, ni demain, ni dans les jours à venir», a-t-il ajouté.

Son départ prochain est régulièrement annoncé dans la presse depuis l’échec des municipales et cantonales. Il a qualifié de «rumeurs intéressées, fallacieuses et malicieuses» ces informations, précisant qu’il ne visait pas le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, dont le nom a été cité pour le remplacer. «Il a dit qu’il était à la disposition du président de la République, il a raison, moi aussi. Il n’a pas dit qu’il était prêt à prendre ma place, d’ailleurs elle n’est pas disponible», a insisté Patrick Devedjian.

Baisse du nombre de militants

Pour son université d’été, rebaptisée «campus», ce week-end à Royan, l’UMP veut faire une «démonstration d’unit黫divisions» du PS. Alors que la porte-parole, Chantal Brunel, évoquait lundi le «déballage d’ambitions personnelles» socialistes à La Rochelle, le secrétaire général Patrick Devedjian a assuré mercredi: «L’unité chez nous, est réelle, bien sûr», après avoir ironisé sur «les appétits» autour de son départ éventuel.

Mais si Devedjian veut jouer l’unité, des questions se posent néanmoins. Les multiples couacs au sein de la majorité ont montré que cette «unité» était loin d’être acquise, et côté militants, les adhésions marquent le pas depuis le début de l’année: l’UMP revendique aujourd’hui 210 000 adhérents, contre 370 000 fin 2007...
face aux
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Vendredi 5 septembre 2008

UMP: le cocktail Bertrand

Christophe Barbier

Un tiers, deux tiers. Telles sont, selon Xavier Bertrand, secrétaire général adjoint de l'UMP, les proportions à respecter, dans ses missions, par le parti sarkozyste. A savoir un tiers de défense de la politique menée par le gouvernement, deux tiers de travail en vue de formuler des propositions nouvelles.

Le ministre du travail considère qu'à trois ans et demi de la prochaine échéance présidentielle, il ne faut plus tarder à remettre le parti au travail pour ébaucher un programme en vue du deuxième quinquennat Sarkozy... Il est vrai que Patrick Devedjian, actuel patron de l'UMP très critiqué, remplit à peine le premier tiers et pas du tout le second... Et que Xavier Bertrand agiterait volontiers le shaker comme barman en chef...

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