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Ce premier versement fait suite à une décision du tribunal de Paris qui a ordonné en juillet l'exécution de la décision, après l'abandon de tout recours par le ministère de l'Economie.
"Le paiement est absolument inéluctable après cette décision du tribunal de Paris, qui prévoit la possibilité d'une exécution forcée. Juridiquement, Tapie peut envoyer les gendarmes au CDR", a expliqué un haut responsable public chargé de ce dossier, qui n'a pas souhaité être identifié.
Le CDR est une structure d'Etat constituée après la quasi-faillite du Crédit lyonnais au début des années 1990 et par lequel l'Etat règle ses litiges.
L'indemnisation record de 240 millions d'euros ordonnée par une instance arbitrale le 11 juillet répare les manoeuvres jugées déloyales du Crédit lyonnais lors de la vente en 1993 des parts d'Adidas en 1993 détenues par Bernard Tapie. Une somme de 45 millions s'y ajoute pour le "préjudice moral".
On sait aujourd'hui que la banque, par un montage off-shore, s'est vendue à elle-même ces parts pour 318 millions d'euros, avant de les céder en 1994 à l'homme d'affaires Robert-Louis Dreyfus pour 708 millions d'euros.
Les liquidateurs du groupe Tapie ne toucheront vendredi "que" 197 millions car le CDR a obtenu la déduction de la dette contractée par l'homme d'affaires auprès du Lyonnais - les prêts qu'il n'a jamais remboursés, a-t-on expliqué.
Les liquidateurs du groupe Tapie doivent régler avec cet argent le passif du groupe et restituer le solde des sommes à l'ancien homme d'affaires, ce qui peut prendre des mois, voire des années.
Le dossier est loin d'être refermé, puisque l'instance arbitrale doit encore se réunir à l'automne pour déterminer le montant des intérêts que toucheront les liquidateurs de Bernard Tapie sur la somme de 240 millions, ce qui peut ajouter une somme d'environ 100 millions à la facture.
Le CDR s'est aperçu qu'il ne pourrait faire valoir les intérêts sur ses propres créances envers le groupe Tapie, car les détails et documents nécessaires se sont égarés, a-t-on précisé de même source.
Cette victoire de l'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand fait débat.
La gauche et l'ancien candidat centriste à la présidentielle François Bayrou dénoncent l'abandon de la voie judiciaire pour la procédure d'arbitrage privé et estiment que Bernard Tapie - qui doit être entendu la semaine prochaine par la commission des finances de l'Assemblée nationale - a bénéficié de son soutien à Nicolas Sarkozy à la présidentielle.
Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser
Pas de trêve hier dans l’affaire Clavier. A Paris, à la sortie du Conseil des ministres, sur le perron de l’Elysée, Michèle Alliot-Marie a revendiqué la paternité de la mutation infligée lundi soir à Dominique Rossi, le Monsieur Sécurité de l’île : « Je suis en charge de la protection des Français et de leurs biens, à ce titre je suis en charge de choisir la personne qu’il faut, à l’endroit où il faut et au moment où il faut.
Le Parisien
Jean-Pierre Voillot, le jeudi 4 septembre 2008 à 04:00
Selon l’homme à la tête de TF1, remplaçant Etienne Mougeotte depuis seize mois, l’époque où un journaliste pouvait, sans être sanctionné par son employeur, réaliser un faux entretien ou se voir offrir des cadeaux par des hommes politiques est « révolue ». Le propos désigne, bien sûr, PPDA et sonne comme une explication de sa récente éviction du journal. Les quelques affaires pour lesquelles le présentateur avait été condamné en 1996 n’avaient jusqu’ici choqué aucun des précédents patrons de la chaîne privée.
Désigné comme un homme de rupture, Nonce Paolini joint ici le geste à la parole. Il fustige le présentateur qui a si longtemps emporté les suffrages des téléspectateurs sans être inquiété pour ses maladresses passées. Nonce Paolini accuse même l’ancien présentateur de mentir sur ses horaires. « (Il a) raconté partout qu’il travaillait douze heures par jour dans la rédaction et tout le monde sait que c’est faux ! » Une vendetta menée avec vigueur…
Edition France Soir du jeudi 4 septembre 2008 n°19893 page 28