Nicolas Sarkozy réunit à l'Elysée, mardi 30 septembre à 10h30, les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises afin de faire le point sur la situation en pleine crise financière internationale.
Seront présents le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde et le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer.
Cette réunion de travail est destinée à "passer en revue la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises", a annoncé lundi la présidence de la République. 
Dans le même temps, le chef de l'Etat a indiqué qu'une réunion de préparation d'un sommet pour la "refondation du système financier international" allait se tenir à Paris avec les quatre Européens du G8, Jose Manuel Barroso (UE), Jean-Claude Juncker (Eurogroupe) et Jean-Claude Trichet (BCE).

Nationalisation partielle de Fortis

La crise financière, qui sévit particulièrement depuis deux semaines, a vu lundi la nationalisation partielle du bancassureur belgo-néerlandais Fortis.
Les autorités belges se sont par ailleurs déclarées prêtes à apporter leur aide à la banque franco-belge Dexia en cas de besoin, alors que la ministre Christine Lagarde a fait savoir lundi que la Caisse des dépôts "prendra ses responsabilités en tant qu'actionnaire" de Dexia.
Le gouvernement britannique a par ailleurs nationalisé lundi la banque en difficulté Bradford & Bingley et des médias ont affirmé que la banque allemande Hypo Real Estate, spécialisée dans le financement immobilier, se trouvait elle aussi en sérieuse difficulté.
Plusieurs membres du gouvernement français ont répété ces derniers jours que le système bancaire français était "sain" et relativement protégé des risques de répercussion de la crise. 

"L'Etat garantira la sécurité du système bancaire"

Lors de son discours à Toulon jeudi, Nicolas Sarkozy s'était engagé à ce que l'Etat garantisse "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français en cas de menace. "C'est un engagement solennel que je prends ce soir. Quoi qu'il arrive, l'Etat garantira la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français", avait déclaré le président. "Si elles (les banques) devaient êtres mises en difficulté par la spéculation, je n'accepterais pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révèlerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements".
Le chef de l'Etat s'était également engagé à ce que l'Etat intervienne "si les difficultés actuelles devaient entraîner une restriction du crédit qui priverait les Français et les entreprises, en particulier les PME, des moyens de financer leurs investissements ou d'assurer leur trésorerie".