Jeudi 8 mai 2008

jeudi 8 mai - 17:57:22

Nicolas Sarkozy aux Angles (84), avant-hier.
© REUTERS

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Sarkozy sème (encore) le trouble à l’UMP

France Info - 16:59



La polémique enfle après les propos tenus en privé, hier, par le chef de l’Etat auprès de 262 députés de la majorité. Certains parlementaires de droite déplorent des "attaques" contre Jacques Chirac, que Roger Karoutchi dément. Par ailleurs, certains titres de presse également vilipendés hier par le Président ont eux aussi réagi aujourd’hui.

Il serait après tout normal, voire sain pour la démocratie, qu’un parti dominant comme l’UMP connaisse des divisions, des dissensions, un partage de la pensée. Mais il faut reconnaître que Nicolas Sarkozy, volontairement ou pas, a permis à plusieurs reprises que se creuse un peu davantage le fossé entre tenants d’une ligne "gaullisto-chiraquienne" et les soutiens de l’actuel chef de l’Etat.

Hier, lors d’un exercice de "recadrage et remobilisation" en compagnie de 262 députés du parti de la majorité, Nicolas Sarkozy s’en est pris à ses prédécesseurs, Jacques Chirac et François Miterrand (voir notre article).
Dès hier soir, le député villepiniste Jean-Pierre Grand avait dénoncé un "réquisitoire" contre Chirac, sur France Info : "rappeler qu’il avait été élu dès la première fois et que Jacques Chirac avait été élu bout de vingt ans, on n’a pas trouvé ça de la plus grande élégance".

Aujourd’hui, l’entourage du chef de l’Etat a tenu à rapidement étouffer la controverse, le principal intéressé effectuant les déplacements de commémoration du 8 mai 1945. Le fidèle Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a démenti toute "attaque" ou "critique" à l’encontre des anciens présidents.

Au cours de la même réunion, Nicolas Sarkozy avait également critiqué une partie de la presse, à qui il reprochait notamment de ne pas avoir suffisamment évoqué la condamnation récente de Ségolène Royal, dans l’affaire de ses ex-collaboratrices. "Le Parisien" a qualifié "d’infondés" ce matin ces propos, ainsi que d’autres attribués aux Président selon lesquels "L’Express", "Marianne", l’AFP et le "Journal du Dimanche" voudraient "s’attribuer la fonction d’opposition".

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République. communauté : La communauté des Gaullistes .
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Jeudi 8 mai 2008

Les chiraquiens et les socialistes s'émeuvent des attaques de Sarkozy

Les députés chiraquiens de l'UMP se sont émus jeudi des attaques exprimées selon eux la veille par Nicolas Sarkozy contre l'ancien président, alors que les socialistes dénonçaient les critiques contre la presse, accusée de ne pas avoir suffisamment évoqué la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses assistantes parlementaires.

Le chef de l'Etat a reçu mercredi à l'Elysée 262 députés UMP, un an après son élection.

Le soir même, le député villepiniste Jean-Pierre Grand dénonçait un "réquisitoire" de Nicolas Sarkozy contre Jacques Chirac. "Rappeler qu'il avait été élu dès la première fois et que Jacques Chirac avait été élu bout de vingt ans, on n'a pas trouvé ça de la plus grande élégance", a-t-il déploré sur France-Info. L'action de l'ancien président, "il l'a tournée en dérision et ça c'est pénible, c'est pénible".

"Nicolas Sarkozy a envoyé des piques à ses prédécesseurs qui n'étaient pas utiles. Pour faire en sorte qu'on pense du bien de vous, il n'est pas indispensable de dire du mal des autres", a déploré quant à lui le député UMP de la Drôme Hervé Mariton, interrogé jeudi sur Canal+.

"Nicolas Sarkozy a souligné combien Jacques Chirac ou d'autres de ses prédécesseurs avaient parfois eu des majorités un peu 'ric-rac'. Il l'a dit sur (le général) de Gaulle" au sujet des législatives de 1967, a-t-il précisé.

Des accusations contestées par le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi. Il s'est "étonné" jeudi sur RTL "de l'interprétation qui est faite des propos" du chef de l'Etat. "Il n'y a pas eu du tout -et je conteste cette analyse- d'attaques ou de critiques ni contre la personne de François Mitterrand, ni la personne de Jacques Chirac", a-t-il affirmé.

Selon lui, Nicolas Sarkozy a simplement voulu expliquer qu'il ne fallait pas mener "une réforme après l'autre: lui dit 'c'est ce qui a été fait par mes prédécesseurs et ça n'a pas marché'". Mais "il n'y a eu ni critiques ni attaques contre qui que ce soit", a-t-il insisté.

Dans son édition datée de jeudi, "Le Parisien-Aujourd'hui en France" dénonce par ailleurs les attaques contre la presse auxquelles se serait livré le chef de l'Etat lors de cette réunion, des "propos parfaitement infondés" selon le quotidien. Le chef de l'Etat aurait accusé la presse de ne pas avoir donné assez d'écho à la condamnation de Ségolène Royal en avril par la cour d'appel de Rennes à régler plusieurs mois de salaires impayés à deux anciennes attachées parlementaires. Nicolas Sarkozy aurait également mis en cause "L'Express", "Marianne", l'AFP et le "Journal du Dimanche".

Dans un communiqué, le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray dénonce "une dérive préoccupante". "On n'attend pas d'un chef d'Etat qu'il réduise son discours et son analyse politique à une chicaya de basse-cour contre son prédécesseur et contre son adversaire à la dernière élection, ni qu'il se livre à une série d'accusations destabilisatrices à l'égard de la presse de son pays, dont il a pourtant usé et abusé quand cela l'arrangeait".

Ségolène Royal a également décidé de contre-attaquer, en portant plainte contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait accusé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Mme Royal de "délinquance sociale" le 14 avril. "Ces qualificatifs sont diffamatoires et utilisés avec l'évidente intention de nuire. Le doyen des juges d'instruction sera saisi dans les jours qui viennent d'une plainte avec constitution de partie civile", a annoncé jeudi son avocat Me Jean-Pierre Mignard dans un communiqué.

"Il est manifeste, après les propos du président de la République, qu'il s'agit d'une communication coordonnée et hostile", a-t-il dit à l'AP. Sur le fond de l'affaire, "les anciennes assistantes vont être réglées intégralement", mais "nous allons former un nouveau pourvoi en cassation", a-t-il affirmé. Les partisans de M. Sarkozy "font dire aux juges ce qu'ils n'ont pas dit". Dès lors, "nous allons redonner la parole aux juges". AP

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République. communauté : La communauté des Gaullistes .
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Jeudi 8 mai 2008

Face à l'UMP, Sarkozy se réclame de ses prédécesseurs

Judith Waintraub
07/05/2008 | Mise à jour : 20:48 |
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Nicolas Sarkozy s'est efforcé, mercredi devant quelque 260 députés UMP, de balayer les «mécontentements» dont il s'est dit conscient.
Nicolas Sarkozy s'est efforcé, mercredi devant quelque 260 députés UMP, de balayer les «mécontentements» dont il s'est dit conscient. Crédits photo : Le Figaro

Le chef de l'État a justifié sa «stratégie du mouvement», mercredi, devant les députés UMP.

À l'origine, l'idée était de Jean-François Copé. Le président des députés UMP voulait que Nicolas Sarkozy les reçoive pour «un échange franc et direct». Question franchise, les quelque 260 élus qui se sont retrouvés mercredi dans la salle des fêtes de l'Élysée ont été servis. Leur hôte s'est comparé à de Gaulle, Mitterrand et Chirac pour se consoler de son impopularité dans l'opinion et tenter de balayer les «mécontentements» dont il s'est dit conscient dans sa majorité.

Le rappel historique version Sarkozy a provoqué de l'irritation dans l'auditoire. Le président s'y est livré pour démontrer qu'il avait, somme toute, mis peu de temps à faire triompher ses idées, et qu'il n'avait pas à se plaindre de ses résultats électoraux. Contrairement au général de Gaulle, «vainqueur à une voix de majorité aux législatives de 1967», à François Mitterrand et à sa longue quête du pouvoir, et «à Jacques Chirac qui a mis 21 ans à se faire élire». Cette dernière allusion a fâché les chiraco-villepinistes, d'autant que le chef de l'État est revenu plusieurs fois sur le bilan de son prédécesseur au cours de son intervention, en termes peu amènes.

«La politique me sort par tous les pores de la peau !»

De retour à l'Assemblée, Jean-Pierre Grand a même affirmé que Nicolas Sarkozy avait «tapé sur Chirac en l'accusant d'avoir mal gouverné la France». «Il a seulement dit que Chirac n'avait pas beaucoup réformé», corrige Hervé Mariton, autre ex-villepiniste, tout en s'interrogeant sur la «nécessité» de ces «piques». Les proches de l'ancien premier ministre n'ont pas apprécié, non plus, que le président «éprouve le besoin de revenir sur l'affaire Clearstream».

Sarkozy l'a évoquée au détour d'une phrase, en conclusion de son échange avec ses invités, pour les persuader qu'il n'avait «de haine pour personne» dans sa «famille». «Si j'ai fait ce que j'ai fait dans cette affaire, a-t-il assuré, c'est pour éviter que cela se reproduise.»«La politique me sort par tous les pores de la peau !», a-t-il aussi ajouté, peut-être pour atténuer l'impression d'avoir voulu régler leur compte à ses détracteurs.

C'est pourtant ce qu'il a fait pendant presque une heure, en se félicitant de n'avoir pas écouté pendant la campagne les conseils de prudence venus de son propre camp. Il a estimé avoir eu raison de ne pas sonder son équipe sur la «rupture» «comme ça, on n'était pas les sortants» , sur sa stratégie de «mouvement» ou, encore, sur l'«identité nationale». Poursuivant la démonstration, il a ironisé à l'intention de ceux qui «lui déconseillaient de changer la date des municipales». «C'était beaucoup d'autojustification», estime un participant.

Mais l'exercice n'était pas gratuit. Nicolas Sarkozy est revenu sur ce qu'il considère comme des erreurs passées de son camp pour mieux récuser les critiques actuelles de ses détracteurs. Il tient par-dessus tout au rythme et à la simultanéité des réformes, ce qu'il appelle «rester en mouvement», pour anéantir l'adversaire. «Ja­mais un gouvernement n'a autant réformé», s'est-il encore une fois vanté, en ajoutant, cette fois à l'adresse de son premier ministre : «Moi, je parle de 55 réformes, François en compte beaucoup plus, ce qui prouve que le moins modeste des deux n'est pas forcément celui qu'on croit !»   le figaro.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République. communauté : La communauté des Gaullistes .
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