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Le parti socialiste

Royal veut être "prête" en cas de désignation comme candidate en 2007

 - Ségolène Royal, la personnalité de gauche la plus populaire selon les sondages, a indiqué mercredi "travailler beaucoup" pour être "prête" en cas de désignation par les militants socialistes pour l'élection présidentielle de 2007.

"Je travaille beaucoup. Si le moment arrive, je veux être prête et je ne veux pas décevoir", a déclaré sur France 2 la présidente de la région Poitou-Charentes.

 

Elle a confié être "un peu" étonnée de sa popularité. Pour autant, elle a indiqué "avoir beaucoup d'expérience politique" et "savoir que les sondages ne font pas une élection".

 

Mme Royal, également députée des Deux-Sèvres, a indiqué que "de plus en plus de personnes (la) rejoignent pour (l)'aider à travailler". "Je suis dans une phase d'écoute", a-t-elle dit.

 

Ségolène Royal a répondu à ceux qui lui avaient reproché son soutien au Premier ministre britannique Tony Blair: "Je suis socialiste, a-t-elle dit. En même temps, je pense que le moment est venu, dans un monde très complexe, de regarder ce qui se passe autour de nous pour voir ce qui marche".

 

"Tout ce que fait Tony Blair n'est pas bien, tout n'est pas à reprendre", a-t-elle toutefois ajouté.

 

Les militants socialistes désigneront en novembre leur candidat à l'Elysée. Plusieurs personnalités sont déjà en lice: Laurent Fabius, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn. François Hollande, Lionel Jospin, Ségolène Royal sont aussi cités parmi les présidentiables.

 

Selon un sondage BVA pour l'Express, rendu public mardi, Ségolène Royal ferait un meilleur président de la République que l'ancien Premier ministre Lionel Jospin pour 47% des Français.

 

29% des sondés considèrent en revanche que M. Jospin serait un meilleur chef de l'Etat que Mme Royal, tandis que 24% ne se prononcent pas.

 

La présidente de la région Poitou-Charentes l'emporte aussi bien chez les sympathisants de droite (49% contre 25% pour M. Jospin) que chez ceux de gauche (53% contre 35%).

 

Mme Royal est également en tête chez les sympathisants du PS mais avec une avance bien moindre: 49% contre 42%.

 

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 février auprès d'un échantillon national de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

 source yahoo info.
PRESIDENTIELLE  

2007 : Jospin parlera
à l'automne


NOUVELOBS.COM |
Affirmant qu'il "décourage plus qu'il n'encourage" ses amis qui mènent campagne pour lui, l'ancien Premier ministre a dit qu'il parlerait à l'automne.

  Lionel Jospin (AP)
Lionel Jospin (AP)
 
L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a réaffirmé dans un entretien au Télégramme de Brest qu'il s'exprimerait à l'automne sur le choix du candidat PS à la présidentielle de 2007, ajoutant qu'il "décourage plus qu'il n'encourage" ses amis qui mènent campagne en sa faveur.
Interrogé sur les efforts en sa faveur de Daniel Vaillant, Bertrand Delanoë et Claude Allègre, il a répondu: "Je crois à la liberté de chacun et je la respecte, mais je ne laisserai jamais s'organiser un jeu".
"Ces personnes que vous citez sont des amis, c'est sans doute pourquoi ils disent sur moi des choses positives. Je peux vous garantir, en tout cas, que dans ce domaine je décourage
plus que je n'encourage", a-t-il ajouté.

Villepin "paie le prix de la fin du chiraquisme" selon Hollande

 - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, explique la baisse de popularité de Dominique de Villepin dans les sondages par le fait qu'il "paie le prix de la fin du chiraquisme" dont "toute la droite est comptable".

"Profitant de l'impopularité record de son prédécesseur", Jean-Pierre Raffarin, M. de Villepin "a multiplié les annonces et promesses qui ont pu créer l'illusion", explique M. Hollande dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche.

Mais, selon le numéro un socialiste, M. de Villepin "fait la même politique, avec hélas les mêmes résultats": "creusement des inégalités et affaiblissements de la France".

Dans un sondage IFOP-JDD, le Premier ministre enregistre une baisse de 9 points de popularité entre janvier et février, à 43% d'opinions favorables.

"En huit mois", depuis l'arrivée de M. de Villepin à Matignon, "notre pays a connu une crise majeure dans les banlieues, une contestation rampante des jeunes sur le sort qu'on veut leur réserver et un fiasco sans précédent sur le plan international avec la folle équipée du Clemenceau", poursuit le premier secrétaire du PS.

"Villepin paie le prix de la fin du chiraquisme mais c'est toute la droite qui est comptable de son bilan, et le ministre de l'Intérieur-président de l'UMP plus qu'aucun autre. Nul besoin d'imaginer comme l'a fait Sarkozy +la France d'après+, la France d'aujourd'hui suffit à convaincre du bien-fondé d'une alternance à gauche", affirme M. Hollande.

info source yahoo.
Des enfants de harkis réclament la démission de Frêche


Une dizaine d'enfants de harkis se sont rendus vendredi matin au siège du Parti socialiste pour exiger l'éviction des instances nationales de Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, qui avait tenu des propos contre les harkis. La délégation a été reçue par le directeur adjoint du cabinet de François Hollande, premier secrétaire du PS, a-t-on indiqué au Parti socialiste. Goerges Frêche  est membre du bureau national du Parti socialiste. Le Collectif l'accuse d'avoir porté atteinte à "la dignité et à  l'intégrité humaine par l'expression d'injure raciale à caractère hitlérien" et s'est étonné du "silence assourdissant" du PS sur ce sujet. Lors d'une cérémonie samedi dernier à Montpellier, en hommage à un ancien  porte-parole de la communauté pied-noir assassiné en 1993 dans cette ville, M.  Frêche avait apostrophé des harkis présents en déclarant : "ils (les gaullistes,  ndlr) ont massacré les vôtres en Algérie et encore vous allez leur lécher les  bottes! Mais vous n'avez rien du tout, vous êtes des sous-hommes, vous n'avez  aucun honneur!". Deux jours plus tard M. Frêche avait demandé pardon, affirmant qu'il avait  "blessé par maladresse".

source tf1
Ségolène Royal (PS) lance son blog et "veut écouter pour agir juste"

 - Ségolène Royal, candidate socialiste préférée des Français pour la présidentielle de 2007 selon les sondages, a lancé jeudi son blog sur Internet, Désirs d'Avenir, avec comme but: "écouter, pour agir juste".

"Ecouter pour agir juste: telle est la raison pour laquelle j'ouvre ce forum", affirme dans ce blog la présidente de la Région Poitou-Charentes.

 

"Dans un monde de plus en plus complexe, mais aussi informé, chacun détient une part de vérité", estime-t-elle.

 

Partant de son "expérience de démocratie participative" en région Poitou-Charentes, Mme Royal affirme avoir "acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des experts légitimes de la question posée".

 

Elle précise que "les débats sont ouverts sur son forum pendant une première séquence de temps" à l'issue de laquelle "une synthèse des échanges est faite". "Les idées qui en résultent et qui me paraissent réalisables sont alors affichées sur le site afin que vos prises de position soient fructueuses", promet-elle.

 

Parmi les thèmes de débats ouverts sur son site (www.desirsdavenir.org/) figurent "le travail entre souplesse et sécurité" et la question de "la prison", alors qu'un rapport du Conseil de l'Europe vient d'épingler la France pour les entorses aux droits de l'Homme dans ses prisons.

 

La députée des Deux-Sèvres, qui ne s'est pas portée officiellement candidate à l'investiture PS pour la présidentielle, caracole toujours en tête des sondages.

 

Selon le baromètre TNS-Sofrès à paraître samedi dans Le Figaro-Magazine, elle devance Nicolas Sarkozy (UMP) dans le classement des personnalités que les Français souhaiteraient voir se présenter à la présidentielle de 2007.

 

 INFO YAHOO.

François Mitterrand était-il socialiste ?

Michel Winock, professeur à l’Institut d’Études Politiques de Paris


Du jeune homme de droite au candidat à la présidence appelant à « changer la vie », le parcours politique de Mitterrand : celui d’un homme qui voulait prendre le pouvoir.

« Je ne suis pas né à gauche, encore moins socialiste. Il faudra beaucoup d’indulgence aux docteurs de la loi marxiste, dont ce n’est pas le péché mignon, pour me le pardonner. » De fait, François Mitterrand a d’abord été un homme de droite.
Jeune homme, il a été séduit par les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque, puis membre de l’organisation de jeunesse de cette ligue de la droite extrême. Prisonnier de guerre, évadé de son stalag, il a rallié le régime de Vichy, a été décoré de la francisque, avant d’entrer dans la Résistance dans le courant de 1943. Il fut successivement un vrai vichyste et un vrai résistant.

Un républicain antigaulliste

A la Libération, son ambition politique est avérée ; son choix politique l’est moins. Il n’adhère à aucune des grandes formations de l’après-guerre (PCF, SFIO, MRP) et trouvera ses aises dans la petite formation charnière de l’UDSR (Union démocratique et socialiste de la Résistance). Sa philosophie politique est moins évidente que sa volonté d’arriver.
Ministre des Anciens Combattants en 1947, il obtient ensuite une longue série de portefeuilles jusqu’en 1957. Ce pilier de la IVe République est devenu républicain affirmé. Sa lutte contre les communistes et son antigaullisme sont une constante. François Mitterrand s’affirme alors comme une des promesses de la gauche. C’est ce républicanisme, doublé d’antigaullisme ancien, qui motive sa résistance au coup de force du 13 mai 1958 en Algérie. Il se positionne avantageusement pour prendre un jour la relève : il devient ou deviendra celui qui a dit non, le contempteur du pouvoir personnel, le contre-procureur de la république.
Lorsqu’il se présente à l’élection présidentielle en 1965, il ne se déclare pas encore « socialiste ». Deux facteurs principaux vont l’y conduire. Le premier est l’impératif stratégique : la conquête du pouvoir, juge très vite François Mitterrand, passe par l’union de la gauche. L’alliance avec le PCF suppose cependant de redonner à la gauche non communiste une force et une unité qui lui font gravement défaut : c’est ce à quoi Mitterrand est décidé à travailler au sein d’un petit rassemblement de clubs de gauche, la Convention des institutions républicaines, qui prend l’initiative de former la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) en septembre 1965. Les élections de 1967 confirment le bon choix de l’alliance communiste : par le jeu des désistements au second tour, la gauche manque d’un rien de l’emporter.
Deuxième facteur : le gauchisme, qui surgit sur la scène politique avec le mouvement de Mai-68, relance, pour quelques années, le socialisme de doctrine. Le mouvement de Mai-68 inspire à François Mitterrand une volonté de joindre le choix stratégique (l’union de la gauche) avec l’idéologie socialiste. La SFIO s’était déconsidérée par ses alliances avec la droite : pour refonder la gauche sur une base de gauche, il fallait renouer avec les grands ancêtres.
Dans ce contexte idéologique, largement nourri par les intellectuels de gauche, François Mitterrand ne fait pas figure de maximaliste. Il adopte l’idée de socialisme, mais d’un « socialisme du possible ». Il ne professe pas encore la lutte des classes, mais il affirme la nécessaire libération de l’homme de « l’exploitation économique ». Il ne se proclame pas « révolutionnaire », mais « réformiste ». Passage progressif au socialisme, mais non rupture brutale.
Remarquable est l’absence de toute considération pour le modèle social-démocrate. François Mitterrand renoue avec une tradition bien ancrée du « socialisme à la française ». Et d’affirmer, en 1970 : « Je veux, et mes amis de la Convention avec moi, une “stratégie globale de rupture” avec la société capitaliste. »

Il chante « L’internationale »

Convaincu de la nécessité d’un grand parti pouvant équilibrer, voire dominer, à gauche, le Parti communiste, François Mitterrand engage ses amis de la Convention des institutions républicaines à adhérer au nouveau parti socialiste refondé en 1969. Aussitôt entré au PS, il en devient le premier secrétaire lors du congrès d’Épinay en 1971. Il se donne des airs à la Léon Blum, en se couvrant le chef d’un chapeau à larges bords et en entourant son cou d’une écharpe rouge.
C’est en leader socialiste qu’il entame les négociations d’union avec le Parti -communiste, aboutissant à la signature d’un programme commun de gouvernement en septembre 1972. François Mitterrand n’hésite plus, en fin de réunion, à entonner avec ses camarades, et selon le rite établi, « L’Internationale ».
Malgré l’échec aux élections de 1978, Mitterrand, loin d’opérer un repli stratégique, réaffirme sa fidélité au programme. Au congrès de Metz en 1979, une nouvelle fois, c’est sur une ligne théorique de gauche, selon « l’esprit d’Épinay », qu’il va solidariser autour de lui la majorité des congressistes : à ses yeux, le seul moyen de rivaliser avec le Parti communiste est, pour l’élection présidentielle, de gagner son ralliement au second tour. A cette date, il est devenu le gardien du vieux temple socialiste. Le 10 mai 1981, la stratégie de François Mitterrand se révèle gagnante : il devient le premier président de gauche de la Ve République.
(D’après M.W., L’Histoire n° 253, pp. 34-41.)


 

source internet
 
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