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Aux Compagnons.



COMPAGNONS N'OUBLIONS PAS LES MENSONGES .
IL a "Trahi" les Valeurs du GAULLISME.

Nicolas Sarkozy à Versailles, entre 400.000 et 600.000 euros.

Point de vue Gaulliste.

COMPAGNONS

Dominique de Villepin lance son club politique, Villepin.fr


Samedi 20 juin 2009

"L'ouverture est suicidaire pour la droite"

Claude Goasguen. Alors que les noms de nouvelles personnalités de gauche circulent.

Josée Pochat, le 04-06-2009  
Le député UMP estime que Nicolas Sarkozy joue avec le feu en poursuivant l’ouverture et prend le risque, énorme, de troubler son électorat.

Dans les jours qui suivront le scrutin européen, le remaniement annoncé, notamment pour remplacer Rachida Dati et Michel Barnier, devrait à nouveau être placé sous le signe de l’ouverture, chère au président. Qu’en pensez-vous? L’ouverture est devenue un slogan. C’est à mon sens un mauvais slogan. Électoralement, si l’UMP réalise un score convenable, c’est que notre base électorale, solide, est à droite.Il ne faut surtout pas la décourager,ni avant ni après les élections. À force de prôner l’ouverture à gauche, Nicolas Sarkozy va finir par avoir des difficultés avec son électorat et par ébranler la majorité présidentielle. Le président de la République joue avec le feu.

 

Quels sont, selon vous, les risques de l’ouverture? Cette pratique de l’ouverture est, au fond, proche de la stratégie de François Bayrou. Quand Bayrou annonce son intention de pratiquer l’ouverture tous azimuts et de s’entourer de mercenaires quelles que soient leurs origines, il est cohérent avec ce qu’il a toujours dit, tout au long de la campagne présidentielle.Mais populariser le même thème à l’UMP, c’est aller au-devant de difficultés pour combattre Bayrou dans les mois qui viennent. Il aura beau jeu de d i r e : “Finalement, vous avez fait ce que je proposais”.Je suis persuadé que Bayrou sera notre adversaire le plus difficile dans les années qui viennent et je ne souhaite pas que nous nous retrouvions dans un combat “ouverture contre ouverture”. Là, l’électorat de droite aurait des raisons de se poser quelques questions.

Pourtant Nicolas Sarkozy n’est pas le premier à pratiquer l’ouverture… Il faut bien distinguer les ouvertures.Maintenant, c’est devenu une espèce de “sésame ouvre-toi”, de caverne d’Ali Baba.Effectivement,les prédécesseurs de Sarkozy avaient procédé à des ouvertures classiques,avec les ralliés de la dernière heure, comme Mitterrand avec Durieux,ou encore Giscard.Cette vision classique de l’ouverture s’incarne avec Éric Besson et Jean-Marie Bockel.Sans faire illusion,cela permet de donner une petite coloration politique. Admettons.Mais on voit maintenant une nouvelle forme d’ouverture, vers ceux qui sont présumés nous apporter leurs “valeurs” et leurs “compétences”. Dans cette catégorie, nous avons Claude Allègre, Hubert Védrine et Jack Lang, qui a même eu l’audace d’appeler son livre,qui vient de sortir, Demain comme hier. Tout un programme! C’est ce que j’appelle l’ouverture “mercenaire”. Cela signifie qu’en réalité la personne consent à s’engager sur un programme qui reste le sien et qu’elle participe au gouvernement Considérez-vous que ce soit la cause de situations préjudiciables? Évidemment. On l’a vu récemment encore, quand certains ministres – Bernard Kouchner, Fadela Amara,Martin Hirsch – ont eu l’audace de déclarer qu’au fond ils ne diront pas pour qui ils voteront aux européennes. Soi-disant parce que le vote est quelque chose de personnel. Alors que Michel Barnier, tête de liste en Île-de-France, est leur collègue au gouvernement! On pourrait tout de même imaginer que la liste UMP et Nouveau Centre reflète l’opinion du gouvernement dont ils font partie. Édouard Balladur vient d’ailleurs de le dénoncer et je partage totalement son avis. C’est, je crois, tout à fait contraire à l’esprit de la Ve République. Il s’agit d’une pratique qui pourrait s’adapter à un régime présidentiel. Le président s’entoure de qui il veut dans son cabinet, mais, dans un régime présidentiel, il n’y a pas de responsabilité politique devant l’Assemblée. Ce n’est pas le cas de notre système parlementaire. On peut comprendre que les députés soient embarrassés de se trouver face à des ministres qu’ils doivent soutenir mais qui ne sont pas favorables aux idées de la majorité et sont proches de leurs adversaires politiques. Ce “mercenariat” finit par être dangereux pour les institutions et pose par ailleurs un problème de cohérence gouvernementale.

Quelles sont, à vos yeux, les conséquences de l’ouverture ? Cela laisse entendre que les “valeurs” sont à gauche.La droite est-elle donc composée d’un rassemblement d’attardés pour que nous allions chercher de vieilles figures défraîchies du mitterrandisme pour former les équipes gouvernementales ? Claude Allègre s’est révélé être un très mauvais ministre et s’est mis à dos l’ensemble du corps enseignant.Ou encore Bernard Kouchner,qui apparaît comme la plus contestable des personnalités d’ouverture. Jouant sur son image humanitaire, il ne parvient pas pour autant à gouverner son ministère. Le Quai d’Orsay a repris les rênes. Désormais, on voit réapparaître les fameux communiqués du Quai, on entend le porte-parole du Quai, alors que le ministre ne parle plus. C’est la limite d’une bonne image initiale lorsqu’elle est confrontée à la réalité du pouvoir. On ne gouverne pas avec des images. C’est dommageable pour la politique de ce pays et, de plus, électoralement, cela brouille les cartes. Je ne crois pas une seule seconde que ces débauchages aient le moindre impact.

Certains disent néanmoins que l’ouverture a affaibli les socialistes… Un coup génial contre le PS ? Je n’y crois pas. On les aide à faire le ménage en les débarrassant du vieil héritage mitterrandiste. Lang,Attali, Allègre viennent finir leur carrière aux côtés de Sarkozy. En réalité,ce ne sont pas les forces vives du PS qui ont rejoint notre camp.De plus, quand on regarde bien, ce ne sont pas des personnalités fortement implantées localement.Les grands élus socialistes, comme des présidents de conseil général, ne nous ont jamais ralliés. Je suis persuadé que le bénéfice électoral de ces transfuges est nul et pourrait même se révéler négatif. Enfin, les socialistes n’ont pas besoin de notre aide pour s’entre-déchirer.

Négatif de quelle façon ? Nicolas Sarkozy doit conserver l’image qui a fait son succès. La droite est clairement le socle sur lequel il a été élu. Il a réussi, par son volontarisme, par son dynamisme, à récupérer les voix du Front national et à progressivement fédérer l’ensemble d’un électorat de droite en déshérence. Ce que personne n’avait réussi à faire ces quinze dernières années. Enfin, la droite est réunifiée. Il faut en profiter pour reconstruire le pays.L’ouverture est une solution factice et superficielle, qui pollue les esprits. Nicolas Sarkozy prend un risque, énorme, de mécontenter son électorat, encore fidèle aujourd’hui, mais qui ne comprendra pas éternellement que l’on mette en avant les valeurs portées par des personnalités de gauche. Jusqu’ici, la capacité personnelle de Sarkozy a réussi à faire passer la pilule. Ce ne sera peut-être pas éternel.

Comment expliquez-vous cet engouement pour des personnalités de gauche? Je crois que l’on vit encore avec cette vieille idée, ce vieux complexe de la droite française, qui consiste à croire que l’intelligence est à gauche et qui minimise nos propres valeurs. Ce qui est d’autant plus incroyable,quand on voit le niveau pathétique du débat à gauche.Le débat socialiste est sclérosé. Le bilan de la gauche, dans ce pays, est accablant: ce sont les nationalisations, l’endettement, les 35 heures… Les socialistes n’ont pas su faire profiter le pays de la croissance des dernières années. Ils ont d’ailleurs été sanctionnés par les électeurs.

On en arrive à maltraiter nos amis, tout en regardant les personnalités de l’ouverture avec les yeux de Chimène. Jean-François Copé, par exemple, comme président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, est très régulièrement critiqué par l’Élysée. Il a su pourtant arrimer le groupe parlementaire, qui aurait pu ruer dans les brancards,tout en lui offrant un espace d’autonomie et d’expression. Copé joue un rôle majeur et me paraît indispensable à l’équilibre de la majorité actuelle. Il est sûrement le meilleur soutien de Nicolas Sarkozy, et c’est pourtant l’un de ceux que l’on critique le plus. C’est une erreur.

Et l’arrivée du socialiste parisien Christophe Girard, que la rumeur annonce à la Culture dans le prochain gouvernement? (Dans un éclat de rire.) Alors ça, je n’arrive pas à y croire, même si je ne remets pas en cause ses compétences. Comment imaginer que,pour mener la politique culturelle de la France,on en soit réduit à devoir débaucher l’adjoint à la culture de Bertrand Delanoë? C’est à désespérer la majorité de droite…

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : Militants du Modem - Publié dans : U.M.P.
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Vendredi 19 juin 2009

14 morts 12 blessés, c'était un attentat de 2002

Il semble qu'il y ait une autre piste, une piste encore plus ignoble s'il peut un avoir un degré d'ignominie dans des attentats contre qui que ce soit. Prendre la vie d'un autre, et en plus lâchement et cruellement, n'a jamais été une preuve de courage ni de bonté. La guerre n'a que peu de justification, juste quand sa propre vie est menacée s'il est démontré que toute autre voie a été épuisée et que cette seule solution reste. La guerre c'est forcément des vies détruites et des champs de ruine. De ce fait toute corruption de trafic d'armes est l'Himalaya de l'ordure et de la honte et quand ces commissions sont pour financer des hommes politiques au discours noble et généreux nous tombons dans les fosses de l'enfer. Le MondePakistan dans le cadre de la vente de sous-marins Agosta, a expliqué à Me Morice, à l'issue d'une rencontre des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier avec les familles des victimes à Cherbourg. "La piste islamiste ne tient plus la route. Une autre piste s'ouvre, elle paraît crédible. La justice française va la travailler", a confirmé une source judiciaire. "Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995 afin que des rétrocommissions" destinées à financer la campagne d'Edouard Balladur, premier ministre avant l'arrivée de M. Chirac à la présidence, "ne soient pas versées", a affirmé l'avocat. Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes. Des policiers avaient mis la main lors d'une perquisition au siège de la DCNS (ex-DCN) sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d'armements. Un de ces documents, baptisé "Nautilus" et non signé, faisait état d'une "instrumentalisation" de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée. Il indiquait que "l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes" des services secrets pakistanais. Selon cette note, versée au dossier de l'instruction, "les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l'action poursuivaient un but financier (...). Il s'agissait d'obtenir le versement de commissions non honorées" dans le cadre d'un achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994. Cette nouvelle orientation du dossier menace les relations entre la France et le Pakistan, un pays-clé dans la lutte contre l'islamisme radical. Il est aussi encombrant pour l'Elysée, puisque le contrat d'armement a été négocié en 1994 sous le gouvernement d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le lieutenant. Les islamistes ne sont pas dédouanés pour autant. Car il semble donc que ce sont bien eux qui aient fait cet attentat, mais ils auraient été instrumentalisés. Cette piste n'exonère en rien les islamistes, l'article parle bien de complicités au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes. On est donc bien en plein dans cette guérilla. Et pour eux peu importe qu'ils aient été instrumentalisés, ils ont appuyé avec volupté sur le bouton et se sont fait explosés avec la joie de rejoindre le paradis. Si on comprend bien ce qui se passe, en fait si je comprends bien ce qui se passe, il semblerait que le gouvernement Balladur en vendant des sous-marins Agosta au gouvernement pakistanais aurait en même temps versé des commissions. Ce que ne dit pas l'article c'est si ces commissions sont légales ou sont de l'ordre de la corruption. En revanche Bakchich.info et Rue.89 sont plus explicites : Le contrat Agosta Le chantier mené à Karachi est le résultat d'un contrat signé le 21 septembre 1994. C'est l'équipe du ministre de la Défense, François Léotard, qui a négocié la vente de ces trois sous-marins de type Agosta. Montant de l'opération : 5,4 milliards de francs (825 millions d'euros). Le contrat prévoit la construction d'un premier sous-marin à Cherbourg, un deuxième fabriqué en France et assemblé au Pakistan et un troisième entièrement conçu à Karachi. Les commissions versées Comme dans tout contrat d'armement, il a fallu mettre de l'huile dans les rouages. D'après nos amis de Bakchich qui, avec Le Point, ont été les premiers à évoquer cette piste, les pots-de-vin ont été versés de la manière suivante : 6%, soit 49,5 millions d'euros, pour Ali Asif Zardari, mari de feu Benazir Bhutto et son réseau, composé d'officiels pakistanais 4% soit 33 millions d'euros, pour le Syrien Abdul Rahman El-Assir, présenté comme l'un des financiers occultes du clan Bhutto, associé au Libanais Ziad Takkieddine D'après un rapport, intitulé « Nautilus » et réalisé par la DCN dès septembre 2002, ce deuxième réseau aurait alimenté en commissions le clan Balladur, pour financer la campagne électorale présidentielle de 1995. C'est la conclusion des auteurs anonymes de ce rapport : « Après de nombreux contacts, tant en Europe nous apprend donc que la piste Al Qaida, par la voie de l'avocat des victimes de cet attentat de Karachi, ne serait pas la bonne. L'enquête sur l'attentat de Karachi s'oriente désormais vers une "affaire d'Etats". C'est ce qu'affirme Me Olivier Morice, l'avocat de sept familles de victimes. "Le mobile de l'attentat apparaît lié à un arrêt des versements de commissions" de la France au qu'au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes (des services secrets pakistanais, Ndla) (…) Les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l'action poursuivaient un but financier (…) Il s'agissait d'obtenir le versement de commissions non honorées. » L'équipe balladurienne Dans la période 1993-1995 de la deuxième cohabitation, qui avait la haute main sur ces négociations ? Les deux intermédiaires (El-Assir et Takkieddine) avaient table ouverte au cabinet de François Léotard, où toutes ces affaires ont été suivies par le conseiller spécial du ministre de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres. Un cran au-dessus, deux hommes ont géré ce type de dossier : Nicolas Bazire, le directeur de cabinet du Premier ministre, qui a autorisé à DNC International la création d'une société offshore au Luxembourg en 1994. « Heine SAA » a pour but de « gérer des contrats d'ingiénierie commerciale ». Comme l'a révélé Bakchich, un document saisi par les enquêteurs de la DNIF mentionne… « … l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre et celui du ministre du Budget, et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995 » Nicolas Sarkozy est alors ministre du Budget. A ce titre, il autorise ou refuse les commissions déclarées auprès de l'administration des douanes pour y être défiscalisées, des bordereaux où figurent le montant du pot-de-vin, le nom du bénéficiaire et le marché concerné. Le « nettoyage » de 1995 Après son élection à la présidence en 1995, Jacques Chirac décide, dit le rapport Nautilus, « d'assécher les réseaux de financement occulte ». Le nouveau ministre de la Défense, Charles Millon, est chargé de ce « nettoyage ». Même si 85% des commissions ont déjà été versées, via deux banques suisses, sur les comptes de deux sociétés panaméennes. A ce moment-là, les intermédiaires reviennent plusieurs fois à la charge, jusqu'à se rappeler au bon souvenir du gouvernement français, trois jours après la réélection de Jacques Chirac, au printemps 2002. Ce que sous-entendent ces articles c'est qu'il y aurait eu des rétrocommissions afin de financer la campagne de Balladur qui avait à l'époque pour bras droit un certain Sarkosy devenu depuis Empereur de toutes les France(s). Ce qui est inimaginable c'est qu'un homme politique français aurait pu financer sa campagne à partir d'un tel argent, car cet argent a l'odeur des éclats d'obus et du sang. Ce qui est inimaginable, c'est que le gouvernement français aurait traité avec des hommes qui pour le non versement de commission ne se porteraient pas en justice mais feraient pression en faisant sauter une trentaine de personnes. Ce qui est inimaginable c'est que ce commerce de mort se fasse à la tête d'un Etat républicain et démocrate qui négocie avec des barbares sanguinaires. Si on dit que la vie n'a pas de prix, dans ce cas on sait que la mort en a un et on sait maintenant lequel. On ne peut qu'être d'une immense tristesse et d'une rage folle. La tristesse pour ces morts-là et ces blessés qui s'ajoutent à la longue liste des sacrifiés des saigneurs de la guerre et de la rage de celle qui voudrait que l'on mette en taule en passant repassant devant leur yeux jusqu'à leur fermeture définitive les images des attentats de part le monde avec les corps déchiquetés, le bruit des explosions, les pleurs, les cris de souffrances et les murmures avant de perdre son dernier souffle. On est bien peu de chose.

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : l'évènement du jour,
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Vendredi 19 juin 2009

Lien attentat Karachi/financement Balladur: pour Sarkozy, c'est une «fable»

Créé le 19.06.09 à 09h37 | Mis à jour le 19.06.09 à 15h51 20 minutes

Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy en janvier 1995
Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy en janvier 1995/REUTERS/STR


PAKISTAN - Les juges antiterroristes ont pourtant abandonné la piste d'Al-Qaida dans l'enquête sur l'attentat qui avait fait 14 morts, dont 11 Français, en 2002. Ils enquêtent du côté de la campagne d'Edouard Balladur ...

Longtemps, l'attentat qui a tué 14 personnes dont 11 Français, en 2002 à Karachi (Pakistan), a été attribué à Al-Qaïda. Une autre piste se dessine aujourd'hui, qui toucherait de hauts responsables politiques français. Selon l'avocat de plusieurs familles de victimes françaises, derrière l'attentat se cache une histoire de commissions. Des sommes d'argent versées dans le cadre d'un marché d'armement conclu entre la France et la Pakistan, et destinées à financer la campagne électorale d'Edouard Balladur, candidat à l'élection présidentielle de 1995.

«La piste Al-Qaïda était un leurre», explique Olivier Morice, l’avocat de sept familles de victimes françaises, joint par 20Minutes.fr. Ce jeudi, en compagnie des familles, il a rencontré les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier à Cherbourg. «La piste cruellement la plus crédible, c’est que l’attentat a eu lieu car la France n’avait pas versé les commissions sur lesquelles elle s’était engagée, dans le cadre de la vente de sous-marins» poursuit Olivier Morice. «C'est un choc pour les parties civiles, qui sont scandalisées qu'on leur ait caché cela aussi longtemps. Mais pendant des années, on a voulu éviter un scandale d'Etat, puisque la France n'avait pas tenu sa parole».

Objectif: stopper les rétrocommissions

Selon l'avocat, ces commissions n'ont plus été versées à partir de 1996, après «l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République». Objectif: «assécher les comptes d'Edouard Balladur, dont les rétrocommissions n'étaient plus versées», affirme l'avocat.

En 1995, Edouard Balladur, alors Premier ministre, avait décidé de se présenter contre Jacques Chirac à l'élection présidentielle, en dépit d'un accord tacite conclu entre les deux hommes en 1993. Mais c'est Chirac qui a été élu président de la République... et qui n'a pas apprécié la candidature de son ancien «ami de 30 ans».

Représailles des autorités pakistanaises

Dans ce scénario, l'attentat aurait été donc commis en représailles au non-versement des commissions à partir de 1996, alors que l'actuel chef de l'Etat pakistanais, Asif Ali Zardari, était ministre dans le gouvernement de son épouse Benazir Bhutto, a ajouté Magali Drouet, fille de l’une des victimes.

«Le fait que l'attentat ait eu lieu 6 ans après l'arrêt du versement des commissions est cohérent, car pendant tout ce temps, il y a eu des manoeuvres pour trouver des solutions», estime l'avocat.

«Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout»


 


Interrogé jeudi par France 3, Edouard Balladur a déclaré avoir «entendu parler de cette histoire depuis des années». Mais il a souligné que tout, selon ce qu'il savait, s'était déroulé de manière «parfaitement régulière». «Si quelqu'un a un témoignage, une preuve à apporter, qu'il saisisse la justice, c'est tout», a-t-il poursuivi.

Une déclaration qui étonne l’avocat des familles: «Si en 1994, on pouvait en effet verser des commissions dans le cadre de contrats d’armement, en revanche, les rétrocommissions étaient déjà illégales».

Interrogé sur le sujet à Bruxelles, Nicolas Sarkozy s’est insurgé: «C'est ridicule, c'est grotesque, respectons la douleur des victimes, qui peut croire une fable pareille?». «Dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus, quatorze ans après, est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui n'auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Balladur?»

L'attentat avait, le 8 mai 2002, fait 14 morts, dont 11 ingénieurs français travaillant pour les anciens arsenaux d'Etat DCN (devenus depuis DCNS) ou des sous-traitants, et 12 blessés.
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Vendredi 19 juin 2009
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : Gaullistes populaires: info, sondages ,photos.
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Vendredi 19 juin 2009

Justice : sévère bilan pour le couple Sarkozy-Dati


Nicolas Sarkozy et Rachida Dati à une réunion sur la sécurité à Nice en avril 2009 (Sebastien Nogier/Reuters).

Alors que Rachida Dati, garde des Sceaux, vide son bureau en prévision de son prochain départ du gouvernement, les membres du club « Droits, justice et sécurités » ont établi mercredi soir un bilan sans concession de l'action menée par la ministre sous la houlette du Président : continuité dans la méthode et les objectifs ; limitation de l'indépendance des juges ; affaiblissement de l'autorité de la Justice souvent transformée en simple relais de la police…

Appel difficile donc. Un des moteurs de cette politique serait selon le club une manipulation constante des statistiques de la délinquance pour les rendre conformes aux desideratas du Président, tout en masquant un échec bien réel de la lutte contre les formes les plus graves de la délinquance.

La mise en place bâclée et hâtive par la ministre Dati d'une nouvelle carte judicaire, au demeurant souhaitée par la majorité des magistrats, a désorganisé les services, coûté 500 millions à un budget de l'Etat pourtant exsangue. Pour sans doute aboutir à une annulation pure et simple par le Conseil d'Etat au cours de l'été.

Plus grave, la médiatisation des faits divers a provoqué la préparation et l'adoption d'une avalanche de textes, une trentaine de lois depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, des textes souvent redondants, s'empilant, sans tenir compte des précédents mal ou pas appliqués ; comme le soulignent Christine Lazerges, professeur de droit, et Gilbert Flam, magistrat, qui s'exprime ici en tant que secrétaire du Club Droits Justice et Sécurité . (Voir la vidéo)


Pour autant, les membres du club jugent que l'action menée par le président de la République au niveau de la production de lois et de la réorganisation du système judiciaire peut être considérée par l'intéressé comme réussie : les juges sont moins indépendants, le parquet et l'action publiques pèsent plus lourd. Dans un texte publié par Libération, les membres du club dénoncent « une politique d'affichage » :

« Une politique d'affichage et de fuite en avant, une politique qui limite les libertés individuelles et qui connaît l'échec en matière de sécurité. »

Les membres fondateurs du club associés à cette initiative sont Dominique Barella, magistrat, ancien Président de l'Union syndicale des magistrats ; Thomas Clay, professeur de droit ; Gilbert Flam, magistrat, substitut du procureur ; Simone Gaboriau, magistrate ; Christine Lazerges, professeure de droit ; Christophe Leguevaques et Jean-Pierre Mignard, avocats ; Christian Mouhana, chargé de recherche au CNRS. Ils ont publié leur manifeste sous le titre « Dati s'en va, Sarkozy reste », dans Libération, 12 juin.

Photo : Nicolas Sarkozy et Rachida Dati à une réunion sur la sécurité à Nice en avril 2009 (Sebastien Nogier/Reuters).

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Vendredi 19 juin 2009

L'histoire cachée d'un jeune Marocain expulsé de Lyon

le 19.06.2009 04h00 le progrè.fr

Alea et Georges Gumpel. Le jeune homme a été expulsé hier vers Casablanca, au Maroc /DR


20 ans, sans papier, Alea était hébergé par un militant d'origine juive, partie civile au procès Barbie, au discours tranché. Explications

 

Alea Eddine ElJaadi, 20 ans, de nationalité marocaine, a été expulsé jeudi matin par avion, à destination de Casablanca. Il était en France depuis cinq ans. Il a été interpellé par la police mardi soir, lors d'un contrôle dans le quartier Mermoz à Lyon. Son cas illustre le parcours des jeunes étrangers qui se retrouvent en situation irrégulière à leur majorité. L'administration leur refuse un titre de séjours, considérant qu'ils ne justifient pas d'un cadre familial ou d'une activité salariée stable. Il serait une cinquantaine dans cette situation dans l'agglomération lyonnaise, selon Réseau éducation sans frontière (RESF) qui dénonce avec force ces expulsions. Et pour qui le cas du jeune Alea Eddine est emblématique.

Le jeune homme a d'abord été accueilli chez une tante à Lyon, où il a suivi des études de plâtrier et obtenu un CAP. A sa majorité, en 2007, son lycée professionnel, à Bron, se mobilise pour lui éviter une première expulsion. Il termine son année scolaire mais en août 2008 il retourne au centre de rétention administrative de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry. Là, un juge des libertés et de la détention décide de l'assigner à résidence. RESF met en place des relais pour assister les jeunes gens qui se fondent dans une existence clandestine. Le jeune homme est pris en charge.

Au cours d'une réunion, il croise Georges Gumpel, 72 ans, qui raconte : «J'ai été d'accord pour l'héberger chez moi, on a bien fait, le lendemain les flics débarquaient chez sa tante.» D'origine juive, Georges Gumpel a été un enfant caché pendant la guerre pour échapper au nazisme. Il a été hébergé à Lyon et en Haute-Loire. Il a été partie civile au procès de Klaus Barbie, car son père figurait parmi les victimes du convoi de déportation du 11 août 1944.

Après une vie professionnelle de fleuriste à Paris, Georges Grumpel est revenu à Lyon il y a quelques années. C'est un militant hyper-actif, membre de l'Union juive française pour la paix (UJFP) qui a pour particularité de soutenir les associations pro-palestiniennes, de contester vertement l'Etat d'Israël. Présent dans nombre de manifestations, Georges Gumpel tient un discours qui dépare.

D'ailleurs, il n'hésite pas à comparer son passé d'enfant juif caché à la situation du jeune Marocain qu'il hébergeait. «Je vois une concordance politique et morale à garder ce jeune garçon, je ne dis pas que la finalité est la même mais les méthodes sont comparables, on utilise des fichiers, on expulse et on se désintéresse de leurs sorts.»

« Je ne comprends pas cette débauche de moyens utilisés pour expulser un jeune majeur qui ne demandait qu'à suivre sa formation» estime Catherine Tourier, membre du RESF-69, «il m'a dit qu'il avait été maltraité avant de prendre l'avion, depuis nous n'avons plus de nouvelles.»

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Vendredi 19 juin 2009

Nicolas Sarkozy, l’iranien !

Au bal des faux-culs, on cherche qui s’y colle le plus : Nicolas Sarkozy. Il n’est vraiment pas un intrus. Son implication dans la crise iranienne fait de lui le fer de lance indéniable de l’anti-Ahmadinejad. Il est sensible, il dit, parle, jacasse, gesticule. Plus royaliste que le roi même, il donne son avis sur ce qui se passe sur place car, selon lui, les manifestations sont à l’image de la fraude massive. Il y était, sur place, le jour de l’élection semble-t-il. C’est lâché. C’est un iranien désormais, il a tout vu. Aucune modération ni de respect pour une autre nation, pour un autre président, mal élu ou pas. Lorsqu’on voit le début de sa propre présidence où il alla s’inscrire volontairement comme caniche auprès de Bush, le meilleur président américain de tous les temps, superbement bien élu en somme, on est en droit de se poser des questions.

Fortune et infortune du peuple iranien. Clash et crash. Mouvement perpétuel vers le futur ou le néant ? Nicolas Sarkozy n’est pas seulement le copain de Barack Obama comme il aime si bien le dire, mais aussi celui des iraniens. Enfin, ce qui peut sembler être ainsi, mais, c’est un gros bluff. Les tergiversations légendaires de l’homme, la versatilité dans ses propos, ses reniements perpétuels, sa partialité mythologique et son improvisation ridicule le disqualifient pour parler au nom des iraniens. Pire qu’une girouette, ce quidam fait semblant d’être choqué. Shocking ? C’est vrai qu’un chef d’Etat conspué tel un vulgaire goujat –cas de Libreville au Gabon-, est détestable. Ceci ne donne pas une bonne image du pays hôte. Là, la presse se déchaîne, pas surtout pour le clown de Durban II en Suisse qui, lui, lança un projectile en direction de Mahmoud Ahmadinejad lors d’une rencontre internationale onusienne. Après, il fut invité sur les plateaux de télévision raconter ses « exploits ». En sera-t-il aussi le cas des Gabonais ? Passons.

L’illustre Austro-hongrois, roi des Gaulois, se mue-t-il en Perse ? A ce qu’il paraît, il brûle d’envie de se rendre à Téhéran pour y battre le pavé. Fier de son cinéma, cette symphonie dissonante où il est le chef d’orchestre, foulant encore une fois de plus au pied toutes les règles diplomatiques, alors que les autres Chancelleries du monde sont prudentes est d’un ridicule... Franchir le Rubicon sans vergogne ne lui fait pas peur. Incapable de suivre le rythme des choses, il interprète tel un piètre guitariste qu’il est, les riffs rageurs d’un Van Halen triturant avec bonheur les cordes de sa guitare pour un solo mythique dans « Beat It », le tube intersidéral de Michaël Jackson, le roi de la pop. Arpenter les rues de la capitale iranienne, aux côtés de Mir Hossein Moussavi, le nouvel ami de la CIA, serait l’idéal. A défaut, sillonner les grandes artères de la cité perse avec un bandeau vert vissé sur le front ne serait pas mal non plus ; un petit drapeau iranien surmontant sa belle tignasse gominée ; portant un tee-shirt avec sur le poitrail l’effigie de Moussavi avec à la main un mégaphone où il crie à tue-tête sa haine du président iranien sa bête noire, avec comme slogan : « Abat Ahmadinejad ! ». Tout ça lui va comme un gant.

Pourquoi se donne-t-il autant en spectacle ? Nul ne peut réellement le savoir ? Mais si. Mais Chuuuut. Son appel à des nouvelles élections ne sera-t-il pas suivi d’une demande de naturalisation pour qu’il puisse voter en faveur de son nouvel ami Moussavi ? Mettre son bulletin de vote à l’ambassade d’Iran à Paris lui serait même insupportable, il préférerait le faire à Téhéran sans doute, pourquoi pas à Ispahan, avec dans ses poches des bombes à fragmentation capables de détruire les installations nucléaires souterraines de l’Iran. Franchement, tout ce pitoyable cirque n’honore pas la France. D’ailleurs on sait très bien que seule l’ambassade française a été attaquée sur place à Téhéran. Ce n’est probablement pas une surprise ou un hasard mais, c’est condamnable bien sûr. Tout ce triste vaudeville à coup de déclarations aussi insipides les unes que les autres, ça n’est vraiment pas sérieux. Les choses qui jadis arrivaient aux Américains sous l’ère Bush commencent déjà à arriver aux Français, c’est-à-dire, la détestation et surtout, le mépris.

On se souvient du fabuleux coup de gueule du président vénézuélien Hugo Chavez contre les « yankees de mierdas ». Aujourd’hui, en l’espace de 5 mois, le nouveau président américain, Barack Obama, a changé comme un coup de baguette magique la donne, l’image de son pays qui, hier, était la nation la plus détestée dans le monde. En sera-t-il demain le cas pour la France ? Ce n’est vraiment pas souhaitable, surtout en cette période de récession où pratiquement le tout baisse, sauf le budget du 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, avec à la clé, l’augmentation exponentielle des salaires de ses collaborateurs élyséens. C’est donc ici qu’il faut régler les problèmes. C’est donc ici que ça se passe, et non en Iran, avec cette nouvelle indécence dénoncée par le parlementaire René Dosière qui épingle le manque de transparence et la gabegie dans les ors les plus prestigieux de la République. Il est vraiment grand temps d’enlever la poutre qu’il a dans les yeux comme le disent les Saintes Ecritures, au lieu de chercher à enlever celles des autres.

Allain Jules source agoraVox

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Vendredi 19 juin 2009

 Nicolas Sarkozy fait durer le suspense sur un remaniement gouvernemental qui devrait "plutôt" avoir lieu mardi, selon un proche du président.

Rachida Dati à la sortie du conseil des ministres. Nicolas Sarkozy fait durer le suspense sur un remaniement gouvernemental qui devrait plutôt avoir lieu mardi, selon un proche du président. (Reuters/Philippe Wojazer)

Rachida Dati à la sortie du conseil des ministres. Nicolas Sarkozy fait durer le suspense sur un remaniement gouvernemental qui devrait "plutôt" avoir lieu mardi, selon un proche du président. (Reuters/Philippe Wojazer)

Le chef de l'Etat, qui aura prononcé la veille un discours très attendu sur sa politique économique et sociale devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, n'en a pas dit un mot, mercredi, en conseil des ministres, a assuré un participant.

"Si vous avez une information ...", a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil, Luc Chatel, en réponse à une question sur ce sujet.

"Le président n'a pas eu de mot particulier pour tel ou tel ministre évoquant l'avenir proche. Le conseil des ministres a traité des sujets qui étaient à l'ordre du jour", a-t-il ajouté.

C'était vraisemblablement le dernier conseil de Michel Barnier (Agriculture) et Rachida Dati (Justice), élus le 7 juin au Parlement européen, où ils se sont engagés à siéger.

C'est à peu près la seule certitude avec la volonté du chef de l'Etat, fort du succès des listes UMP et de l'émiettement de l'opposition aux élections européennes, d'enfoncer à cette occasion le clou de l'ouverture à gauche et au centre.

"On va faire une ouverture durable. Sarkozy veut amplifier cette démarche", assure une source gouvernementale.

Le ministre de l'Agriculture et le garde des Sceaux ont quitté en souriant le palais de l'Elysée.

Mais pas plus que leurs collègues ils n'ont risqué le moindre mot sur leurs remplaçants et les autres futurs entrants ou sortants, objets de spéculations tous azimuts.

"C'était marrant parce que, visiblement, tout le monde pensait à la même chose mais personne n'en parlait. Personne ne jouait les gros bras, c'était plutôt profil bas", a commenté un ministre après le conseil. "Il faut faire attention parce qu'on peut toujours se prendre une balle perdue."

Quelques membres du gouvernement donnés partants par la rumeur faisaient plutôt grise mine : Christine Boutin (Logement) est vite passée devant les journalistes sans répondre à leurs sollicitations, Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) avait son téléphone portable vissé à l'oreille et Christine Albanel (Culture) a évité la presse, le visage fermé.

Un autre ministre évoquait déjà la semaine dernière une "drôle d'ambiance" : "L'approche du remaniement est palpable. C'est toujours la même chose : ceux qui savent ne parlent pas et ceux qui parlent ne savent pas."

LES CONSEILS DE JUPPE, VILLEPIN ET RAFFARIN

Faute d'informations fiables, des ténors de la droite, assurés de ne pas être du prochain gouvernement, rivalisent de conseils au président, quitte à se contredire.

Pour l'ancien Premier ministre Alain Juppé, Nicolas Sarkozy peut se contenter d'un remaniement "modeste".

"Il y a des ajustements qui vont s'imposer - agriculture, justice, peut-être quelques autres. Donc, je vois plutôt un remaniement modeste portant sur quelques postes et non pas sur la structure même du gouvernement", a déclaré le député-maire de Bordeaux à la presse parlementaire.

Alain Juppé a précisé en avoir "parlé un peu" avec Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement du président dans le Sud-Ouest. Pour l'ancien Premier ministre, qui a dit le 22 avril sur son "blog" ne pas souhaiter réintégrer le gouvernement, il n'est nul besoin de procéder à un "remaniement radical".

Quant à l'ouverture, qui ne "choque pas" Alain Juppé, elle a ses "limites" si elle se résume à "améliorer le décor".

"Quand on a dans ses propres troupes des gens qui sont parfaitement compétents pour assumer un certain nombre de responsabilités, on n'est pas obligé, par souci d'améliorer le décor, d'aller chercher ailleurs", a-t-il expliqué.

Si la stratégie d'ouverture a effectivement accentué le désarroi du Parti socialiste, il n'est pas sûr que ce soit vraiment la cause de la situation difficile actuelle du PS, a ajouté l'ancien Premier ministre du président Jacques Chirac.

Le dernier Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, qui ne ménage pas ses critiques à l'adresse de Nicolas Sarkozy, a, au contraire, souhaité sur LCI une profonde refonte du gouvernement et un "électrochoc", tout en émettant aussi des réserves sur l'ouverture, "dangereuse", selon lui, quand elle se réduit au "débauchage".

Entre les deux, Jean-Pierre Raffarin - encore un ancien Premier ministre de Jacques Chirac - a estimé que le remaniement devrait concerner "autour d'une douzaine de personnes".

"Il ne faudrait pas avoir un grand discours mobilisateur et derrière un trop petit remaniement", a-t-il dit à Public Sénat.l'express.

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : Militants du Modem - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Vendredi 19 juin 2009
17 juin 2009
François Bayrou

Le Président du Mouvement Démocrate, député des Pyrénées-Atlantiques, a annoncé, mercredi 17 juin, qu'il sera présent, mais qu'il ne s'exprimera pas lors du Congrès de Versailles le 22 juin, après l'allocution de Nicolas Sarkozy devant les parlementaires.

"J'avais cru comprendre, dans l'entretien que j'ai eu avec Nicolas Sarkozy (NdM : le 11 juin dans le cadre des consultations avec les chefs de toutes les formations politiques représentées au Parlement européen), que le débat aurait lieu en sa présence. Il m'a même dit +sinon, c'est une adresse+", a déclaré François Bayrou.

"J'ai compris après que tel n'était pas le cas. On me dit que c'est constitutionnel, c'est possible, mais ça change toute ma perspective", a-t-il ajouté. 


"J'ai donc appelé le président de l'Assemblée Nationale pour lui dire que je n'étais plus candidat à ce temps de parole, que ça n'avait plus de sens", a-t-il précisé.

"J'irai écouter le discours de Nicolas Sarkozy, mais je ne veux pas participer à un débat qui n'en serait pas un", a conclu François Bayrou.

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : Militants du Modem - Publié dans : Objectif 2012
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Vendredi 19 juin 2009
NOUVELOBS.COM | 17.06.2009 | 20:10

La presse et les professionnels ont reçu un fascicule du ministère de la Justice intitulé "… Parce qu'il fallait moderniser la justice de la France pour l'adapter au XXIe siècle…". "Une opération de communication personnelle", dénoncent les syndicats de magistrats.

(DR)

(DR)

A quelques jours de son départ du ministère de la Justice, Rachida Dati a fait parvenir, mercredi 17 juin, à la presse un fascicule intitulé "…Parce qu'il fallait moderniser la justice de la France pour l'adapter au XXIe siècle…" qui dresse un bilan de ses deux ans de mandat depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy en mai 2007.
La presse n'a pas été la seule destinataire, puisque les chefs de cour, les chefs de juridiction, les parlementaires, les doyens de faculté de droit et les représentants professionnels du monde judiciaire ont également reçu ce livret de 102 pages, où figure en couverture une photo de la ministre. "C'était l'occasion de dire 'voilà le bilan' après deux ans d'un éventail très large de réformes", a expliqué la Chancellerie à nouvelobs.com. Mais est-ce que les personnes destinataires ne connaissaient pas déjà ce bilan?

Un traitement parfois partial


Le sommaire dresse un panorama des textes votés depuis deux ans, de la création du juge des victimes à la réforme de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) en passant par la mise en place du plan "Alerte enlèvement". Certains sujets méritent toutefois une lecture plus approfondie. Exemples.
On peut lire que la justice pénale des mineurs avait été réformée de manière à aboutir à "un texte enfin plus clair". La minorité pénale - c'est-à-dire l'âge en dessous duquel on échappe à la justice pénale – a été fixé à 13 ans avec toutefois quelques restrictions qui ne sont pas mentionnées et que l'Unicef avait dénoncées.
De même, de nombreux chiffres émaillent le chapitre relatif aux peines planchers, ces peines minimum pour les juges qui visent à lutter contre la récidive. Mais, étonnamment, pas une ligne sur la conséquence de cette mesure sur la population carcérale. D'ailleurs, si une partie du volume est consacré à la prison62.700 personnes étaient incarcérées pour une capacité de 52.535 places. Un record de surpopulation a même été battu à l'été 2008.
Contactée par nouvelobs.com, l'Union syndicale des magistrats note également que Rachida Dati met en avant des réformes qui n'ont pas encore été votées comme la réécriture du Code pénal et du code de procédure pénale ou le projet de loi pénitentiaire qui n'est qu'au stade de la "présentation", note l'USM dans un contre-bilan de l'action de la garde des Sceaux.

(notamment à travers les exemples du contrôleur général des lieux de privation de liberté ou la prévention des suicides), à aucun moment les chiffres de la population en prison ne sont cités. Donc, pour rappel, au 1er mars 2009,

"Si Mme Dati y croit..."


Le livret sonne donc davantage comme "une opération de communication personnelle", explique Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature, interrogée par nouvelobs.com. C'est "consternant mais pas étonnant", renchérit le président de l'USM, Christophe Régnard. La conclusion du livre fait d'ailleurs grincer les dents des syndicats. On peut en effet lire: "La ministre, dès son entrée en fonction, a décidé d'aller à la rencontre des élus, des professionnels du droit et de la justice, des experts, des représentants du monde associatif… Le dialogue et la concertation n'ont jamais fait défaut".
"Si Mme Dati y croit elle-même, très bien", commente Christophe Régnard avant d'ajouter: "On peut dire que tout va bien, mais la réalité du terrain est très différente". C'est "une contre-vérité" pour Emmanuelle Perreux qui cite l'exemple de la réforme de la carte judiciaire: "Rachida Dati n'a réuni qu'une seule fois le comité consultatif qu'elle avait créé".
D'autant que la fin du mandat de Rachida Dati est notamment marquée par la plainte contre elle de l'USM
pour "injure contre un corps constitué".


Quel coût ?


Dernière interrogation: le coût d'une telle opération de communication. Interrogée sur le nombre de fascicules imprimés et sur le coût pour le ministère d'une telle distribution, la Chancellerie n'a pas souhaité répondre. "Le budget du ministère est déjà exsangue", souligne Christophe Régnard, tandis qu'Emmanuelle Perreux dénonce le fait qu'une telle "opération pour vanter les mérites de Mme Dati est payée par le contribuable sur les moyens du ministère alors que d'autres dépenses sont bien plus prioritaires".
(nouvelobs.com)
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : Militants du Modem - Publié dans : Gouvernement.
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