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Aux Compagnons.



COMPAGNONS N'OUBLIONS PAS LES MENSONGES .
IL a "Trahi" les Valeurs du GAULLISME.

Nicolas Sarkozy à Versailles, entre 400.000 et 600.000 euros.

Point de vue Gaulliste.

COMPAGNONS

Dominique de Villepin lance son club politique, Villepin.fr


Dimanche 21 juin 2009

Par Reuters, publié le 21/06/2009 à 15:01 L'express.


 

 - L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne se rendra pas au Congrès réuni par Nicolas Sarkozy lundi et conseille au président de la République d'arrêter "les petites réformes dont on ne voit pas toujours le résultat".

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne se rendra pas au Congrès réuni par Nicolas Sarkozy lundi et conseille au président de la République d'arrêter les petites réformes dont on ne voit pas toujours le résultat. (Reuters/Régis Duvignau)

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne se rendra pas au Congrès réuni par Nicolas Sarkozy lundi et conseille au président de la République d'arrêter "les petites réformes dont on ne voit pas toujours le résultat". (Reuters/Régis Duvignau)

Interrogé sur Canal Plus, Villepin a également critiqué l'action au ministère de la Justice de Rachida Dati, qui devrait quitter le gouvernement la semaine prochaine en raison de son élection au Parlement européen.

Prié de dire s'il irait à Versailles, en tant qu'ancien Premier ministre, pour assister au discours de Nicolas Sarkozy devant les parlementaires, Dominique de Villepin a répondu sans s'attarder sur le sujet : "Je n'y serai pas puisque je serai à Strasbourg".

Jacques Chirac et le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré seront également absents, selon Le Figaro.

Dominique de Villepin a souhaité que Nicolas Sarkozy, qui dévoilera les grands axes de sa politique lundi, soit "plus concentré sur des réformes de grande ampleur plutôt que dispersé sur une multitude de petites réformes dont on ne voit pas toujours le résultat."

"Est-ce que nous ne nous sommes pas trop dispersés dans l'action que nous avons menée, est-ce que nous n'avons pas négligé un certain nombre de sujets importants pour les Français?", a-t-il demandé.

Les priorités de la majorité devraient être, selon lui, de "réduire les déficits publics" et de "donner la priorité à l'emploi".

"Après, on pourra, si besoin est, considérer l'allongement de la durée du travail. Faisons en sorte que le marché du travail fonctionne et on allongera éventuellement si c'est nécessaire", a-t-il dit.

Interrogé sur le bilan de Rachida Dati au ministère de la Justice depuis deux ans, l'ancien Premier ministre a répondu en souriant : "C'est à Nicolas Sarkozy de répondre."

Explicitant sa réponse, Dominique de Villepin a poursuivi : "Je crois qu'il y a eu beaucoup d'occasions perdues, beaucoup d'attente du coté du monde judiciaire, beaucoup de dossiers qui sont restés pendants, beaucoup de réformes qui ont été engagées et pas toujours abouties."

Malgré tout, l'UMP reste sa "famille politique". "On peut être chez soi même quand il y a des tensions et parfois quelques inélégances", a dit Dominique de Villepin, qui comparaîtra en correctionnelle à partir du 21 septembre dans le cadre de l'affaire Clearstream.

Il est soupçonné d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy. L'ancien ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre de Jacques Chirac s'est dit persuadé d'être innocenté par la justice.

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Dimanche 21 juin 2009

Le meilleur rempart contre la burqa? Brigitte Bardot et Jane Birkin, forcément...

 La burqa vous dis-je! Oui la burqa est LE débat de la semaine! La burqa qui nous menace, nous cerne, nous envahit, la bura ne doit pas passer!

 Ne revenons pas sur ces débats en ce dimanche matin doucement ensoleillé où l'été va succéder au printemps. En dépit de tout ce qu'on peut lire, entendre ou voir, ici et là, la burqa n'est pas passée, ne passe pas, ne passera jamais. Répétons le encore une fois puisqu'il le faut: si des femmes, en conscience et librement ont envie d'aliéner leur liberté, c'est leur droit, quand bien même cela peu apparaître aussi incompréhensible que regrettable pour les vrais Héritiers des Lumières que nous sommes censés être. Et si certaines d'entre elles y étaient contraintes physiquement, moralement, ou les deux, notamment par leur mari ou conjoint, ce qui serait alors insupportable, cela relèverait du droit pénal et non de la sphère de la liberté religieuse. Cette position constituerait, sans doute, la solution de raison qui éviterait la stigmatisation d'une communauté dans son ensemble, communauté qui se retrouve déjà trop souvent "pointée du doigt", comme on le dit dans certains journaux, victime de ces généralisations hâtives dictées par de vieux réflexes judéo-chrétiens hérités des Croisades et toujours vivaces.

 Cela étant, la liberté est un virus dont on ne se débarrasse pas comme ça. Voyez ce qui se passe en Iran aujourd'hui. Dès que vous inoculez un peu de liberté dans un corps social, il en veut toujours plus.

 Alors, disons le tout net: le meilleur moyen de bouter la burqa hors de France c'est de montrer par l'exemple l'incroyable liberté que peut offrir un corps féminin affranchi de toutes contrainte morale, religieuse, sociale et vestimentaire. Bienheureuse France qui dispose pour se faire d'un patrimoine culturel riche et divers! Bienheureux pays qui a eu la chance de voir s'épanouir, dans les 70', les icones féminines les plus emblématiques de la liberté de la femme enfin conquise!

En vérité je vous le dit, le meilleur rempart contre la burqa, est constitué par le couple Brigitte Bardot et Jane Birkin. Et je le prouve! Démonstration immédiate avec l'extrait d'un film injustement oublié, film signé Roger Vadim, "Don Juan 73", film où Don Juan est une... femme... Très libérée... A preuve donc, cet extrait, où Bardot provoque un échange intéressant avec la compagne (Birkin) de son amant  du moment pour inviter ce dernier à réfléchir à sa condition d'homme (Robert Hossein, moins classe que dans les "Angéliques")...

Vous avez apprécié le "salope" laché à plusieurs reprises par le personnage d'Hossein. Loin d'être une injure, ce mot devient, dans le contexte du film, le compliment suprême qu'un type comme lui puisse adresser à la femme jouée par Bardot car ce mot est le reflet de son impuissance (en l'espèce pas de petit "plan shortbus" sous la contrainte). Confrontée à la femme totalement libérée, l'incarnation du mâle dominant ayant traversé les siècles n'a plus d'autre recours que la violence et l'injure, ce qui le rabaisse irrémédiablement et souligne son incontestable défaite. La femme est libre! 

J'entends déjà, comme d'hab', le choeur de mes neuneus favoris s'exclamer: "Comment osez vous traiter avec autant de légereté un si grave sujet! Comment osez vous ramener une question essentielle à un tel étiage?" A quoi, comme d'hab', je répondrai: "C'est vous qui êtes dans l'erreur mes bons amis! La liberté est légèreté, et vos sermons pseudo-laïcards de judéo-chretiens pas encore "décontractés du gland", promoteurs d'une laïcité de tabous, d'une laïcité lue à l'envers et pronant la "liberté" à grands coups d'interdits brandis au nom de la "république", toutes ces démonstrations feront toujours moins pour le renoncement à la burqa que la manifestation éclatante, tonitruante, excitante du plaisir d'être une femme libérée".

Donc, je persiste et je signe: N'ayons pas peur! Osons! Le meilleur rempart contre la burqa, ça n'est pas l'interdit, c'est le couple Bardot-Birkin! C'est la liberté, et mieux encore, la liberté toute nue!

PS; en prime, et parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien les deux versions de "Je t'aime moi non plus" chantées par Bardot et Birkin...

Moi, j'aime bien les deux...


Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : Militants du Modem - Publié dans : l'évènement du jour,
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Dimanche 21 juin 2009

info musicale de Fête de la Musique 2009

Fête de la Musique 2009 avec "50 ans de chanson française"


F&ecirc;te de la Musique 2009 avec "50 ans de chanson fran&ccedil;aise"
Pour sa 28ème édition, la Fête de la Musique, en ce 21 juin, premier jour d'été 2009, fait la part belle à cinquante ans de chanson française, « 50 ans de chanson française » en étant le thème officiel. « Le 21 juin 2009, nous lui rendrons un hommage mérité en fêtant ensemble 'cinquante ans de chanson française' », a affirmé Christine Albanel, actuelle ministre de la Culture et de la Communication. Depuis le 21 juin 1982, des thèmes différents et populaires sont abordés durant la Fête de la Musique et permettent à la musique d'être fêtée chaleureusement, comme l'a souhaité Jack Lang, alors au ministère de la Culture et de la Communication.

Ecoutez Top France, collector spécial Fête de la Musique célébrant 30 ans de chansons françaises. Plus de 10h de musique !

Pour la 28ème édition de la Fête de la Musique cette année, en ce 21 juin 2009, le premier jour d'été et de la fête des pères, « le ministère de la Culture et de la Communication fête cette année son 50ème anniversaire. Pour marquer cette date emblématique, la Fête de la Musique célèbre, le dimanche 21 juin, cinquante ans de chanson française », a mentionné le site officiel de la Fête de la Musique, ayant par ailleurs publié le programme de 2009. Avec pour thème officiel « 50 ans de chanson française » en 2009, la 28ème Fête de la Musique se caractérise également cette année en France par 20 000 nouveaux concerts gratuits.

« Ce seront en tout 20 000 concerts qui seront donnés en France cette année. Parmi ceux-ci, les quatre cinquièmes sont le fait d'amateurs ou de semi-professionnels », a confié Sylvie Canal, coordinatrice générale de la Fête de la Musique depuis 2008, rapportée par Lefigaro.fr. Comme tous les 21 juin depuis 1982, ce sont des milliers d'artistes amateurs qui vont ainsi descendre dans les rues pour la Fête de la Musique, dont la 28ème édition, le programme de 2009 a comme thème officiel « 50 ans de chanson française ». Enfin, lors de la Fête de la Musique 2009, le ministère de la Culture et de la Communication invite le public à un concert gratuit dans les jardins du Palais Royal à 19 heures. Alors, « pour ce 21 juin 2009, c'est la chanson française qui est à l'honneur avec un programme qui rassemble de jeunes talents, Yodelice, Carmen Maria Vega et un artiste de renom, Daniel Darc ».

C'est exclusif, à l'occasion de la Fête de la Musique 2009, 28ème Fête de la Musique et de cinquante ans de chanson française, Musique-radio.com propose aux internautes six « collectors », soit près de 24 heures de musique non-stop à écouter gratuitement :


(Fête de la Musique 2009)
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : l'évènement du jour,
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Samedi 20 juin 2009

Affaire Karachi: un nouveau rire très déplacé de Nicolas Sarkozy


 
Info d'un posteur invité par la rédaction Le Post. Info d'un chroniqueur invité par Le Post.
L'opinion exprimée n'engage que son auteur.

 

 

 

Comme vous le savez peut être déjà, notamment si vous avez lu les très bons articles de Guy BirenbaumBruno-Roger Petit et sur le sujet, Nicolas Sarkozy a fait une réponse hallucinante à une question posée par un journaliste à propos des causes de l'attentat de Karachi, attentat commis en 2002 et qui coûta la vie à quatorze personnes.

Visiblement très géné par la question concernant cet attentat qui serait dû à des représailles de l'Etat pakistanais, après l'interruption par Jacques Chirac, du versement de commissions sur des ventes d'armes, Nicolas Sarkozy s'est lancé dans un sketch ahurissant et tellement déplacé qu'on en reste scotché. Il finit par répondre en faisant une blague dont il a le "secret" et qu'il croit drôle.

G.B & BRP ayant couvert à la fois le fond et la forme de cette réponse vraiment sidérante, je me contenterais juste de rappeler que Nicolas Sarkozy est maintenant un habitué de ces rires, de ces comportements déplacés, tellement génants pour son auditoire et pour tous les citoyens français qu'il est censé représenter.

Souvenons-nous de ce rire déplacé face à nos militaires en deuil à Kaboul. Ce rire avait déjà fait le tour du Web l'Eté dernier, créant un émoi certain.

Mais ce n'était déjà pas une première pour celui qui se doit de représenter la Nation. Le Canard EnchainéCanard Enchainé avait alors surnommé Nicolas Sarkozy "l'homme qui riait au cimetière" pour ses blagues déplacées sur un lieu de mémoire et de recueillement. avait rapporté l'inconvenance du comportement de Nicolas Sarkozy, lors de sa visite au Plateau des Glières, un comportement qui avait choqué par sa légèreté les résistants survivants du maquis. 

Cette inconvenance faisait dire au Canard Enchainé que "pour endosser le costume de vrai Président, y a encore du boulot".

Plus d'un an plus tard, on en est toujours là. Malheureusement.


(Sources: MediaPart, L'Express, Rue89)
Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : Militants du Modem - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Samedi 20 juin 2009

Attentat de Karachi suite : analyse des faits

Quels sont les faits ? : 1- vente de sous-marins sous le gouvernement Balladaur au Pakistan. Cette vente se fait sous l'égide du ministre de la défense François Léotard avec le nécessaire aval du ministre du budget Nicolas Sarkozy et la participation de Nicolas Bazire. Le contrat vaut 825 millions d'euros. Selon rue89 : Nicolas Bazire, le directeur de cabinet du Premier ministre, qui a autorisé à DNC International la création d'une société offshore au Luxembourg en 1994. « Heine SAA » a pour but de « gérer des contrats d'ingiénierie commerciale ». Comme l'a révélé Bakchich, un document saisi par les enquêteurs de la DNIF mentionne… « … l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre et celui du ministre du Budget, et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995 » Nicolas Sarkozy est alors ministre du Budget. A ce titre, il autorise ou refuse les commissions déclarées auprès de l'administration des douanes pour y être défiscalisées, des bordereaux où figurent le montant du pot-de-vin, le nom du bénéficiaire et le marché concerné. 2- il y a versement de commissions : 6%, soit 49,5 millions d'euros, pour Ali Asif Zardari, mari de feu Benazir Bhutto et son réseau, composé d'officiels pakistanais 4% soit 33 millions d'euros, pour le Syrien Abdul Rahman El-Assir, présenté comme l'un des financiers occultes du clan Bhutto, associé au Libanais Ziad Takkieddine 3- Chirac stoppe le versement de ces commissions (Bakchich.info) : Un brin plus avérées en revanche sont les manoeuvres que Jacques Chirac, tout juste arrivé à l'Elysée, a mis en oeuvre pour récupérer les dites commissions des mains des intermédiaires balladuriens. Et cela n'a rien d'une « fable grotesque », comme l'affirme ce vendredi 19 juin Nicolas Sarkozy au sujet des liens éventuels avec les attentats de Karachi. Une société est même mandatée pour cela : Sitôt Chirac arrivé à l'Elysée, l'ami Ziad->article748, l'homme d'affaires libanais mandaté par la DCNI, fera aussi l'objet d'un tout autre contrat. La DCNI, toujours elle, mandate Control Risk Management, une société de sécurité privée pour le secouer. Il faut, en effet, l'empêcher de toucher le reste de la commission sur les sous-marins pakistanais. Control Risk Management, alors dirigée par un certain Frédéric Bauer, facturera (voire notre document ci-dessous) 120 600 francs, soit 18 400 euros. La facture adressée par Control Risk Management à DCNI pour avoir gentiment impressionné les intermédiaires. Objectif de la Chiraquie, faire en sorte de « rapatrier » les commissions. - JPG - 31.5 ko La facture adressée par Control Risk Management à DCNI pour avoir gentiment impressionné les intermédiaires. Objectif de la Chiraquie, faire en sorte de « rapatrier » les commissions. L'objectif est d'exiger – gentiment, bien sûr – que Takieddine accepte de signer immédiatement un avenant, l'engageant à renoncer, à partir de la fin août 1996, à son contrat de consultant. On le vire, mais il aura finalement perçu 88% des 33 millions d'euros dus, ce qui fait quand même un joli pactole… A peu près 28 millions d'euros 4- en mai 2002 un attentat fait 14 morts dont 11 Français de la DCN, 3 Pakistanais et 12 blessés. Cet attentat est commis par Islamistes. L'affaire considérée comme d'Etat vient de la déclaration de deux juges antiterroristes, Marc Trévidic et Yves Jannier, aux familles des victimes, rapportée par leur avocat Me Olivier Morice (dont il faut dire qu'il est aussi l'avocat pugnace de l'affaire Borel ce qui peut le crédébiliser puisqu'il a permis la révélation d'une autre affaire d'Etat, celle du juge Borel dans la mort duquel le pouvoir de Djibouti serait impliqué contredisant la version du suicide pourtant appuyée par le gouvernement français). Ces révélations, ce qui explique le délai entre leur publication et l'origine des faits, sont essentiellement dues à une enquête pour corruption à la DCN et la découverte seulement en 2008 de nouveaux documents plus le double témoignage identique de Claude Thévenet et Gérard-Philippe Menayas (Le Figaro) : Dans les faits, c'est un rapport découvert en 2008 au siège de la Direction des constructions navales qui est à l'origine de ce rebondissement. Saisi dans le cadre d'une autre enquête, ce document, baptisé rapport « Nautiles » et rédigé par un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, évoque l'achat de sous-marins français par le Pakistan en 1994. Pour obtenir le marché, la France aurait promis, par contrat légal, de verser des commissions financières au Pakistan. Un système de rétrocommissions devait à son tour alimenter les Français. Mais, selon le rapport de cet enquêteur privé, Jacques Chirac aurait décidé de stopper les versements dès l'année suivante afin d'assécher les réseaux de financement politiques d'Édouard Balladur. C'est en représailles que des militaires pakistanais auraient commandité l'attentat antifrançais de Karachi.[…] Un autre document, rédigé par Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la DCNI, alors filiale commerciale de la Direction des chantiers navals, donne la même version. Le nom de Claude Thévenet, révélé hier par Mediapart, n'est pas inconnu dans les services de renseignements, pas plus que celui de Gérard-Philippe Menayas. Selon nos informations, les deux hommes ont été entendus par les juges antiterroristes les 14 et 16 mai derniers. L'ancien cadre de la DCNI aurait expliqué qu'il avait mandaté Claude Thévenet pour cette enquête privée après l'attentat. Le premier rapport lui serait parvenu dès septembre 2002 et serait donc resté confidentiel jusqu'à ce jour. Les deux hommes, en revanche, auraient continué à travailler ensemble. Et au mois de juin dernier, ils ont été mis en examen pour corruption dans un dossier d'espionnage industriel : Thévenet est soupçonné d'avoir mené pour le compte de Menayas des enquêtes privées sur des affaires sensibles alors en cours, dont le dossier des frégates de Taïwan, conçues par la DCN. Il est bon de noter dans Le Figaro la volonté de discréditer les deux témoins en parlant de leur mis en examen pour corruption. Or il faut noter également que cette mise en examen l'est parce qu'ils recherchent des informations sur l'affaire des Frégates de Taiwan, affaire que les gouvernement successifs ont rendu impénétrable en refusant de lever le secret défense, secret défense qui a été renforcé. On dispose donc de quatre faits semble-t-il avéré (vente de sous-marins, commissions, arrêt des commissions et attentat) auxquels pour les relier entre eux il faut en ajouter deux potentiels : a- le versement de rétrocommisions pour financer la campagne de Balladur b- la possible manipulation des réseaux islamistes pour se venger de l'arrêt du versement des commissions. On ne peut pas ignorer l'horreur des attentats, et que les Islamistes aient été manipulés ou non, ils sont les responsables physiques et directs des morts et des blessés. Rien ne peut les en excuser. Il n'y aurait eu alors, en cas où cette affirmation de manipulation serait avérée, qu'une convergence d'intérêt. En revanche il est en train de se faire un drôle de mélange où disparaissent dans la brume certains éléments essentiels. Ce mélange est le suivant : se servir de l'hypothétique extravagance de la liaison entre l'attentat et le non versement des commissions pour éliminer le volet important des rétrocommissions en 1994 et 1995 qui auraient financé la campagne de Balladur. Dans mon article précédent je reprenais les faits que toute la presse ont déversés, y compris la voix de son maître le Figaro. J'exposais donc les faits. Et de ces faits et de ces témoignages ressortaient une nouvelle hypothèse. Je n'ai donc rien écrit d'autre. Aujourd'hui je veux aller plus loin dans cette analyse. Cet attentat comme tout attentat est une horreur. ET comme je l'ai écrit s'il s'avère que c'est à cause de la non continuité de versement de commissions c'est un degré de plus dans l'horreur. Cependant je voudrais développer l'autre aspect de cette affaire. Elle a aussi permis de mettre à jour, ce qui avait déjà fait l'objet de sorties journalistiques, mais moins relevées à l'époque, de cette affaire de corruption à la DCN. Or ce point-là est aussi important. Il est avéré que le ministère du budget a donné son accord pour la création d'une société luxembourgeoise pour le versement des commissions. Il est avéré que Bazire y a participé. Il est avéré que Sarkozy, ministre du budget a été aussi le premier artisan de la campagne de Balladur. Cette affaire révèle donc pour la seconde fois le possible financement de la campagne de Balladur par de l'argent qui vient du Pakistan en voie indirecte (c'est avec l'argent qui a payé les sous-marins que les commissions ont été versées). Et c'est là le second cœur du scandale. Un candidat français financerait sa campagne avec de l'argent lié à de la corruption et venant d'un pays étranger ayant la bombe atomique, ayant des liens occultes avec des terroristes. Cela a des implications incommensurables. Deux questions parmi mille : le candidat Balladur, élu Président de la République, comment se serait-il comporté vis-à-vis du gouvernement pakistanais ou des franges de ce gouvernement dont il serait redevable financièrement ? Nicolas Sarkozy, Président actuel de notre République, comment se comporte-t-il avec ce pays si une frange de ce pays, avec son aval, a versé des rétrocommissions pour financer la campagne de Balladur ? Que ce soit ou non l'arrêt des versements des commissions qui ait entraîné cet attentat ne change rien à ces éléments fondamentaux et dévastateurs. Un brouillard épais est en train de s'élever de la Sarkozye. Une méthode simple et habituelle qui a prouvé son efficacité : faire l'amalgame entre le lien supposé de l'attentat avec ces mêmes rétrocommissions afin de discréditer toute thèse qui démontrerait qu'elles ont bien existé. Tout cela serait-il grotesque ? Et pour cela il est intéressant de tirer une analyse de la défense de Sarkozy que je remets ici en entier dans sa transcription : Réponse de Nicolas Sarkozy, après un léger rire : « C'était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler de ça, franchement. Enfin écoutez c'est ridicule. Franchement, monsieur, franchement c'est ridicule. Pas vous, hein, je me permettrais pas, je vous respecte mais enfin écoutez. Soit il y a des éléments, donnez-les nous. (Balbutiements). C'est grotesque, voilà, c'est ma réponse. Alors qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Raisonnement : Pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… Mais enfin, respectons la douleur des victimes. S'il vous plaît mais qui peut croire à une fable pareille. Qui peut croire à une fable pareille. Et puis si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent. Mais enfin franchement qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Mais, honnêtement, qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Y a 14 ans, de surcroît. On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus. 14 ans après vous venez me poser la question : 'est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Monsieur Balladur'. Et vous, vous étiez pas au courant non plus, non ? Vous, vous, vous étiez peut-être journaliste à cette époque, peut-être à ce moment là je vous aurais… non, mais je ne vous en veux pas mais enfin écoutez franchement. (Soupir). Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais… (rires dans le public) c'est incontestable. » Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre : « Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu'est-ce que vous voulez que j'aille répondre là-dessus. » Comme à son habitude il attaque par ce qui n'a rien à voir avec le sujet. Que vient donc faire là cette affirmation stupéfiante : C'était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler de ça, franchement. . Qui peut nous expliquer ce que cela à voir que le journaliste fût à sa droite, de plus il le dit car Sarkozy ne le voit pas, ce n'est qu'une précision de direction. Stupéfiant sa réflexion. Ensuite toujours le même jeu : Soit il y a des éléments, donnez-les nous.. Et bien les informations nouvelles elles sont là puisque les juges les ont données. Elles sont nouvelles puisqu'elle datent de 2008 et donc sont postérieures à 1994. Belle technique de faire une affirlmation pour étouffer les faits. Bien sûr noyer le poisson, déformer la vérité : .Raisonnement : Pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… En fait les commissions ont été versées. Ironie facile et mensongères. Ce qui n'a pas été versé c'est le solde. Différence, grosse différence. E même alors que le secret défense vient d'être renforcer une affirmation générale et péremptoire que pourtant tout dément : Et enfin cette désinvolture et cette ironie à propos d'un braquage. Il rit, tellement content de lui. Mais cette désinvolture n'est pas nouvelle, on avait eu droit à une photo en Afghanistan qui avait choqué plus d'un militaire. La réponse de Sarkozy, par le fond et la forme, par la négation du travail de la justice puisqu'il dit en fait que ce ne sont que des ragots de journalistes alors que ce sont des investigations judiciaires qui en sont à l'origine, jette plus de doute qu'elle ne dédouane notre premier magistrat qui va s'empresser de supprimer les juges d'instruction.

 

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Samedi 20 juin 2009

Casting prestigieux pour ventes d’armes opaques

Même si leurs responsabilités sont diluées, les leaders de l’actuelle majorité apparaissent en nombre dans l’affaire DCN.



RENAUD LECADRE libération.


Les principaux ténors de l’actuelle majorité présidentielle se sont impliqués, depuis quinze ans et chacun à leur manière, dans les affaires de ventes d’armes de la Direction des constructions navales (DCN) à destination du Pakistan et de l’Arabie Saoudite. Des microrôles, dont l’accumulation dessine rétrospectivement un étonnant casting.

Nicolas Sarkozy. En 1994, ministre délégué au Budget, il donne son feu vert à la DCN en vue de créer une structure luxembourgeoise, Heine, par laquelle transiteront des commissions à l’exportation. A l’époque, ces flux offshore étaient déductibles de l’impôt sur le bénéfice des sociétés, après accord de Bercy. Le feu vert de Sarkozy est strictement logistique : il ne vaut pas autorisation à des rétrocommissions versées à des décideurs français, il signifie encore moins que lui-même en serait éventuellement bénéficiaire. Simplement, Sarkozy autorise alors des virements à l’étranger - discrets, à défaut d’être occultes - dont tout le monde sait qu’ils font l’objet de rétrovirements. Son feu vert est doublé de celui de Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, toujours intime de l’actuel président de la République. Mais aussi de François Léotard, alors ministre de la Défense, désormais pourfendeur de la Sarkozie.

François Pérol. Aujourd’hui nommé à la tête du groupe Caisse d’épargne-Banque populaire, ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée en charge des affaires économiques, déjà membre du cabinet de Nicolas Sarkozy lors de son second passage à Bercy (en 2004), on sait moins qu’il fût aussi administrateur de la DCN. C’était à la fin des années 90, quand Pérol était membre de la direction du Trésor - et quand valsaient les commissions baladeuses. En tant que haut fonctionnaire, donc, et ne faisant pas encore partie de la galaxie Sarkozy.

Brice Hortefeux. Bien des années plus tard, en 2005, il intervient auprès des services fiscaux. Depuis l’adoption de la directive anticorruption de l’OCDE, en 2000, les commissions offshore sont proscrites. Mais la DCN entend continuer à les déduire de son bénéfice imposable, sous couvert de «frais commerciaux». Bercy accepte dans un premier temps, avec un plafond de 15 %. Trop peu pour la DCN, manifestement plus généreuse en matière de grands contrats. Elle charge Hortefeux, alors ministre délégué de Sarkozy au ministère de l’Intérieur, de jouer les petits télégraphistes auprès de Bercy en transmettant ce courrier : «S’il est bien vrai que des fonds ont transité vers des sociétés au Luxembourg et en Belgique, ceux-ci ont servi, pour l’essentiel, à s’assurer de la rétribution des sources et du paiement de documents confidentiels.» Hortefeux s’exécute et transmet à son collègue des Finances.

Jean-François Copé. Alors ministre du Budget, il fait répondre à la DCN : «J’ai fait procéder à un examen particulièrement attentif de cette affaire. Les commissions versées ont été considérées comme engagées dans l’intérêt de l’entreprise à hauteur de 15 % du chiffre d’affaires réalisé. Aucun événement nouveau n’étant présenté, le taux de commission admis, particulièrement bienveillant compte tenu des pratiques courantes en la matière, ne me paraît pas pouvoir être remis en cause.» Ultime sursaut chiraquien, Copé transmet le dossier au parquet : le fisc est à l’origine du déballage pénal de l’affaire DCN.

Jean-Louis Borloo. Dieu sait pourquoi son nom est mentionné dans le dossier. A propos d’une mission confiée à un cabinet de détectives privés, baptisée «Bonaparte», liée à la vente de frégates à Taïwan - record mondial de commissions : 20,85 % du contrat. Un mémo interne de la DCN fait état de l’intervention d’un «homme politique local». Interrogé en cours d’instruction, un dirigeant de la DCN ne se fait pas prier : «Il s’agit de Jean-Louis Borloo», avocats d’affaires, depuis devenu ministre. Sans plus de précisions.

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Samedi 20 juin 2009

Congrès de Versailles: "entre 500.000 et 1 million d’euros" par jour?

 

Par tian


Info d'un posteur invité par la rédaction Le Post. Info d'un chroniqueur invité par Le Post.
L'opinion exprimée n'engage que son auteur.

 

tian

Lundi, Nicolas Sarkozy s'exprimera pour la première fois devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis, comme le lui autorise la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008.

Le chef de l'Etat présentera la politique qu'il entend mettre en oeuvre lors de ce Congrès de Versailles et devrait présenter dans la foulée son gouvernement remanié.

Question pratique une journée du Congrès du Parlement à Versailles coûte "entre 500.000 et 1 million d’euros", selon le député PS de l'Isère André Vallini.

Pour en finir avec "une symbolique monarchique" et faire économiser de l'argent, André Vallini a rédigé une proposition de loi, dans laquelle il préconise de fixer les réunions du Congrès du Parlement à Paris et non plus à Versailles.

" A titre d'exemple, le Palais des Congrès de Paris, situé Porte Maillot, dispose d'un amphithéâtre tout à fait à même d'accueillir la réunion du Parlement et dont le coût pour une journée est de moins de 20.000 euros ", souligne le député de l'Isère.

Par temps de crise, l’économie ainsi faite serait conséquente.

La proposition de loi d’André Vallini devrait être déposée au bureau de l'Assemblée la semaine prochaine.

Pour le député de l’Isère « un Etat moderne est un Etat modeste et en faisant preuve de rigueur, la République se grandirait ».


(Source: Isère.fr)
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Samedi 20 juin 2009

Soupçons

Laurent Joffrain libération.

La corruption, cette plaie millénaire des systèmes de pouvoir, qu’on considère parfois avec une cynique indulgence, n’est pas seulement une atteinte aux principes de rectitude des individus et de neutralité de l’Etat. Elle voisine aussi avec la violence. L’argent noir, souvent, prend la couleur du sang.

Dans cette affaire de Karachi, nous en sommes pour l’instant au stade des accusations et des démentis et non à celui des preuves. Les uns affirment que la mort de onze Français en 2002 est le résultat du non-paiement par la France de pots-de-vin promis à des militaires pakistanais. Le président de la République a déclaré qu’il jugeait cette hypothèse «grotesque».

Pourtant des éléments troublants, divulgués par des avocats, implicitement confirmés par des juges, corroborés sur certains points par nos informations, laissent à penser que l’attentat Karachi est lié à une affaire de commissions occultes.

Certes, on ne saurait vraiment reprocher à un gouvernement français de refuser de payer des émoluments secrets à des intermédiaires véreux. Sauf si cette décision, loin d’être un acte de vertu soudaine, découle d’un affrontement impitoyable entre deux fractions de la droite, chiraquienne et balladurienne, dans lequel les uns cherchent à couper aux autres leur financement noir. Car dans ce cas, la mort de nos compatriotes serait le résultat lointain et inattendu de la corruption politique qui sévit trop souvent dans la démocratie française. Pour lever les soupçons, il est indispensable que les éléments contenus dans le dossier judiciaire de l’attentat de Karachi soient rendus publics.

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Samedi 20 juin 2009
NOUVELOBS.COM | 20.06.2009 | 07:26

"C'est grotesque, voilà, c'est ma réponse". Le chef de l'Etat n'a pas voulu commenter sur le fond les informations attribuant l'attentat en 2002 contre des salariés de la DCN à la suspension du versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre d'une vente d'armes.

Interrogé vendredi 19 juin sur les informations attribuant l'attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d'Etat DCN à la suspension du versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre d'une vente d'armes, Nicolas Sarkozy a qualifié ces informations de "grotesque". Le président a été interrogé pendant une conférence de presse à l'issue du sommet européen réuni à Bruxelles.
Nous publions sa réponse in extenso :

Question du journaliste: "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d'une réunion entre les parties civiles dans l'attentat de Karachi et les juges d'instruction, il semblerait que l'origine de l'attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l'Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Est-ce que en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?"

Réponse de Nicolas Sarkozy
, après un léger rire: "C'était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler de ça, franchement. Enfin écoutez c'est ridicule. Franchement, monsieur, franchement c'est ridicule. Pas vous, hein, je me permettrais pas, je vous respecte mais enfin écoutez. Soit il y a des éléments, donnez-les nous. (Balbutiements). C'est grotesque, voilà, c'est ma réponse. Alors qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Raisonnement: Pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… Mais enfin, respectons la douleur des victimes. S'il vous plaît mais qui peut croire à une fable pareille. Qui peut croire à une fable pareille. Et puis si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent. Mais enfin franchement qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Mais, honnêtement, qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Y a 14 ans, de surcroît. On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus. 14 ans après vous venez me poser la question: 'est-ce que vous êtes au courant de rétrocommissions qui auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de Monsieur Balladur'. Et vous, vous étiez pas au courant non plus, non ? Vous, vous, vous étiez peut-être journaliste à cette époque, peut-être à ce moment là je vous aurais… non, mais je ne vous en veux pas mais enfin écoutez franchement. (Soupir). Enfin, si y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais… (rires dans le public) c'est incontestable."
Nicolas Sarkozy se met alors à rire avant de reprendre: "Non pardon, hein, je ris pas du tout parce que Karachi c'est la douleur de familles et de trucs comme ça… mais… qu'est-ce que vous voulez que j'aille répondre là-dessus."


Là où Sarkozy pourrait être mis en cause


L'enquête sur l'attentat disposerait de nouveaux éléments, selon Me Olivier Morice, l'avocat de plusieurs familles, qui a rencontré les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier. La justice s'orienterait vers un contentieux franco-pakistanais, sur fond de contrats d'armements et de présumées rétro-commissions.
Ces rétro-commissions auraient pu participer au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait donné son aval à la création de la société Heine, par laquelle a transité une partie des commissions.
Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir "entendu parler de cette histoire depuis des années" mais souligné que tout s'était déroulé de manière "parfaitement régulière".
Un éventuel financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique mandatées par la DCN.
Les policiers avaient alors trouvé à la DCN une note mentionnant l'aval pour la création de la société Heine du directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électo
Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, laissant "supposer des relations ambiguës rale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995". (Nouvelobs.com)
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Samedi 20 juin 2009

Derrière les onze morts de Karachi, le duel Chirac-Balladur


Selon les juges, le versement d'une commission occulte promis par Balladur et non versée par Chirac serait à l'origine de l'attentat.

Jacques Chirac décore les victimes de l'attentat de Karachi (Reuters)

Sept ans après l'attentat de Karachi, qui a tué onze Français au Pakistan, les juges antiterroristes changent de piste : ils mettent en cause le versement de commissions en marge d'une vente d'armes. Les familles accusent. En ligne de mire : Edouard Balladur, Nicolas Bazire et… Nicolas Sarkozy.

Jeudi, les deux juges anti-terroristes chargés de cette affaire, Marc Trévidic et Yves Jannier sont en effet allés à Cherbourg pour expliquer aux parties civiles, les familles des victimes de l'attentat, qu'ils privilégient désormais la piste d'un règlement de comptes entre le Pakistan et la France, lié à des pots-de-vin, promis par Edouard Balladur, mais restés impayés après l'élection de Jacques Chirac en 1995.

1Les faits

Le 8 mai 2002, à 7h45, une bombe explose à Karachi au passage du bus militaire siglé qui transporte les employés de la Direction des chantiers navals (DCN), qui assemblent un sous-marin français vendu par la France au Pakistan. Bilan : 14 morts, dont 11 employés français, et 12 blessés.

Immédiatement, les autorités pakistanaises attribuent l'action à un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. Neuf mois après les attentats du 11 septembre, la piste semble crédible. En France, une enquête est ouverte, confiée à la star du pôle antiterroriste, le juge Jean-Louis Bruguière.

Détail : l'attentat survient trois jours après la réélection de Jacques Chirac à l'Elysée.

2Le contrat Agosta

Le chantier mené à Karachi est le résultat d'un contrat signé le 21 septembre 1994. C'est l'équipe du ministre de la Défense, François Léotard, qui a négocié la vente de ces trois sous-marins de type Agosta. Montant de l'opération : 5,4 milliards de francs (825 millions d'euros).

Le contrat prévoit la construction d'un premier sous-marin à Cherbourg, un deuxième fabriqué en France et assemblé au Pakistan et un troisième entièrement conçu à Karachi.

3Les commissions versées

Comme dans tout contrat d'armement, il a fallu mettre de l'huile dans les rouages. D'après nos amis de Bakchich qui, avec Le Point et Mediapart, ont été les premiers à évoquer cette piste, les pots-de-vin ont été versés de la manière suivante :

  • 6%, soit 49,5 millions d'euros, pour Ali Asif Zardari, mari de feu Benazir Bhutto et son réseau, composé d'officiels pakistanais
  • 4% soit 33 millions d'euros, pour le Syrien Abdul Rahman El-Assir, présenté comme l'un des financiers occultes du clan Bhutto, associé au Libanais Ziad Takkieddine

D'après un rapport, intitulé « Nautilus » et réalisé par la DCN dès septembre 2002, ce deuxième réseau aurait alimenté en commissions le clan Balladur, pour financer la campagne électorale présidentielle de 1995. C'est la conclusion des auteurs anonymes de ce rapport :

« Après de nombreux contacts, tant en Europe qu'au Pakistan, nous parvenons à la conclusion que l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes (des services secrets pakistanais, Ndla) (…)

Les personnalités ayant instrumentalisé le groupe islamiste qui a mené à bien l'action poursuivaient un but financier (…) Il s'agissait d'obtenir le versement de commissions non honorées. »

4L'équipe balladurienne

Dans la période 1993-1995 de la deuxième cohabitation, qui avait la haute main sur ces négociations ? Les deux intermédiaires (El-Assir et Takkieddine) avaient table ouverte au cabinet de François Léotard, où toutes ces affaires ont été suivies par le conseiller spécial du ministre de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres.

Un cran au-dessus, deux hommes ont géré ce type de dossier :

  • Nicolas Bazire, le directeur de cabinet du Premier ministre, qui a autorisé à DNC International la création d'une société offshore au Luxembourg en 1994. « Heine SAA » a pour but de « gérer des contrats d'ingiénierie commerciale ». Comme l'a révélé Bakchich, un document saisi par les enquêteurs de la DNIF mentionne…

« … l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre et celui du ministre du Budget, et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l'élection présidentielle de 1995 »

  • Nicolas Sarkozy est alors ministre du Budget. A ce titre, il autorise ou refuse les commissions déclarées auprès de l'administration des douanes pour y être défiscalisées, des bordereaux où figurent le montant du pot-de-vin, le nom du bénéficiaire et le marché concerné.

5Le « nettoyage » de 1995

Après son élection à la présidence en 1995, Jacques Chirac décide, dit le rapport Nautilus, « d'assécher les réseaux de financement occulte ». Le nouveau ministre de la Défense, Charles Millon, est chargé de ce « nettoyage ». Même si 85% des commissions ont déjà été versées, via deux banques suisses, sur les comptes de deux sociétés panaméennes.

A ce moment-là, les intermédiaires reviennent plusieurs fois à la charge, jusqu'à se rappeler au bon souvenir du gouvernement français, trois jours après la réélection de Jacques Chirac, au printemps 2002.

6Le « marchandage » évoqué par Chirac

Lors de l'oraison funèbre prononcée lors des obsèques des Français, le 13 mai 2002 à Cherbourg, le chef de l'Etat a explicitement fait référence à l'arrière-plan de cette affaire, en trois phrases :

  • « Cherbourg paie un lourd tribut à l'engagement des siens pour le rayonnement et la défense des intérêts de la France. »
  • « Ce crime est monstrueux. Ses auteurs seront punis. »
  • « Ma détermination, comme celle du gouvernement, est totale. Nous ne céderons ni à la menace, ni au chantage. »

Quel chantage ? Jacques Chirac ne l'a jamais expliqué.

7Le silence des politiques

Aujourd'hui, aucun des responsables politiques impliqués dans cet imbroglio n'en conserve le moindre souvenir. Jeudi, sur France 2, l'ancien Premier ministre Edouard Balladur n'a pas été plus loquace :

« Aucune preuve n'a jamais été apportée, c'est tout ce que j'ai à dire… Si quelqu'un a quelque chose à dire et bien, qu'il le dise. »

Mise à jour le 19/6/09 : « C'est grotesque, voilà, c'est ma réponse » : Interrogé à Bruxelles vendredi, en marge du Conseil européen, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu commenter sur le fond les informations attribuant l'attentat en 2002 contre des salariés de la DCN à la suspension du versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre d'une vente d'armes.

Photo : Jacques Chirac décore les victimes de l'attentat de Karachi (Reuters)

Par Gaullisme populaire :Daniel Hentzé - Communauté : La communauté des Gaullistes . - Publié dans : l'évènement du jour,
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