Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie en faveur d'une "police localisée"

MONTFERMEIL (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est prononcé lundi à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) en faveur d'une "police localisée" à l'issue d'une "réunion de cohésion" consacrée à la sécurité dans le département.
Pour la première "réunion de cohésion" en Seine-Saint-Denis, dont elle avait annoncée la tenue après la publication d'un rapport en décembre 2006 évoquant un "climat d'insécurité permanent" dans ce département, Mme Alliot-Marie a rencontré lundi durant plus de deux heures des élus locaux, des responsables d'associations et des gens "du terrain", qui lui ont exposé leurs difficultés.
Elle a réagi devant la presse après que deux des participants, le maire (UMP) de Montfermeil et une jeune femme responsable d'un bailleur de société HLM, eurent réclamé le retour de la "police de proximité, initiée par le gouvernement de Lionel Jospin et progressivement abandonnée en 2002 par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
"Il s'agit plus de ce que j'appelle une police localisée, une police qui connaît les principaux responsables" et, pour cela, "il faut être là depuis un certain temps, sur une zone géographique qu'on connaît", a-t-elle précisé.
Elle a rappelé avoir "toujours dénoncé (qu'il s'agissait) d'une police de proximité qui consiste à faire autre chose que de faire le travail de police, par exemple jouer au foot avec les jeunes".
Or, chacun doit être dans le cadre de ses responsabilités", a-t-elle jugé, "c'est ce qui a été dit au cours de cette réunion", a-t-elle poursuivi.
De même, elle a estimé qu'avait aussi été exprimé "le souhait que soit mise en place (une) véritable chaîne de la sécurité (car) c'est avec l'action de tous que nous trouverons les bonnes solutions: une action qui commence par la prévention (jusqu'à) la réinsertion".
Des responsables du collectif AC le feu ont regretté que les policiers ne se soient pas exprimés. "On était là à parler du rapport police-citoyens-jeunes et les premiers concernés n'ont pas pris la parole, n'ont pas exprimé leur ressenti alors qu'on leur tendait une perche, c'est dommage", a ainsi constaté Fatima Henry.
"C'était un rendez-vous pour faire connaissance mais s'arrêter là serait de la rigolade, il faut plusieurs rendez-vous pour approfondir les pistes évoquées", a-t-elle ajouté.
A cet égard Mme Alliot-Marie a annoncé la tenue de "plusieurs autres réunions (de ce type) dans d'autres villes du département, probablement trois ou quatre (avec) d'autres ministres du gouvernement"
C'est ce que souhaitait un autre membre du collectif, Jillali Mekki, qui venait de lui dire que le problème était "surtout celui de l'insécurité sociale" et que "pour aller chercher le problème au fond, il faudrait qu'il y ait d'autres ministères autour de la table".
Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie en faveur d'une "police localisée"
![]() |
MONTFERMEIL (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est prononcé lundi à Montfermeil (Seine-Saint-Denis) en faveur d'une "police localisée" à l'issue d'une "réunion de cohésion" consacrée à la sécurité dans le département.
Pour la première "réunion de cohésion" en Seine-Saint-Denis, dont elle avait annoncée la tenue après la publication d'un rapport en décembre 2006 évoquant un "climat d'insécurité permanent" dans ce département, Mme Alliot-Marie a rencontré lundi durant plus de deux heures des élus locaux, des responsables d'associations et des gens "du terrain", qui lui ont exposé leurs difficultés.Elle a réagi devant la presse après que deux des participants, le maire (UMP) de Montfermeil et une jeune femme responsable d'un bailleur de société HLM, eurent réclamé le retour de la "police de proximité, initiée par le gouvernement de Lionel Jospin et progressivement abandonnée en 2002 par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
"Il s'agit plus de ce que j'appelle une police localisée, une police qui connaît les principaux responsables" et, pour cela, "il faut être là depuis un certain temps, sur une zone géographique qu'on connaît", a-t-elle précisé.
Elle a rappelé avoir "toujours dénoncé (qu'il s'agissait) d'une police de proximité qui consiste à faire autre chose que de faire le travail de police, par exemple jouer au foot avec les jeunes".
Or, chacun doit être dans le cadre de ses responsabilités", a-t-elle jugé, "c'est ce qui a été dit au cours de cette réunion", a-t-elle poursuivi.
De même, elle a estimé qu'avait aussi été exprimé "le souhait que soit mise en place (une) véritable chaîne de la sécurité (car) c'est avec l'action de tous que nous trouverons les bonnes solutions: une action qui commence par la prévention (jusqu'à) la réinsertion".
Des responsables du collectif AC le feu ont regretté que les policiers ne se soient pas exprimés. "On était là à parler du rapport police-citoyens-jeunes et les premiers concernés n'ont pas pris la parole, n'ont pas exprimé leur ressenti alors qu'on leur tendait une perche, c'est dommage", a ainsi constaté Fatima Henry.
"C'était un rendez-vous pour faire connaissance mais s'arrêter là serait de la rigolade, il faut plusieurs rendez-vous pour approfondir les pistes évoquées", a-t-elle ajouté.
A cet égard Mme Alliot-Marie a annoncé la tenue de "plusieurs autres réunions (de ce type) dans d'autres villes du département, probablement trois ou quatre (avec) d'autres ministres du gouvernement"
C'est ce que souhaitait un autre membre du collectif, Jillali Mekki, qui venait de lui dire que le problème était "surtout celui de l'insécurité sociale" et que "pour aller chercher le problème au fond, il faudrait qu'il y ait d'autres ministères autour de la table".


