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Informations Générales.

 La décision de la chaîne de restauration rapide Quick de vendre exclusivement de la nourriture halal dans huit de ses 350 restaurants français déclenche une procédure en justice à Roubaix (Nord) et une polémique.

Le porc est remplacé par la dinde et le reste de la viande est labellisé conforme aux rites d'abattage musulmans. Le maire socialiste de Roubaix René Vandierendonck a déposé plainte auprès du procureur pour "discrimination", a dit à Reuters jeudi son avocat Franck Berton. Il a dit faire procéder à un constat d'huissier.

L'avocat explique qu'il y a un problème juridique car la société a choisi à ses yeux de manière discriminatoire les huit sites pour ses restaurants halal, car ils concernent des lieux où la population musulmane est importante.

"Ce qui est contesté, c'est l'exclusivité du produit à la vente. A Roubaix, il n'existe que ce seul Quick. Pourquoi les Roubaisiens seraient obligés d'aller à Lille ou ailleurs pour trouver du bacon ?", a dit Me Berton.

"Je souhaite faire respecter une offre commerciale non discriminatoire. Je mets en avant une position de droit en disant oui à une offre halal mais non exclusive", a dit le maire au quotidien régional La Voix du Nord.

Il est soutenu par le député UMP du Nord Sébastien Huygue, qui dénonce dans un communiqué des "agissements contraires aux principes de notre République".

En revanche, le président du groupe UMP à l'Assemblée Jean-François Copé a jugé la polémique "un peu excessive" sur le Figaro-le Talk-Orange.

Au terme de la loi, les commerces ne sont pas un service public et n'ont pas obligation d'assurer une diversité de produits, ce qui exclurait toute spécialisation.

Trois de ces restaurants Quick Halal sont en banlieue parisienne, deux à Marseille et les autres à Toulouse, Villeurbanne et Roubaix. La chaîne Quick parle "d'expérimentation".

C'est la vice-présidente du Front National, Marine Le Pen, en campagne pour les élections régionales qui s'est emparée de la question.

"Tous ceux qui viendront acheter dans ce Quick paieront en réalité une taxe aux organismes islamiques de certification (...) Je trouve cela inadmissible", a-t-elle dit dimanche.

Selon Me Berton, une taxe est en effet payée pour la certification de la viande effectuée par la mosquée d'Evry.

Les restaurants Quick sont détenus depuis 2006 par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui a mandaté la banque d'affaire Rothschild pour envisager une vente.

Thierry Lévêque

Les burgers halal de Quick difficiles à digérer

Restauration. Depuis fin novembre, 8 restaurants de l'enseigne de fast-food Quick proposent de la viande halal. Celui de Basso Cambo en fait partie.


Quick fera le bilan de son test halal en mai. Photo DDM, archives.

La polémique enfle depuis quelques jours. Le halal proposé dans les restaurants Quick fait réagir de nombreuses personnalités politiques. Il existe 8 établissements sur les 350 que compte la chaîne de fast-food en France qui testent le « tout halal », depuis le 30 novembre. Les Quick de Toulouse Mirail, Marseille ou Roubaix ne servent depuis cet automne que des hamburgers garnis de viande de bœuf venant de bêtes abattues selon le rite halal. Ce dernier permet entre autres une plus grande hygiène et moins de souffrance pour l'animal. Le but de l'enseigne ? « Tester l'offre commerciale et voir si c'est techniquement faisable. »

Du bacon de dinde

Pour alerter le consommateur, des enseignes sont disposées à chaque entrée des restaurants, comme celui de Basso Cambo. Il est écrit que « les viandes proposées sont certifiées halal avec la garantie des instances compétentes, dépositaires de l'agrément. » Seules les viandes sont certifiées. Elles sont sélectionnées et achetées auprès de fournisseurs français ou européens agréés. Le reste du burger n'est pas halal : « le pain, la sauce ou les légumes ne respectent pas le rite musulman ». Pour le dessert glacé aussi, il faudra repasser. Et l'offre du moment, le Strong Bacon ? « Il est adapté en utilisant de la dinde fumée, ou bien il est retiré du menu. »

La différence avec un Quick « classique » n'est pas notable pour qui ne s'y intéresse pas. Pour Naouelle, musulmane de trente ans non pratiquante, cela représente un pas important : « je ne pense pas que ce soit discriminatoire envers les autres religions, car la viande halal a le même goût. Au contraire, cela permet à tout le monde d'en manger ! » D'autres sont moins intrigués par la question. Amine, étudiant au Mirail, vient « manger ici car c'est pratique. Je n'avais pas remarqué que c'était halal. »

Jacques Raboin, propriétaire franchisé du Quick de Basso Cambo, avait pourtant fait de la pub dans les quartiers dès l'été dernier. Instigateur de cette offre au plan national, Jacques Raboin commentait à l'automne : « nous avons augmenté notre fréquentation de manière significative ». Convaincu par Jacques Raboin, Quick attend maintenant l'issue du test, prévue fin mai, pour prendre une décision, « grâce à l'analyse des résultats et aux réactions des consommateurs. » A Basso Cambo, la clientèle semble partagée, même si l'offre a plus attiré que repoussé.

Une polémique nationale

La volonté de Quick de mettre à l'essai ces 8 restaurants a déclenché beaucoup de réactions. La plus récente a eu lieu hier, à propos du restaurant de Roubaix. Le maire socialiste de la ville, René Vandierendonck, a menacé de saisir la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations). L'élu a déclaré : « cela ne me gène pas qu'il y ait une offre halal, mais quand on ne propose plus que cela, cela devient discriminatoire. » La semaine dernière, c'est Marine Le Pen qui avait mis le feu aux poudres. La vice-présidente du FN avait jugé « inadmissible » une situation qui oblige selon elle les clients à « verser une taxe aux organisations islamiques de certification ».

mardi 9 février - 13:29:03 France Info.
France Info - © FOTOLIA

 

Enquête ouverte après le placement en garde à vue d’une mineure de 14 ans

France Info - 06:31

      Au départ, une bagarre, la semaine dernière, dans le collège d’Anne dans le XXème arrondissement de Paris. La collégienne n’aurait fait que s’interposer. Là voilà pourtant interpellée le lendemain, chez elle, au saut du lit, menottée et placée en garde à vue pendant neuf heures...
      Une procédure que sa mère juge "disproportionnée". Son avocat dénonce "le manque total de discernement" des policiers. Ceux-ci nient la version des faits de la collégienne. Le préfet de police de Paris vient d’ouvrir une enquête administrative.

      Récit d’une garde à vue en pyjama à 14 ans Par Grégory Philipps  (1'54")
       

      Selon la mère d’Anne et son avocat, les policiers auraient respecté la procédure, en matière de garde à vue des mineurs de 13 ans et plus. Les parents ont été prévenus, par un message sur un téléphone portable. La très jeune fille a subi un examen médical. Et son interrogatoire s’est déroulé sous l’œil d’une caméra. Mais pour sa mère, c’est une garde à vue "disproportionnée" ! Les policiers ne lui ont même pas laissé le temps de s’habiller.

      En savoir plus
      Les règles de la garde à vue pour les mineurs

      Avant 10 ans, un mineur ne peut être retenu. De 10 à 13 ans, il peut être retenu mais pas gardé à vue. Après 13 ans, il peut être gardé à vue pour 24 heures (renouvelables) mais selon certaines conditions qui diffèrent si l’adolescent a plus ou moins de 16 ans.


       
       
       

      Pour avoir voulu, selon ses dires, séparer deux camarades, Anne devra répondre de "coups portés en réunion". Deux autres jeunes filles aussi. Elles auraient subi le même sort, selon leur avocat commun Me Jean-Yves Halimi.

      Mais, la police ce matin se défend, affirmant que les règles ont toutes été scrupuleusement respectées. Qu’il n’y a eu ni menottes, ni pyjama. Que la jeune fille a même plaisanté avec les policiers... C’est une "non-affaire" pour Mohammed Douhane, représentant du syndicat Synergie.

      La version de Anne, démentie par Mohammed Douhane,  commandant de police et membre du syndicat d’officiers de police Synergie  (1'41")
       

      Pourtant, la mère de Anne maintient que sa fille portait un pyjama-jogging, quand elle a été emmenée par les policiers. Et qu’elle a bien été menottée...

      Les précisions de la mère de Anne Recueillies par Grégory Philipps  (0'48")
       

      Une enquête administrative a donc été confiée à l’Inspection générale des services (IGS, la "police des polices"), a annoncé la préfecture de police.

      Cette affaire intervient en plein débat sur la garde à vue en France, une mesure policière jugée arbitraire par les avocats et dont l’usage se banalise depuis quelques années, y compris chez les mineurs. Selon un médecin de Seine-Saint-Denis, dans ce seul département, en 2007, il y aurait eu 2.500 gardes à vue d’adolescents de 13 à 15 ans.

      Anne, en tout cas, est convoquée au tribunal dans un peu plus d’un mois. Un policier, pendant la garde à vue, aurait déclaré : "je n’ai jamais passé des menottes à des poignets aussi fins".

      Cécile Quéguiner

      Une collégienne de 14 ans a passé neuf heures en garde à vue

      Créé le 09.02.10 à 08h14
      Mis à jour le 09.02.10 à 08h55  | 20  minutes

      Ses parents jugent la procédure «disproportionnée»...

      Anne, une jeune collégienne de 14 ans, a été placée en garde à vue pendant neuf heures la semaine dernière, rapporte France Info. La raison? Une bagarre dans laquelle elle aurait tenté de s'interposer dans son collège du XXe arrondissement de Paris

      Le lendemain, elle était interpellée chez elle, en pyjama, sans même avoir eu le droit de s'habiller. Une procédure jugée «disproportionnée» par ses parents qui ont été prévenus par un simple message sur leur téléphone portable. L'avocat de la jeune fille dénonce lui «le manque total  de discernement» des policiers.

      La police a respecté la procédure

      «Cependant, les policiers auraient respecté la procédure, en matière de garde à vue des mineurs de 13 ans et plus», explique France Info. «La préfecture de police de Paris ne confirme, ni n’infirme les faits.»

      Anne a été convoquée au tribunal «dans un peu plus d'un mois» pour «coups portés en réunion».

      Les Français boudent les restaurants

      Charles Gautier
      08/02/2010 | Mise à jour : 21:42
      |le figaro

      La baisse de la TVA à 5,5 %, effective depuis juillet, a tout juste permis d'atténuer la chute de la fréquentation. Seuls les établissements de restauration rapide ont tiré leur épingle du jeu.

      Annoncée en fanfare, l'entrée en vigueur de la TVA à 5,5 % dans la restauration, effective depuis juillet, n'a pas permis de rameuter les clients.

      La fréquentation dans les cafés, restaurants et fast-foods a reculé de 1,2 % l'an passé, selon l'institut d'étude NPD. Pis, les clients ont surveillé leurs portefeuilles à chaque visite, et le ticket moyen a reculé de 0,6 %, à 6,43 euros. Au total, les dépenses des Français dans les restaurants ont reculé de 1,8 % l'an passé, à 33,5 milliards d'euros.

      «L'année 2009 a été très maussade, observe Christine Tartenson, directrice du secteur alimentation de NPD. Mais cette tendance masque une consommation à deux vitesses.» Si la restauration rapide a tenu le choc, les établissements offrant un service à table (brasseries, cafés, restaurants à thème), ceux-là même qui devaient profiter de la baisse de la TVA, ont particulièrement souffert.

       

      La chute s'est juste ralentie à partir de juillet

      «La baisse de la TVA pour la restauration à 5,5 % a peut-être permis d'adoucir la situation au deuxième semestre», estime Christine Tartenson.

      En apparence, la chute dans les restaurants traditionnels s'est en effet ralentie depuis le passage à 5,5 %. Après avoir baissé de 5,6 % au premier semestre, la fréquentation n'a ainsi reculé que de 2,8 % à partir du 1er juillet.

      Mais, au même moment, elle est paradoxalement repartie à la hausse dans la restauration rapide, alors que la TVA y est restée inchangée, à 5,5 %. Après une baisse de 0,4 % sur les six premiers mois, la fréquentation est revenu en croissance de 0,1 % sur la seconde partie de l'année.

      Résultat : près des trois quarts des visites se font désormais dans la restauration rapide. Et en chiffres d'affaires, fast-foods, sandwicheries, cafétérias et grandes surfaces s'arrogent près de la moitié du marché.

      Pourtant, tous les patrons de café et restaurants traditionnels n'ont pas fait les mêmes efforts, une fois obtenue la baisse de la TVA, après de longues années de lobbying.

      Selon l'Insee, depuis le 1er juillet, la baisse n'était que de 1,41 % pour les restaurateurs et de 0,95 % pour les cafés, bien loin des 3 % des engagements pris par les représentants de ces deux professions. Et, selon NPD, sur l'ensemble de l'année, le prix payé pour un repas dans les restaurants traditionnels a reculé de seulement 0,4 %.

      La mesure a pourtant bénéficié aux enseignes qui ont pu l'appliquer, notamment dans les grandes chaînes de restaurants, qui disposaient de la surface financière suffisante pour revoir leur prix au moment où le trafic baissait du fait de la crise.

      Certains restaurateurs ont su répercuter une partie de la baisse de la TVA sur leur carte… et surtout en faire un argument marketing. Quelques-uns ont apparemment atteint leurs objectifs en dépit de la relative modicité des remises.

       

      Ventes en hausse chez Buffalo Grill

      «Nous avons gagné 300 000 clients lors du deuxième semestre par rapport à la première partie de l'année, explique Gilles Boucher, directeur marketing de la chaîne Buffalo Grill. Les ventes de certains produits ont augmenté de 20 %.»

      La répercussion de la baisse de la TVA a également un effet psychologique. «Les clients ont été contents de voir leur restaurateur quotidien jouer le jeu de la répercussion», explique une porte-parole du Syndicat national des hôteliers restaurateurs cafetiers (Synhorcat) où l'on assure que 70 % des restaurateurs se sont sentis concernés.

      Restaurateur dans le centre de Paris, Alain Fontaine raisonne en terme d'image. «Il y a eu un côté sympathique pour notre clientèle habituée, dit-il, mais je pense que ceux qui n'ont pas répercuté cette baisse ont dû faire beaucoup, beaucoup de pédagogie pour expliquer leur position.»

      Les résultats obtenus par les bons élèves de la baisse de la TVA pourraient donner des idées aux restaurateurs. Dans le cas contraire, les fast-foods continueront à gagner des parts de marché.

      L'Est du pays se prépare à l'une des pires tempêtes de neige depuis le début du siècle dernier. Et s'emmitoufle en attendant le Superbowl, dimanche.

      Washington sous la neige le 5 février 2010

      AFP/Nicholas Kamm

      Washington, vendredi.

      Les premiers flocons d'une énorme tempête de neige, une "snowpocalypse" ou "snowmageddon" comme l'appellent déjà les internautes, ont commencé à tomber vendredi après-midi à Washington, où les habitants prennent d'assaut les supermarchés, par crainte d'une paralysie des transports - d'autant plus que l'après-midi de dimanche sera consacrée au Super Bowl, la finale du championnat de football américain, le plus grand événement sportif de l'année aux Etats-Unis.

      Les supporters préparent la rencontre entre les Saints de La Nouvelle-Orléans et les Colts d'Indianapolis en faisant le plein de chips et de bière, tandis que les rayons laitages et les stocks de sel de déneigement sont dévalisés.

      Cette seconde grande vague d'intempérie de la saison pourrait charrier jusqu'à 75 centimètres de neige dans la capitale américaine, selon les services de météorologie nationale, qui ont dû revoir à la hausse leurs prévisions alors que les premiers flacons faisaient leur apparition à Washington.

      Elle pourrait battre le record de 1922, quand 71 centimètres de neige avait recouvert la ville, selon un climatologue de l'université du Colorado: "Même si nous n'avons que 50 cm, ce sera la troisième plus grosse chute de neige" à Washington.

      Le Capitole sous la neige le 5 février 2010 à Washington

      AFP/Tim Sloan

      Le Capitole sous la neige, vendredi, à Washington.

      L'alerte concerne plusieurs Etats, du New Jersey à la Caroline du Nord et jusqu'à l'Indiana, vers l'ouest. La très grande majorité des quelque 200 vols annoncés au départ de l'aéroport international de Dulles étaient déjà annulés.

      Les termes de "snowpocalypse" et de "snowmageddon" sont apparus sur les réseaux sociaux en ligne. Ils sont parmi les plus consultés avec "blizzard" ou "tempête". "C'est la 'snowpocalypse', préparez un sac à dos pour le boulot avec de la nourriture pour trois jours", prévenait stereojam vendredi matin sur Twitter. "Nous nous préparons à brûler les meubles pour rester au chaud si cela devient nécessaire", signalait de son côté itstwinsanity, un rien plus alarmiste...

      Washington sous la neige le 5 février 2010

      AFP/Tim Sloan

      Washington sous la neige.

      Même s'il avait critiqué l'an dernier la propension de Washington à se mettre en catalepsie dès le moindre flocon, Barack Obama "respecte des prévisions annonçant 60 centimètre de neige", a assuré vendredi le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Le président américain, qui a la chance de ne "même pas devoir déblayer son allée", passera son dimanche devant le Superbowl, avec "30 à 40" personnes à la Maison Blanche.

       
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