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Travaux parlementaires.

Publié le 22/07/2009 à 18:52 - Modifié le 22/07/2009 à 20:10 Le Point.fr

TRAVAIL DOMINICAL

Et si les sénateurs disaient non...


Et si les sénateurs disaient non...

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Le Sénat a poursuivi mercredi l'examen du texte sur le travail du dimanche avec des passes d'armes animées gauche-droite tandis qu'à l'UMP la crainte d'éventuelles défections dans ses rangs grandissait à l'approche du vote qui devrait intervenir jeudi. À la veille ou l'avant-veille de la fin de la session, l'hémicycle était toujours très garni, la gauche très mobilisée tentant de faire passer au moins un des 140 amendements déposés sur cette proposition de loi UMP afin d'éviter un vote "conforme" (sans modification du texte déjà voté par les députés) et donc définitif.

En cas d'adoption d'un amendement, il faudrait la convocation d'une Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) retardant d'autant le vote final. Les responsables du groupe UMP ne quittaient guère les abords de l'hémicycle veillant à une présence suffisante pour être majoritaire dans les votes. "Nous devrions passer mais de justesse", s'inquiétait un membre du groupe. "Tout va bien se passer", rassurait le ministre des Relations avec le Parlement, Henri de Raincourt, également très présent.

André Lardeux (UMP) et Jean-Paul Alduy (UMP) ont indiqué qu'ils voteraient contre mais l'inconnue demeure sur le nombre d'abstentions dans la majorité dont les centristes, arbitres de la droite. Marie-Thérèse Hermange (UMP) a notamment fait part de ses doutes. "Je suis perplexe", "le dimanche c'est le jour du rendez-vous avec l'Autre, pour les Chrétiens, le Christ appelle à un rendez-vous", a-t-elle lancé, applaudie à gauche mais aussi sur plusieurs bancs UMP et Union Centriste.

PS, PCF et Verts ont harcelé la majorité tout en faisant part de leur désillusion. "Je ne me fais aucune illusion, j'ai entendu M. About (président du groupe Union Centriste) apporter le soutien mollement conditionnel de son groupe", a déclaré Annie Jarraud-Vergnolle (CRC-SPG). "Le texte sera voté avec 10 voix d'avance, tout est bouclé d'avance" pronostiquait dans les couloirs du Sénat, Raymonde Le Texier (PS).

Nicolas About a assuré soutenir "avec force" un texte qui "ne fait que corriger les difficultés de sites comme ceux de Plan de campagne et Eragny en régularisant la situation". Il a tenté une sortie vers les élus catholiques tançant la gauche qui "fût, à la pointe du combat pour régulariser des situations qui tombaient sous le coup de la justice. Je pense à l'avortement". Jean Desessard (Vert) a ironisé de son côté sur le classement "zone touristique" du quartier de la Défense. Le texte autorise sous des régimes différents le travail dominical dans les communes t
ouri
stiques et les grandes zones commerciales de Paris, Lille et Marseille.

Le travail dominical en danger au Sénat

 

C'est un ténor de l'UMP qui le dit : « C'est très chaud. » Alors que les sénateurs ont entamé hier l'examen du texte sur le travail dominical, les responsables de la majorité sont inquiets. Votée la semaine dernière à une étroite majorité par les députés, la proposition de loi controversée n'est pas assurée de son sort au Palais du Luxembourg. A la manoeuvre, le président de la chambre haute, Gérard Larcher, les présidents des groupes UMP (Gérard Longuet) et centriste (Nicolas About), le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Henri de Raincourt (ancien président du groupe UMP au Sénat) et l'Elysée font et refont les comptes. Les derniers font état d'une avance de 3 à 7 voix seulement en faveur du texte. Assez pour être optimiste, mais trop peu pour être serein. « C'est plus serré que prévu », avoue un proche du chef de l'Etat.

Le problème est que l'UMP ne dispose pas au Sénat, à la différence de l'Assemblée, de la majorité absolue des suffrages. Et même en faisant le plein dans ses propres rangs (151 élus en comptant les apparentés) et avec l'appui de la totalité des 29 élus de l'Union centristes, elle ne la dépasse que de 8 voix. Or sur l'extension du travail le dimanche, une partie d'entre eux renâclent, craignant que le texte n'ouvre la voie à une généralisation. Tiraillé entre élus Modem, Nouveau Centre et UDF historiques, le groupe centriste n'est pas unanime. Au sein de l'UMP, aussi, certains ont des états d'âme. Sénateur du Maine-et-Loire, André Lardeux est déterminé à voter contre. Et d'autres s'abstiendront, notamment parmi les Alsaciens, même si leur région n'est plus concernée par la proposition de loi.

Des réserves

C'est le cas de Fabienne Keller, « très réservée à cause de la symbolique que porte » le texte. « La question du rythme de vie et du respect du temps est quelque chose d'important », insiste l'ancien maire de Strasbourg. Tout juste a-t-elle accepté de ne pas voter contre, « pour faire un geste envers l'exécutif ». Hier, Gérard Longuet a, d'ailleurs, tenté de jouer sur cette corde sensible, demandant à ceux qui sont tentés de s'abstenir de voter pour, et aux opposants de s'abstenir. Pour le président du groupe UMP comme pour son homologue centriste, l'issue du vote est en tout cas d'importance. Les deux hommes viennent d'accéder à ces postes après l'entrée d'Henri de Raincourt et de Michel Mercier au gouvernement.

Leur tâche ne consiste pas seulement à s'assurer que le texte soit voté. Il faut aussi que le vote du Sénat soit conforme à celui de l'Assemblée pour que l'adoption soit définitive et que le travail dominical ne revienne pas empoisonner la vie de la majorité à la rentrée. En commission, la proposition de loi a été votée sans changement. Mais face à une gauche très remontée, les sénateurs UMP et centristes seront-ils toujours assez nombreux dans l'hémicycle pour contrer tous les coups ?

PIERRE-ALAIN FURBURY, Les Echos

 

Hadopi revient à l’Assemblée par son versant glissant

Examen à partir de ce matin du volet révisé de la loi Création et Internet. Avec une gauche en embuscade et une droite divisée.


ERWAN CARIO et ASTRID GIRARDEAU libèration.

L'assemblée nationale.

L'assemblée nationale. (© AFP Pierre Verdy)


L’époque des grands débats de fond sur les motivations et les dangers de la loi Création et Internet et de la défense de l’industrie culturelle semble bel et bien révolue. Pour ce troisième passage devant l’Assemblée, Hadopi est avant tout l’objet de manœuvres parlementaires destinées à, coté droite, expédier l’affaire au plus vite, ou, coté gauche, la ralentir suffisamment pour atteindre la rentrée. En résumé, le projet de loi «protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet» sera-t-il voté par le Parlement d’ici fin juillet ?

Sanctions. Pour rappel, le 10 juin, le Conseil constitutionnel censure une partie de la loi Création et Internet. Dès le 12 juin, le gouvernement promulgue les parties non censurées, et rédige un nouveau texte sur la partie des sanctions. Ce dernier est présenté en Conseil d’Etat le 19 juin, puis adopté, le 24, en conseil des ministres. Un recours à la procédure accélérée est décidé, afin que le texte puisse être définitivement adopté avant la fin de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le vendredi 25 juillet à midi. Le 1er juillet, le texte est examiné par la commission des affaires culturelles du Sénat. Sept jours plus tard, et après moins de cinq heures de débats, il est adopté par la Chambre haute. Le 15, le texte passe en commission des affaires culturelles, cette fois de l’Assemblée, avant d’être examiné par les députés dès ce matin. L’objectif : des débats et un vote pliés en trois jours maximum.

ISF. Pas vraiment du goût des députés de l’opposition. Leur but : bloquer la tactique du gouvernement, décidé à faire passer en catimini ce projet en plein été. Plus de huit cents amendements ont ainsi été déposés afin de faire traîner les débats, et empêcher un vote cette semaine. Plusieurs d’entre eux s’amusent d’ailleurs à rebaptiser le projet de loi. On retiendra «Projet de loi tendant à préserver le patrimoine des artistes redevables de l’ISF», déposé par le député apparenté communiste Jean-Pierre Brard ou encore «Projet de loi visant à ne pas traiter de la rémunération des artistes et des ayants droit». Pas sûr que ça passe.

Mais la guerre des amendements ne réussit pas toujours, et son ampleur est ici toute relative : en 2006, sur le projet de loi relatif au secteur de l’énergie, 137 119 amendements avaient été déposés. Surtout, beaucoup sont similaires, et en les regroupant, le nombre d’amendements discutés et votés en séance sera de fait moindre. Bien sûr, les députés de l’opposition ont prévu par ailleurs de multiplier les rappels au règlement et autre subtilités permettant de ralentir l’examen du texte.

Grande frayeur. Mais on peut se demander pourquoi l’opposition se fatigue, alors que c’est la majorité qui risque bien d’empêcher le sprint final. En effet, pour que le vote à l’Assemblée soit définitif, il faut que le texte soit identique à celui voté par le Sénat. Or, mercredi dernier, en commission des affaires culturelles, c’est le rapporteur de la loi lui-même, Frank Riester, qui s’est chargé d’amender le projet de loi. Les risques d’inconstitutionnalité étaient semble-t-il trop élevés. Et la grande frayeur du gouvernement reste quand même une deuxième censure du Conseil constitutionnel 

Tout n’est pas perdu pour autant. Il reste encore deux solutions pour tenir les délais : la constitution express d’une commission mixte paritaire chargée de trancher entre les articles votés au Sénat et ceux de l’Assemblée, ou, étrangement, la levée de la procédure accélérée. Dans ce cas, un second passage au Sénat qui, en quelques petites heures, voterait un texte conforme, suffirait pour que le texte soit définitivement adopté et promulgué.

Dans cette guéguerre politique, l’arme la plus massive, et la plus difficilement contournable, reste entre les mains de l’opposition. Il s’agit du vote solennel. Ce dernier, qui peut être demandé par n’importe quel président de groupe, impose le respect d’un ensemble de règles, par exemple la présence des députés dans l’hémicycle ou l’explication des votes de chaque groupe. «C’est un jeu politique, et il existe sûrement des artifices du règlement qui permettent de le déjouer, confie un proche du dossier. Mais, si de tels instruments existent, ils sont à double tranchant.» Les jours qui viennent s’annoncent donc agités. Et le feuilleton Hadopi n’est plus à un rebondissement près.

 

Travail dominical : majorité étroite à l'Assemblée

Sophie Huet  le figaro.
Charles de Courson (Nouveau Centre) s'est abstenu, tandis que François Bayrou (MoDem) a voté contre.
Charles de Courson (Nouveau Centre) s'est abstenu, tandis que François Bayrou (MoDem) a voté contre.Crédits photo : Le Figaro

Plus de cinquante députés de la majorité ont refusé de voter la proposition de loi de Richard Mallié.

Cinquante-deux députés de la majorité n'ont pas voté la proposition de loi UMP sur les dérogations au repos dominical, qui a été adoptée mercredi après-midi par 282 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 238 (PS, PCF, Verts). Dix UMP ont voté contre ce texte dont ils craignent qu'il ne soit une étape vers la généralisation du travail du dimanche. Parmi eux, les élus des départements concordataires d'Alsace-Moselle Yves Bur, Denis Jacquat, Jean Ueberschlag et Marie-Jo Zimmermann, alors que le texte ne s'appliquera pas dans leur région, à leur demande expresse ! Quinze UMP se sont abstenus et vingt et un n'ont pas pris part au vote.

Au Nouveau Centre, onze élus ont voté pour, cinq se sont abstenus, dont Charles de Courson, Jean Dionis du Séjour et François Rochebloine, et un a voté contre, Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine). François Bayrou, les ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan et Daniel Garrigue, les villiéristes Véronique Besse et Dominique Souchet, ont également voté contre.


Adoption laborieuse

Les élus bretons et normands ont été parmi les plus réticents. «Ce texte ne s'appliquera jamais à Vitré (la commune dont il est maire) ni dans la quasi-totalité des villes de l'Ouest», affirme Pierre Méhaignerie, qui a voté le texte sans enthousiasme. «Je crains un premier coup de canif dans notre pacte social», explique Jacques Le Guen (UMP, Finistère), qui s'est abstenu. «J'ai voté contre ce texte, qui porte en germe la généralisation du travail du dimanche sous la pression des faits», justifie Guénhaël Huet, député maire UMP d'Avranches (Manche). Daniel Fasquelle, député maire UMP du Touquet (Pas-de-Calais), a aussi voté contre, mais pour une autre raison : il appréhende «la concurrence des grandes villes sur le commerce dans les stations touristiques». Son collègue de la Drôme, Hervé Mariton, a hésité jusqu'à la dernière heure et a fini par voter contre car «il craint la finalité politique» du texte.

À l'inverse, Michèle Tabarot, députée maire UMP du Cannet (Alpes-Maritimes), s'est réjouie de l'adoption du texte au motif que «certaines zones ont besoin de souplesse pour dynamiser le tourisme». Le rapporteur UMP, Richard Mallié, qui a dû revoir quatre fois sa copie pour parvenir à l'adoption «laborieuse» de son texte, ne cachait pas mercredi sa lassitude. «C'est un texte qui a été sabordé, caricaturé.» Le centriste Maurice Leroy fait état d'un «lobbying intense» des partisans du repos du dimanche, «notamment les amis de Christine Boutin». «J'ai été assailli de Textos», confirme la villiériste Véronique Besse, hostile à ce texte qu'elle juge comme «une erreur économique, culturelle et sociétale».

Pour le PS, Jean-Marc Ayrault, a confirmé mercredi que le parti saisirait le Conseil constitutionnel contre ce texte s'il était adopté définitivement d'ici à la fin juillet. Le Sénat en sera saisi les 21 et 22 juillet.

L'arsenal anti-bandes à l'Assemblée

Les députés examinent ce mardi le texte de Christian Estrosi qui prévoit notamment de punir de trois ans de prison le fait de participer à «une bande ayant l'intention de commettre des violences». Les principales mesures.



Liberation.fr


«Aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonnée aux voyous.» Le 28 mai, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy réenfourchait son cheval de bataille: l'insécurité. Avec cette fois une offensive ciblée sur la violence dans les cités et les écoles, en réaction directe à une série d'événements récents: l'«intrusion», le 18 mars dans un lycée de Gagny, d'une vingtaine de jeunes gens encagoulés, l'agression au couteau le 15 mai en Haute-Garonne d'une enseignante par un élève de 13 ans...

Le tour de vis ne s'est pas fait attendre. Mois d'un mois après le discours présidentiel à l'Elysée, l'arsenal sécuritaire réclamé par le Président arrive aujourd'hui devant l'Assemblée, via le texte contre les violences en bandes et à l’école qui sera défendu en fin d'après-midi ce mardi par le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi, un proche de Sarkozy. Passage en revue des principales dispositions.

Les bandes dans le collimateur

— La «participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences» pourra être punie de trois ans d'emprisonnement. Porter une cagoule sera considéré comme une circonstance aggravante (pour rappel, le décret punissant de 1500 euros d'amende le port d'une cagoule lors d'une manifestation est paru samedi au journal officiel).

Le texte ne précise en revanche pas sur quels critères la justice pourra apprécier si, d'une part, un groupe constitue une bande et d'autre part si cette bande à «l'intention de commettre des violences». «Il ne s’agit aucunement de réprimer le simple fait d’être en groupe avec une "bande de copains, a expliqué Estrosi, mais de participer à un groupement qui poursuit le but de commettre des violences ou des destructions ou dégradations de biens. Le simple fait de se promener à plusieurs de façon pacifique n’est donc naturellement pas visé.»

— Une personne qui ne porte pas d'arme mais qui «participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente» pourra être punie de trois à cinq ans de prison.

Peine alourdie si la victime est un enseignant

— Commettre des vols ou violences envers un enseignant ou personnel de l'éducation «en raison de (sa) fonction» et/ou dans une école ou à proximité constituera une circonstance aggravante.

— Les intrusions dans un établissement scolaire seront passibles d'un an de prison, trois ans si l'intrusion est menée en réunion, cinq ans en cas de port d'arme. Cette mesure, qui répond directement à l'affaire du lycée de Gagny, a été durcie après qu’un élève a poignardé son professeur en Haute-Garonne.

Les halls d'immeuble passés au crible

— Un amendement prévoit un renforcement de la surveillance des halls d’immeuble avec la possibilité d’un raccordement des réseaux de surveillance aux réseaux de police municipale ou nationale. Se regrouper dans un hall d'immeuble, déjà passible de deux ans d'emprisonnement, pourra en outre faire l'objet d'une peine complémentaire (travail d'intérêt général).

— La fouille des cartables devrait être présentée en séance publique par un amendement du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos. Il habilitera certains personnels à fouiller les cartables. Dans la même veine, des portiques pourront être installés au cas par cas.

Applaudies à droite, le plan anti-bandes de Sarkozy suscite scepticisme, voire franche opposition à gauche. Seul Manuel Valls, maire PS d’Evry, se dit tenté de voter le texte s’il permet de «lutter efficacement» contre les bandes.

NOUVELOBS.COM | 18.06.2009 | 17:07
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Le député André Gérin, qui a déposé une proposition de résolution afin de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port de la burqa, affirme vouloir "tendre la main aux musulmans".



Une femme portant la burqa (Sipa)

Une femme portant la burqa (Sipa)

Le député-maire André Gerin (PCF), qui a déposé une proposition de résolution afin de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port de la burqa en France, explique, jeudi 18 juin, que le phénomène s'est "amplifié ces dix dernières années" et notamment depuis le 11 septembre.
André Gerin juge que la vision de "ces fantômes ambulants" dans les rues n'est plus possible. De plus, le député-maire note que cette attitude pose "des problèmes pour les cartes d'identités, les passeports, les mariages…". Et ajoute que même s'il est marginal, le port de la burqa s'observe également dans les milieux ruraux et pas seulement en ville.

"Faire reculer l'intégrisme"


La création d'une enquête parlementaire serait l'occasion "d'un dialogue afin de tendre la main aux musulmans", explique André Gerin. "Il ne faut pas stigmatiser ces femmes. Il faut accompagner les musulmans vers un islam apaisé et un islam des lumières", poursuit le député qui invoque le respect aux valeurs républicaines afin de faciliter le vivre ensemble.
"Il faut sortir de notre indifférence. Il est tant de se préoccuper du problème", ajoute le député.
A celles et ceux qui vont défendre leur libre choix et le respect de leur religion, André Gerin rappelle que "la liberté de religion n'est pas celle d'être un fantôme. Le port de la burqa est une véritable régression pour les femmes. Il y a un réel problème de liberté".

Un "emprisonnement"


Le député-maire de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan rappelle que cette résolution n'est pas née par hasard. "Beaucoup d'élus de tous bords politiques s'inquiètent de cette dérive dangereuse. Ces femmes sont véritablement emprisonnées", déclare-t-il.
Le président de Debout la république estime qu'il ne faut pas faire les mêmes erreurs avec la burqa qu'avec le port du voile à l'école. "Il nous a fallu quinze ans pour légiférer. Nous avons perdu beaucoup trop de temps".
Nicolas Dupont-Aignan rappelle que chacun est libre de choisir sa religion et que le but de la commission d'enquête parlementaire n'est pas d'être hostile envers la religion musulmane mais "de respecter un modèle de société". "L'emprisonnement complet de la femme sous une burqa n'est pas admissible car aucune identification n'est alors possible", souligne-t-il. "Et aucune religion n'a le droit de nier les droits d'un être humain. Il est temps que la république affirme ses valeurs".
André Gerin ajoute qu'"aujourd'hui, nous sommes décidés à faire reculer l'intégrisme", et affirme avoir reçu des échos positifs de son action de la part d'associations féminines et de musulmans.

(Nouvelobs.com)
 
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