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Rhône: Comparini (UDF-MoDem) devra compter sur la gauche pour sauver son siège

Par Guillaume KLEIN    
 
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LYON (AFP) - La députée UDF-Mouvement démocrate du Rhône, Anne-Marie Comparini, plus que jamais fidèle à François Bayrou, refuse toute alliance avec la gauche pour les législatives, mais elle devra en obtenir les suffrages pour espérer conserver son siège dans la 1ère circonscription.

En 2002, au second tour, Mme Comparini, 59 ans, l'avait largement emporté sur son adversaire socialiste d'alors, Jean-Louis Touraine, avec plus de 55% des voix. Mais elle disposait à ce moment-là du soutien de l'UMP.

 

Cinq ans plus tard, la situation dans cette circonscription est bien différente et, sur le papier, semble moins favorable à Mme Comparini: Nicolas Sarkozy y a obtenu 52,3% au second tour de la présidentielle et l'UMP a choisi de présenter son secrétaire départemental, Michel Havard.

 

Cette dernière décision a longtemps été suspendue à l'attitude d'Anne-Marie Comparini, qui a finalement choisi de voter blanc lors du 2e tour de la présidentielle, le 6 mai, et de poursuivre sa route auprès de François Bayrou, prenant ainsi le contre-pied de l'écrasante majorité des députés UDF.

 

Avec M. Havard, l'adjoint au maire chargé des sports, Thierry Braillard (PRG), complète un casting qui préfigure un match ouvert, chacun des favoris disposant d'un atout majeur: la prime au sortant pour la candidate MoDem, l'action municipale jugée positive pour le radical, et la dynamique née de l'élection de Nicolas Sarkozy pour le candidat UMP.

 

"Le contexte des législatives est clair, je soutiens l'action de Nicolas Sarkozy et ce message est compris par les électeurs", affirme Michel Havard.

 

"Il y a un travail d'explication. Dans l'esprit de certains électeurs, il faut donner sa chance au nouveau président", admet Anne-Marie Comparini.

 

Il paraît toutefois difficile pour cette dernière, ex-présidente de la région Rhône-Alpes (1998-2004), de rogner sur les 32,2% de voix obtenus dans cette circonscription au premier tour de la présidentielle par M. Sarkozy, contre 27% à Ségolène Royal et 22,5% à François Bayrou.

 

"Il est bon qu'il y ait des contre-pouvoirs", rappelle Mme Comparini dont l'objectif est "d'être dans les deux premiers le 10 juin", de devancer, bien sûr, le candidat PRG et de représenter l'opposition face au candidat UMP.

 

"Il ne faut pas laisser s'instaurer un Etat UMP partial", clame de son côté Thierry Braillard - également vice-président du PRG - qui, dans cette campagne, emploie les mêmes arguments que Mme Comparini.

 

Mais "il n'y aura pas d'accord avec la gauche", répète la députée sortante, ce qui lui a valu une réplique cinglante du sénateur-maire PS de Lyon, Gérard Collomb: "le passé devrait l'amener à ne pas insulter l'avenir". yahoo.

A Melle, parachutage d'une jeune socialiste sur les traces de Ségolène Royal

MELLE (AFP) - 27/05/2007 11h58

Delphine Batho (g), candidate socialiste (PS) à la succession de Ségolène Royal aux élections législatives dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, rencontre des commerçants sur un marché, le 26 mai 2007 à Saint-Maixent, lors d'une visite de campagne

Delphine Batho (g), candidate socialiste (PS) à la succession de Ségolène Royal aux élections législatives dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, rencontre des commerçants sur un marché, le 26 mai 2007 à Saint-Maixent, lors d'une visite de campagne

 

Près de 20 ans après le parachutage de Ségolène Royal dans les Deux-Sèvres, une jeune socialiste arrivée dans les mêmes conditions, Delphine Batho, va tenter de conserver la circonscription de Melle laissée vacante par l'ex-candidate à la présidentielle.

 

Réélue régulièrement depuis 1988, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, a en effet décidé de ne pas se représenter pour "respecter la règle socialiste du non-cumul des mandats".

 

Delphine Batho, secrétaire national du PS chargée de la sécurité, a été nommée par le bureau national du Parti socialiste, à l'initiative de Mme Royal. Elle débarque dans la deuxième circonscription des Deux-Sèvres à 34 ans, le même âge que l'actuelle députée il y a dix-neuf ans.

 

"C'est une responsabilité supplémentaire de se présenter dans cette circonscription. Il faut être à la hauteur, faire ses preuves", reconnaît la candidate.

 

"Mais c'est également une chance de s'impliquer sur ce territoire pour continuer le travail effectué depuis 19 ans par Ségolène Royal", précise-t-elle.

 

Comme l'actuelle députée, la jeune candidate affiche une grande détermination et un moral à toute épreuve.

 

Cela lui a été bien utile pour faire face à la fronde d'Eric Gauthier (PS), le suppléant de Mme Royal, qui voulait se présenter et contestait sa légitimité puisqu'elle n'avait pas été élue par les militants. Il a fallu l'intervention de Ségolène Royal et une primaire remportée par Delphine Batho pour clarifier la situation à quelques heures de la clôture des inscriptions.

 

Depuis, la candidate PS, "confortée et renforcée par la confiance des militants", a obtenu le soutien du Parti radical de gauche et du mouvement républicain et citoyen.

 

Delphine Batho a l'avantage de se lancer dans une circonscription qui a confirmé son ancrage à gauche à l'élection présidentielle en votant à 58,41% pour Ségolène Royal au second tour.

 

Mais la candidate du Mouvement démocrate, Simone Gendreau-Donnefort, 65 ans, maire de Saint-Martin-d'Entraigues, espère tirer profit des tensions apparues dans le camp socialiste.

 

"Nous sommes sur un socle radical", souligne cette candidate qui "connaît bien cette circonscription" pour avoir été présidente du Pays Mellois, et qui "souhaite apporter une autre vision politique que celle des Parisiens".

 

Après avoir tenté un parachutage en 2002, l'UMP a préféré faire confiance à un homme du cru, Jean-Pierre Griffault, 60 ans, conseiller général et maire de Salles.

 

"La campagne sera difficile, mais nous sommes habitués. On ne changera pas de route", avertit celui qui avait infligé une défaite à Ségolène Royal en l'écartant du conseil général en 1998.

 

Les trois principaux candidats se présentent pour la première fois aux élections législatives, tout comme Jean-Romée Charbonneau, conseiller régional et secrétaire départemental du Front national. Cinq autres femmes et un homme sont en lice.

 

2007 AFP source tv5

Législatives à Digne: Jean-Louis Bianco (PS) sur la corde raide

Publié le dimanche 27 mai 2007 à 13H52 la provence.

Le député sortant Jean-Louis Bianco (PS), codirecteur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, la joue modeste dans la première circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, où il aime à se présenter

 Le député sortant Jean-Louis Bianco (PS), codirecteur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, la joue modeste dans la première circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, où il aime à se présenter "en challenger" face à Eliane Barreille, conseillère régionale UMP qui mise sur une vague bleue. 

 Eric Feferberg AFP/Archives 

Le député sortant Jean-Louis Bianco (PS), codirecteur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, la joue modeste dans la première circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, où il aime à se présenter "en challenger" face à Eliane Barreille, conseillère régionale UMP qui mise sur une vague bleue.

"C'est elle qui est en pole position", martèle l'ancien secrétaire général de l'Elysée de François Mitterrand, qui tente de remporter un troisième mandat face à la maire de Malijai, commune de 1.700 habitants, qui se présente comme une élue de terrain. "On dit même que je le laboure", confie-t-elle, amusée, à l'AFP.

"J'ai rencontré énormément de monde pendant que Jean-Louis Bianco soutenait Ségolène Royal", ajoute-t-elle malicieusement, en ne cachant pas sa grande confiance: "Nous avons déjà marqué le territoire avec le résultat à la présidentielle".

Le score réalisé par Nicolas Sarkozy (52,44%) et ses 2.400 voix d'avance dans cette circonscription de 50.000 électeurs, rurale et montagnarde à la fois, plaident pour elle. Et "M. Bianco n'avait que 528 voix d'avance" aux législatives de 2002, rappelle Eliane Barreille.

Un argument contesté par M. Bianco pour qui "l'élection législative n'est pas la même que l'élection présidentielle". "Il y a des électeurs qui ne sont pas de gauche, mais qui votent pour moi, compte tenu de mon action. J'ai à mon actif un bilan et un travail considérables et une capacité à agir au plus haut niveau, même quand ce n'est pas ma famille politique qui est aux commandes. J'ai l'avantage de connaître l'ensemble des ministres", fait-il valoir.

Ségolène Royal lui a promis de venir le soutenir le 31 mai à Digne.

Elu député en 1997 dans ce département dont il préside le conseil général, M. Bianco se targue d'avoir contribué à la prochaine installation de la première usine de silicium à usage solaire au monde sur le site Arkema à Saint-Auban. Autre réussite dont il espère que les habitants se souviendront, l'implantion d'un lycée international à Manosque pour les enfants du personnel du site du réacteur Iter et la tenue d'un forum pour l'emploi il y a un an, "qui a permis 500 embauches dans le département".

L'ancien ministre met aussi en avant son action en matière environnementale. "Nous avons été le deuxième département de France à avoir supprimé les sacs plastiques, derrière la Corse, et en matière d'énergies renouvelables, nous nous employons à développer l'énergie solaire et le chauffage au bois".

Eliane Barreille rétorque qu'"il y a énormément à faire en matière d'aménagement du territoire", notamment pour désenclaver Digne, "tant au niveau routier que ferroviaire", et les stations de ski de l'est du département.

Plus généralement, cette ancienne sous-directrice de clinique de 56 ans, "arrivée en politique par hasard", entend "être un député de Nicolas Sarkozy" et défendre sur le terrain le projet présidentiel "parce qu'il colle à (ses) idées".

Quatorze autres candidats sont en lice. Onze femmes se présentent dans la circonscription, à coup sûr, un exemple à l'échelle nationale.

 
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