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Informations Générales.

Les témoins font le procès de la galaxie Pasqua


Par Mathieu Delahousse
22/04/2010 | Mise à jour : 20:22
le figaro
«Si des gens proches de moi se réclamaient de moi pour avoir de l'argent, je les aurais remis entre les mains de la police», a expliqué Charles Pasqua devant la CJR.
«Si des gens proches de moi se réclamaient de moi pour avoir de l'argent, je les aurais remis entre les mains de la police», a expliqué Charles Pasqua devant la CJR. Crédits photo : AFP

Les acteurs des trois affaires jugées reviennent sur ce qu'ils avaient affirmé durant l'enquête. 

La Cour de justice de la République (CJR) devait mener le procès de Charles Pasqua. Bien des témoins appelés à sa barre ont davantage instruit celui de son entourage, remettant au goût du jour une hypothèse : le nom du ministre aurait été utilisé en 1994 à l'insu du principal intéressé. «Si des gens proches de moi se réclamaient de moi pour avoir de l'argent, je les aurais remis entre les mains de la police», avait lancé mercredi soir Charles Pasqua, cherchant à faire partager son indignation avec les parlementaires qui le jugent. La cour venait alors de cheminer dans l'incroyable labyrinthe des rapports d'influence de l'affaire GEC-Alsthom.

 

«Arranger les choses» 

Jeudi, le scénario de «Charles Pasqua victime des siens» se répète autour de l'affaire de la Sofremi. Bernard Dubois était le PDG en titre de la société de ventes d'armes dépendant de l'Intérieur dont les commissions seraient successivement allées à Étienne Léandri, Pierre Falcone, Pierre-Philippe Pasqua et Bernard Guillet, alors conseiller diplomatique du ministre. Spontanément et avant les questions de la défense, Bernard Dubois souligne que l'intervention des intermédiaires dans les dossiers retenus par l'accusation était «nécessaire» pour parvenir à «arranger les choses».

Sa déposition est une sorte d'antithèse de l'analyse qu'il avait lui-même livrée durant l'enquête. L'avocat général Yves Charpenel en rappelle les morceaux de choix : «J'ai compris qu'on allait me demander de commissionner Étienne Léandri pour que, par retour de commission, il finance ce que M. Pasqua et son entourage allaient demander», avait dit Dubois au juge Courroye. «Ce sont des mots que vous avez prononcés», assure le magistrat. «Des mots qu'on m'a susurrés», râle Dubois. L'ex-PDG de la Sofremi, condamné dans ce dossier à 3 ans de prison avec sursis, dit avoir vécu une garde à vue et des interrogatoires «pas conformes à l'idée qu'il se faisait de la France».

En fin d'audience, pourtant, c'est cette fois le président de la cour, Henri-Claude Legall, qui lit ses dépositions, tout aussi accablantes et faites en 2005 devant la commission d'instruction de la CJR, c'est-à-dire sans policier de la brigade financière et sans juge Courroye. Le député Warsmann qui incarne parmi les juges de la CJR le rôle de faux candide, s'étonne : «Vous n'êtes pas libre de parler, là ? C'est surprenant.» La Cour s'est cette fois lancée dans le procès des témoins.

La France est en état de guerre civile, c’est un fait...(Riposte laïque)

mardi 20 avril 2010

A Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), des bus sont caillassés ou incendiés en représailles d’arrestations de trafiquants de drogue.
Le ministre de l’Intérieur décide de faire accompagner les bus par des CRS.

Non seulement les bus sont encore victimes de caillassages, mais même de tirs d’armes à feu, et un car de policiers qui accompagne l’un d’entre eux est lui aussi victime d’une lapidation en règle.


A Grenoble (Isère), Martin, 23 ans, est lynché en plein centre ville par une bande de « jeunes » venus des « quartiers sensibles ». Une cigarette refusée à l’un de ses agresseurs serait à l’origine du drame. Les coups de couteaux ont perforé un poumon. Martin se trouve toujours dans un état grave.


Aux Ulis (Essonne), deux filles de 14 et 15 ans sont violées à plusieurs reprises par une bande de mineurs. Leurs familles portent plainte. Sous la pression du voisinage et la peur des représailles, l’une d’entre elle est obligée de fuir le quartier.


Ni Putes Ni Soumises organise une manifestation de soutien, qui ne réunit qu’une cinquantaine de personnes prises à parti par la population locale.


« Les filles d’aujourd’hui, elles sont faciles, c’est tout ! Nous, on soutient les frères. », dira même une mère de famille.


A Narbonne (Aude), un commerçant de 59 ans voit sa boutique saccagée et sa voiture sabotée.


« A mort, les juifs, à mort la police », peut-on lire sur des inscriptions laissées sur place. Son fils de 13 ans est agressé et blessé.

Moïse Chekroun est désemparé. Il envisage de quitter le quartier.

A Etampes (Essonne), un jeune homme de 23 ans frappe violemment le petit ami de sa sœur avec une barre de fer. La victime souffre de plusieurs fractures du crâne.


Elle a été placée dans un coma artificiel.


Son pronostic vital est engagé.


Quand la jeune fille de 17 ans retourne chez ses parents, elle est à son tour victime d’une « violente correction » (selon l’expression du Parisien) qui lui vaut quatre semaines d’arrêt de travail et un placement en foyer.


L’agresseur a dit vouloir « protéger la virginité de sa sœur ».


Le Parisien évoque un vague « motif religieux ».


Descentes récurrentes de centaines de « jeunes blacks », selon le forain Marcel Campion, à la Foire du Trône en plein Paris, avec moult agressions et lynchages de blancs « au faciès ».


Escalade de violences dans les bus de Toulon (Var).


Le journal « La Provence » remarque « l’inquiétante flambée des actes de violence gratuite » à Aix-en-Provence (Bouche-du-Rhône), ville pourtant réputée paisible par rapport à sa voisine Marseille.


Lynchage crapuleux d’un homme sur la plage de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes).


Coups de feu sur un employé de Véolia en Avignon (Vaucluse).


Toujours en Avignon, un délinquant de 14 ans traîne sur plusieurs mètres une dame de 72 ans pour lui voler son sac.


Des journalistes de France 3 venus enquêter sur les violences urbaines sont arrosés de gaz lacrymogène et dépouillés à Villepinte (Seine-Saint-Denis).


A Saint-Quentin (Aisne), un multirécidiviste de 12 ans met le feu aux cheveux d’une nonagénaire pour « faire marrer ses copains ».


A Perpignan (Pyrénées-Orientales), trois policiers sont blessés en mission, l’un d’eux a le doigt arraché par l’homme qu’ils tentaient d’arrêter.


A Arras (Pas-de-Calais), une collégienne de 14 ans est violée dans un parc public par trois mineurs de 12 à 14 ans.


Voilà quelques exemples de « faits divers », sur une période d’une dizaine de jours, qu’on peut lire quotidiennement dans la presse régionale.


Peu d’entre eux font l’objet d’une couverture nationale, alors qu’il y a trente ans, le moindre crime de cet acabit aurait fait la une des journaux télévisés de 20 heures pendant plusieurs jours et provoqué l’indignation générale.


La « violence gratuite » se banalise alors même qu’elle devient de plus en plus barbare.


Aucun Français ne peut donc croire que la délinquance stagne ou est en baisse, comme l’annonce régulièrement le gouvernement à partir de chiffres pro domo. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur de mai 2002 à mars 2004 puis de mai 2005 à mars 2007, avait promis de nous débarrasser de la « racaille » à coup de « Kärcher », d’éradiquer les zones de non-droit, de punir les coupables avec une sévérité sans faille.


Elu président de la République, il a continué ses incantations systématiques.


Mardi dernier, il remettait le couvert à Bobigny : on va voir ce qu’on va voir. En vain : on n’a rien vu depuis huit ans qu’il est aux affaires de sécurité.


Michèle Alliot-Marie, quand elle était son ministre de l’Intérieur, a avoué donner des ordres aux policiers pour ne pas poursuivre les délinquants en scooter ou en voiture.


Ce n’est pas nouveau : lors des émeutes de 2005, la police aux ordres de Nicolas Sarkozy avait ordre de ne pas charger ceux qui leur tiraient dessus et mettaient les banlieues à feu et à sang.


Quant à Brice Hortefeux, actuel ministre de l’Intérieur, il continue la méthode sarkozyste de s’indigner verbalement et de proposer sans cesse des nouvelles lois. Sans résultats.


La droite au pouvoir a donc totalement échoué dans le rétablissement de l’ordre républicain et dans la défense citoyenne du droit à la sécurité. Mais ce n’est pas mieux à gauche.


Lionel Jospin, quand il était premier ministre, a mis des années à reconnaître que le « sentiment d’insécurité » était une expression fallacieuse pour cacher la réalité de ladite insécurité due à la montée d’une réelle délinquance. « Il ne fallait pas faire le jeu du Front National », disaient-ils.




Par leur cécité, ils n’ont cessé de le faire, comme le prouve l’élection présidentielle de 2002.


Et cette gauche n’a pas varié d’un pouce dans son idéologie complice des voyous. Elle ne jure que par l’excuse sociale, alors que toute étude sociologique différentielle sérieuse invalide totalement cette légende.


Les enfants d’Arméniens ou d’Italiens qui vivaient dans les bidonvilles de Villeurbanne n’incendiaient pas leurs écoles et ne lapidaient pas les policiers.


On n’a guère vu d’Asiatiques ou de Français de souche vivant malgré eux dans les banlieues participer aux émeutes de 2005.


Ces fameuses « cités » des banlieues « rouges », aujourd’hui désignées pudiquement de « zones sensibles », étaient paisibles quand elles étaient habitées par des enfants de paysans venus travailler dans les usines des villes ou par des rapatriés d’Algérie.


Comme le démontre le criminologue Xavier Raufer, la véritable pauvreté est aujourd’hui dans la campagne française et non en Seine-Saint-Denis.


Mais qu’à cela ne tienne, on continue à entretenir le mythe des « populations défavorisées » qui auraient droit à se rebeller par la violence.


On a transformé en martyrs deux gamins de Clichy-sous-Bois morts électrocutés parce qu’ils s’étaient bêtement réfugiés dans un transformateur à haute tension pour échapper à un banal contrôle policier. Lors de sa campagne présidentielle,


Ségolène Royal leur a même rendu un hommage vibrant en compagnie du maire, d’un imam et de femmes voilées devant un espèce de monuments aux morts comme si ces deux inconscients suicidaires étaient des héros de la Nation.


Pas mieux chez les « écolos », nouvelle composante de la gauche.


Dans un débat télévisé, le conseiller régional Augustin Legrand se fait le porte-parole des dealers de banlieue en proposant de verser un salaire de 2000 euros mensuels aux trafiquants de drogue.


Les Français smicards ou vivant du RSA (400 euros par mois) faute de trouver un travail apprécieront… Stéphane Gatignon, maire Europe Ecologie de Sevran, déclare à Rue89 qu’on pourrait « imaginer avoir des circuits courts, des champs de pavot ou d’herbe en Ile-de-France ».


Il montre ainsi une méconnaissance totale des trafiquants qui dealent autant les drogues dures que les drogues douces, comme le démontre, là encore, Xavier Raufer.


Le déni de réalité continue de monopoliser les débats télévisés.


On discute pendant des heures sur les violences scolaires, sans jamais apporter aucune analyse sociologique des fauteurs de trouble.


La moindre voix discordante est qualifiée de raciste et de xénophobe.


Quand Eric Zemmour constate le fait que « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes », il est traîné dans les prétoires par le Mrap, SOS-Racisme et aussi par la Licra, dont le conseil fédéral vient de décider de poursuivre le journaliste en justice.


Autre procès grotesque, celui intenté par le Mrap contre Brice Hortefeux.


Lors d’une université d’été de l’UMP, il déclare en privé et à la cantonade, sur le ton de la plaisanterie, à propos d’un militant d’origine nord-africaine :

« Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »

Pour Mouloud Aounit et deux « sociologues » présents au procès (dont l’islamogauchiste Vincent Geisser, fan de Tariq Ramadan), c’est « raciste » ! Pourtant, n’importe qui peut constater qu’effectivement, une immigration musulmane importante pose davantage de problèmes d’intégration qu’une immigration européenne ou asiatique.


Mais il est interdit de « stigmatiser » ! Les premiers à vous l’expliquer sont ces enseignants qui magouillent pour que leurs propres enfants ne se retrouvent pas dans des classes où il y aurait « trop d’Arabes ».


Ces « antiracistes » autoproclamés restent silencieux sur le racisme anti-blancs ou anti-français.


Pas un n’a levé le petit doigt quand on a brûlé le drapeau national à Toulouse, quand la FNAC veut décerner un prix à une photo montrant qu’on se torche avec ce drapeau (elle a fait machine arrière depuis), ou quand on fait la chasse aux blancs à la Foire du Trône et aux Juifs dans les écoles de la République.


Quand Ivan Rioufol, dans son bloc-notes du Figaro, accuse la cécité des droitsdelhommistes sur le lynchage d’un paisible géographe blanc de 23 ans à Grenoble par une bande de jeune issus de la diversité, comme l’on dit,


la Licra se fend d’un communiqué pour expliquer que cela n’a rien de « raciste ».


Et pourtant, force est de constater que dans la plupart des « faits divers » énumérés ci-dessous, les agresseurs sont bien d’origine africaine noire ou nord-africaine arabo-musulmane, tandis que les victimes sont françaises ou européennes « de souche ».


N’importe quel sociologue sérieux et non abruti par une idéologie compassionnelle ou journaliste de terrain peut le constater et le mesurer.


Il est tout de même curieux de constater que ceux-là même qui crient au racisme chaque fois que la victime est noire ou arabe et les agresseurs blancs, au besoin en subornant des témoins comme dans les affaires de Vauvert et d’Oullins, ne voient aucune discrimination dans le cas contraire pourtant largement majoritaire dans les faits divers relatés par vos journaux locaux.


Il faut l’avouer humblement, il nous est également difficile à nous, rédacteurs à Riposte Laïque et gens de gauche (non pas idéologiquement mais au niveau des valeurs humanistes et démocratiques), d’accepter certaines évidences factuelles. Nous aussi craignons de « faire le lit du Front National », nous aussi défendons un universalisme humaniste, féministe et social, dans la plus pure tradition jauréssienne et républicaine.


Mais Jean Jaurès a aussi dit : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Et également : « Tout progrès vient de la pensée et il faut donner d’abord aux travailleurs le temps et la force de penser. »


Alors nous pensons et nous cherchons la vérité.


Et cette vérité, elle se trouve dans la réalité des faits.


Et les faits nous démontrent que nous assistons à une offensive contre la République et contre les Français non seulement d’un islam conquérant, mais d’une partie de la population immigrée ou issue de l’immigration qui rejette ouvertement notre culture, nos valeurs, et, aujourd’hui, le droit du peuple français à vivre libre et en sécurité.


Nous assistons à une rébellion à caractère ethnique et/ou religieux, à des attaques dirigées par des résidents minoritaires contre une partie de la population (autochtone, « sous-chienne », blanche, européenne) et contre ses biens et ses idéaux.


Nous assistons à un remake de ce qui s’est passé au Kosovo ou au Liban, avec les conséquences que l’on connaît.


Cela s’appelle tout simplement une guerre civile, d’après les définitions mêmes de l’ONU et des Conventions de Genève. Qu’on soit de gauche ou de droite, c’est un fait.
agression d'un jeune homme.

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Charles Pasqua (Sipa) Charles Pasqua (Sipa)

"Je suis innocent et on me traîne dans la boue depuis dix ans", a répété Charles Pasqua, Charles le Corse, devant la Cour de justice de la République qui a inauguré ses audiences par une des affaires reprochées à l’ancien ministre de l’intérieur :  celle du casino d’Annemasse dont il a autorisé l’ouverture en mai 1994, contre l’avis de ses propres services. la direction des courses et des jeux avaient en effet émis de sérieux doutes sur l’honorabilité des investisseurs bénéficiaires de sa décision, notamment du plus important d’entre eux, Robert Feliciaggi, un Corse aventureux qui avait fait toute sa fortune au Congo et qui a longtemps été un personnage-clé de la Françafrique, ou plutôt de la Corsafrique.  Charles Pasqua et Robert Feliciaggi était très proches. Et alors, dit Charles Pasqua : "L’amitié n’a rien à voir avec l’argent. Depuis que j’ai rejoint, à l’âge de 16 ans et demi, le général de Gaulle à Londres, je n’ai jamais considéré que l’intérêt général, et pas autre chose."

La Cour ne pourra pas entendre Robert Felicciaggi. Il a été rappelé à Dieu, comme l’a annoncé sa famille dans la presse corse. Entendez : il a été abattu sur le parking de l’aéroport d’Ajaccio. Dieu est quelquefois brutal lorsqu’il rappelle les siens. On ne demande qu’à croire au désintéressement et au civisme de Charles Pasqua mais un aspect du dossier suscite des interrogations. Robert Felicciaggi et ses associés ont revendu le casino d’Annemasse à un groupe financier. Et, par un système compliqué de transfert d’actions, sept millions et demi de francs se seraient retrouvés dans la caisse électorale de Charles Pasqua, qui avait fondé avec Philippe de Villiers, le RPF, le Rassemblement pour la France, et avait présenté une liste aux européennes de juin 1999 pour défendre le souverainisme contre l’eurocratie. Ce transfert s’était effectué par l’intermédiaire de Marthe Tomi, épouse Mondoloni, un mélange de Colomba et de Calamity Jane. Philippe de Villiers viendra dire d’elle à la barre : "C’était un mère de famille domiciliée au Gabon et versant des fonds sur une banque monégasque."  Trouvant, et on le comprend, la gestion du RPF "opaque", Philippe de Villiers se séparera de Charles Pasqua, malgré leur relatif succès aux européennes : "On avait fait ensemble une campagne formidable et chaleureuse. Mais la campagne, c’était les fiançailles. Après venait le contrat de mariage, c’est-à-dire la transformation de la liste électorale en parti." Et Philippe de Villiers a dit non au pied de l’autel : "Par prudence" dit-il, La Corse est incompatible avec la Vendée. Les députés et les sénateurs qui composent la Cour écoutent en somnolant, et quelquefois en bavant, cette vieille histoire d’amour.

Les grands juges de la République ont été plus attentifs au cours de la deuxième journée du procès, consacrée à l’affaire Alsthom. On plonge au cœur du système pasqua. Nous sommes à nouveau ramenés au milieu des années 90. La branche transport de GEC-Alsthom, installée à la Défense, veut transférer son siège à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.  Il faut l’accord de la Datar. Alsthom ficelle un dossier aux petits oignons. La Datar n’élève d’abord aucune objection et le dossier passe comme une lettre à la poste. Mais les choses se gâtent. Des difficultés surgissent. Des réticences voilées. Des sous-entendus mystérieux. L’agrément de la Datar se fait plus problématique. Pierre Bilger, un cadre supérieur d’Alsthom, a l’impression que le projet va droit dans le mur. Au sein de la société, des intermédiaires bien informés suggèrent un coup de pouce, une contribution, mais à quoi ? A qui ? A "un destinataire ultime", a dit Pierre Bilger au juge Courroye qui l’a déjà interrogé sur ce sujet. Ce destinataire, dont on n’ose à l’époque prononcer le nom ne serait autre que le ministre de l’intérieur et ministre d’Etat qui est le grand patron de la Datar, Charles Pasqua. Montant de la "contribution" : 5.200.000 francs.  "Il y a une chose qui m’étonne, dit le président. Pourquoi les 200.000 francs ?" Personne ne peut lui apporter une réponse claire. Pierre Bilger accepte, après bien des tergiversations, de débloquer Les cinq millions plus les 200.000 francs sur un compte suisse. Pour lui, à l’époque, il ne fait aucun doute que cette somme était destinée à financer les ambitions politiques de Charles Pasqua. Le président, à Pierre Bilger : "Vous avez préféré l’efficacité à l’éthique."  Pierre Bilger répond qu’une grande entreprise ne peut se permettre de perdre du temps et que cinq millions (plus 200.000 francs) versés à un lobbyiste, ce n’est rien si ça peut faire avancer les choses. le lobbyiste, c’est Etienne Léandri. Il mesure 1m83, bien qu’un des protagonistes de la transaction l’ait traité de petit monsieur. On ne le verra pas à l’audience, il est décédé en 1995. C’est dommage. Il devait valoir le coup d’œil. Un ponte de chez Alsthom va le voir à son bureau, rue de Faubourg Saint-Honoré. Il dirige un journal destiné aux maires de France. "Notre journal traverse une phase critique, explique-t-il. Aidez-moi à le sauver." Il montre une pile d’exemplaires entassés dans un coin de la pièce. Le président : "Ce journal avait cessé de paraître depuis un an."  Mais on ne le savait pas chez Alsthom. Le président : "Pourquoi n’avoir pas appelé le ministre ?" Pierre Bilger : "Je n’ai pas osé entamer avec l’Etat un dialogue à partir d’une suspicion de corruption."  Exquise délicatesse. Aujourd’hui, tous les anciens cadres de la société viennent dire à la barre qu’ils ont été victimes d’escrocs utilisant leurs prétendus liens avec le ministre de l’intérieur. Pasqua se lève, majestueux et familier à la fois, jouant de cet accent corsico-marseillais qui a fait sa fortune politique. Il confirme : "Ces gens se sont présentés en mon nom et vous ont fait croire qu’ils étaient proches de moi.  Vous m’imaginez réclamant un pot de vin ?" Mais non, Charles, voyons !    

François Caviglioli nouvel obs

La Cour de justice se penche sur la nébuleuse des commissions de la Sofremi
article 1904-FRA08-PASQUA

PARIS — La Cour de justice de la République (CJR) aborde jeudi le troisième dossier de malversations présumées pour lequel comparaît Charles Pasqua soupçonné d'être impliqué dans le versement de commissions occultes au préjudice de la Sofremi, société dépendant de la Place Beauvau.

Aux yeux de la justice, d'importants détournements de fonds sont intervenus, alors que Charles Pasqua était ministre de l'Intérieur (1993-1995), au sein de cette société chargée de promouvoir les exportations de matériels français de police, de défense et de sécurité civile.

Des commissions injustifiées s'élevant à quelque 36 MF (5,4 MEUR) ont été versées dans quatre marchés, au Koweït, en Colombie, en Argentine et au Brésil.

L'argent transitait principalement par l'homme d'affaires Pierre Falcone ou encore Etienne Leandri, réputé proche de Charles Pasqua et décédé en 1995, via des sociétés écrans dans des paradis fiscaux.

Une part importante de cet argent a bénéficié à l'entourage de Charles Pasqua, notamment à Pierre-Philippe, son fils unique.

Ce dernier, ainsi que Falcone, ont été condamnés à deux ans de prison dont un ferme, condamnation devenue définitive le 8 avril, dix jours avant le début du procès de Charles Pasqua devant la CJR, du fait du rejet de leur pourvoi en cassation.

Les 15 juges auront trois jours pour se faire leur idée sur ce dossier. Ils entendront notamment jeudi les anciens dirigeants de la Sofremi. Pierre Falcone, actuellement détenu, et Pierre-Philippe Pasqua sont convoqués la semaine prochaine.

Pour la commission d'instruction de la CJR, "l'ignorance dans laquelle Charles Pasqua affirme avoir été laissé de (ces) opérations financières semble peu vraisemblable".

Faut-il permettre aux avions de redécoller ?

Après cinq jours de paralysie de l'espace aérien européen en raison de l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll, la grogne des compagnies d'aviation monte contre les gouvernements de l'UE. Elles dénoncent un excès de zèle aux conséquences financières catastrophiques. Le quotidien suisse Tribune de Genève analyse cette situation inédite.

19.04.2010 |  Pierre Ruetschi |source courrier internationale

Les moteurs des avions cloués au sol sont protégés par des housses, 17 avril 2010

Les moteurs des avions cloués au sol sont protégés par des housses, 17 avril 2010

Pas l'ombre d'une traînée dans le ciel bleu profond, silence absolu sur les campagnes de la rive droite à peine rompu par le gazouillis des oiseaux. Quand la quiétude atteint à Genève ce stade de la perfection, elle devient suspecte. Jamais dans l'histoire moderne des transports l'Europe n'a connu une "panne" aussi longue et gigantesque. Plus un seul avion n'a décollé ou atterri à Genève ainsi que dans la plupart des capitales européennes depuis quatre jours. Et très rares seront les appareils qui voleront ce lundi. Genève l'internationale l'est sensiblement moins alors qu'on redécouvre soudain l'importance cruciale des communications aériennes dans notre vie quotidienne. Diplomatie, art et spectacle, sport, économie, il n'y a pas un pan de l'activité d'une ville comme Genève qui ne soit affecté.

Pas étonnant donc que ce "blocus" fasse sérieusement grincer des dents à toutes les altitudes. Au niveau local d'abord, parce que le chaos s'est installé et que ni les compagnies aériennes ni une quelconque autorité ou organisation, nationale ou cantonale, ne coordonnent l'aide aux passagers en rade. Le système D et le chacun-pour-soi constituent la seule façon de poursuivre son chemin avec la promesse d'être remboursé pour son billet. Inutile de chercher un responsable. Il n'y en a qu'un au nom imprononçable : Eyjafjöll, le volcan déchaîné.

Quoique... Les Autorités internationales de l'aviation civile (IATA) n'auraient-elles pas forcé sur le principe de précaution, se demandent certaines compagnies aériennes, qui perdent plus de 200 millions par jour ? Serait-on en train de rejouer la farce de la grippe A (H1N1), soit celle d'un scénario apoplectique débouchant sur une "grippette" dont le rhume fut finalement le plus alarmant des symptômes ? La tentation est forte de jouer aux gros bras du ciel et de reprendre son envol. Mais répétons-le, la situation est sans précédent. On ne connaît pas le taux de poussières volcaniques que peut supporter une turbine sans tousser. Celui qui rouvrira l'espace aérien a une responsabilité également sans précédent. S'il se trompe, il n'y aura pas d'échappatoire. La facture sera radicale et infiniment plus terrible qu'une erreur d'appréciation dans le plan H1N1. Gardons les pieds sur terre. Le reste n'est que paroles en l'air.

France Télévisions suspend la privatisation de sa régie


Par Hayat Gazzane
13/04/2010 | Mise à jour : 14:37
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Patrick de Carolis, président de France Télévision et ses équipes, ont réussi a faire passer le groupe de la perte aux bénéfices en un an.
Patrick de Carolis, président de France Télévision et ses équipes, ont réussi a faire passer le groupe de la perte aux bénéfices en un an.

Le conseil d'administration de France Télévisions a voté ce mardi le report sine die de la privatisation de la régie publicitaire.

Fin de la zone de turbulence pour la régie publicitaire de France Télévisions? Le conseil d'administration du groupe a décidé ce mardi matin de suspendre les négociations avec le consortium formé par Publicis et Lov de Stéphane Courbit, a confirmé la direction de France Télévisions dans un communiqué.

Les discussions étaient déjà plombées depuis que Frédéric Miterrand a fait état d'un «problème déontologique» concernant les repreneurs potentiels. Jean-François Copé a ajouté sa contribution au débat en se disant favorable au maintien de la publicité en journée après 2011, date fixée par la loi pour décider du sort de la publicité sur France Télévisions. La décision du conseil d'administration va donc dans le sens du chef de file des députés UMP.

Cette décision tient compte de «l'incertitude substantielle entourant le maintien ou non de la publicité avant 20h», précise le communiqué de la direction de France Télévisions, qui rappelle que la «négociation exclusive en cours est intrinsèquement liée à l'hypothèse d'une suppression de la publicité avant 20 heures sur les antennes du groupe».

 

Un résultat en avance sur le programme

L'équipe dirigeante de France Télévisions a une autre raison de se réjouir. D'après la Tribune ce mardi, elle est parvenue à faire sortir du rouge les comptes du groupe public en 2009, le faisant engranger un bénéfice de 19,6 millions contre une perte nette de 78,4 millions en 2008. La performance est surprenante au regard du déficit de 135 millions d'euros initialement inscrit au budget. Tous les indicateurs sont d'ailleurs au vert. Le résultat d'exploitation passe aussi d'une perte de 101,2 millions à un bénéfice de 68,7 millins un an. Un résultat que l'Etat n'attendait pas avant 2011.

Les recettes nettes disponibles du groupe ont aussi augmenté à 2,497 milliards contre 2,263 milliards un an auparavant. Un résultat qui s'explique d'une part par une hausse de 8% des recettes publicitaires avant 20 heures (405 millions d'euros), et d'autre part, par une subvention publique de 405 millions d'euros censée compenser l'arrêt de la publicité après 20 heures qui a entraîné en 2009 un manque à gagner de 383 millions d'euros à France Télévisions.

 

Le coût des programmes augmente

Les résultats font état d'une hausse des charges de 3,2% à 2,45 milliards d'euros. Depuis l'arrêt de la publicité, France Télévisions devait en effet investir massivement dans sa production. Le groupe devait également accentuer ses engagements dans la filière du cinéma

Ces nouvelles normes imposées aux producteurs ont entraîné une hausse de 4% du coût des programmes à 1,94 milliard d'euros. Les économies réalisées sur la diminution des effectifs (120 postes en moins sur 10.350) ne suffisent pas à compenser. D'où l'actuel plan de synergie interne.

 

Confusion autour du départ de Carolis

Ces résultats sèment le trouble alors que les rumeurs de départ de Patrick de Carolis au terme de son mandat en août s'amplifient depuis samedi. Alexandre Bompard, 37 ans et actuel PDG d'Europe 1 apparaît comme le grand favori pour prendre la tête de France Télévisions. Sa nomination pourrait même intervenir mardi en marge de la réunion du conseil d'administration de France Télévisions ou mercredi en conseil des Ministres. L'information est pour le moment démentie par l'Elysée.

 
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