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Lundi 17 novembre 2008

La charge de Bertrand Delanoë contre Ségolène Royal

De notre envoyé spécial à Reims, Samuel Potier
15/11/2008 | Mise à jour : 14:04 |le figaro.
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«Assumons nos différences ! Il faut dire qui nous sommes. Un parti de militants qui pensent, qui débattent et qui décident quoiqu'il arrive. Un parti de militants actifs», a lancé le maire de Paris.
«Assumons nos différences ! Il faut dire qui nous sommes. Un parti de militants qui pensent, qui débattent et qui décident quoiqu'il arrive. Un parti de militants actifs», a lancé le maire de Paris. Crédits photo : AFP

«Assumons nos différences !», tranche un maire de Paris très remonté, qui plaide pour un PS doté de «militants actifs qui pensent et débattent», et fustige toute alliance avec le «centre-droit», comme l'envisage sans complexe la présidente de Poitou-Charentes.

Il est monté à la tribune sous de timides applaudissements. Presque par politesse. Il en est redescendu sous les clameurs d'une salle chauffée à blanc. Un ring plus qu'une tribune. L'intervention de Bertrand Delanoë samedi midi devant les délégués socialistes sentait la colère. L'envie d'en découdre. «J'ai lu que je serai le grand perdant du congrès. Je vais vous dire : ça m'est égal ! Je ne veux pas que Nicolas Sarkozy ou François Bayrou en soient les vainqueurs !», tonne le maire de Paris. Dans les couloirs du Parc des expositions de Reims, il aurait pu rajouter le nom de Ségolène Royal parmi les gagnants non désirés.

Le ton grave, corps raide et visage fermé, Bertrand Delanoë a listé tout ce qui le différencie de la présidente de Poitou-Charentes. Derrière chaque argument pour expliquer sa conception du Parti socialiste apparaît en filigrane une critique en règle des idées de l'ex-candidate à la présidentielle. Le PS ? «Assumons nos différences ! Il faut dire qui nous sommes. Un parti de militants qui pensent, qui débattent et qui décident quoiqu'il arrive. Un parti de militants actifs», assure-t-il, là où Ségolène Royal prône les fameux adhérents à 20 euros qui désertent les sections et ne se manifestent qu'aux scrutins internes. «Un parti de supporters», raillent ses adversaires.


«Coups de pied aux fesses» aux socialistes

Les alliances avec le MoDem ? Bertrand Delanoë préfère le terme de «centre-droit», comme pour mieux marginaliser sa concurrente. «C'est déjà tellement difficile de mettre en œuvre le projet de la gauche avec des forces de gauche… Si vous rajoutez un bout de la droite, ça ne peut pas marcher !» Royal, qui avait envisagé en cas d'accession à l'Elysée de nommer François Bayrou à Matignon, appréciera. Des membres de la motion Delanoë ont pourtant réalisé ce type d'alliances avec les centristes au niveau local… Le maire de Paris avoue «les comprendre». «Mais je ne les approuve pas», prévient-il fermement.

Calinothérapie et boîte à claques, y compris avec ses propres amis : le maire de Paris ne s'interdit rien car, selon lui, «il en va de la survie de notre identité». Il balaie également d'un revers de main les propos choc de Royal selon lesquels «la social-démocratie serait périmée». Il souhaite au contraire mener un travail solide avec les autres forces social-démocrates européennes en vue du prochain renouvellement du Parlement de Strasbourg en juin 2009.

«La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose. Ce ne sera jamais la même chose !», prévient encore celui qui avoue quelques «regrets». Regrets que «ceux qui ont l'essentiel en commun» n'aient pas eu «le courage de se rassembler». Sûr de sa victoire avant le vote des militants, Bertrand Delanoë a jusqu'au bout espéré un ralliement de Martine Aubry. Impossible alliance. «Il la déteste, il ne peut pas sentir Martine Aubry», confie au Figaro.fr un grand élu signataire de la motion D, celle de la maire de Lille. Le maire de Paris espère malgré tout que «la raison l'emportera» lors de ce Congrès… et invite les socialistes à se «donner des coups de pieds au fesses» pour réussir l'improbable : se rassembler.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : La communauté des Gaullistes . publié dans : Le parti socialiste
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Lundi 17 novembre 2008

 

PS : trois candidats pour le fauteuil d'Hollande

Daniel Fouray
Benoît Hamon, Martine Aubry, Ségolène Royal... Les militants devront les départager. Photo : Daniel Fouray

Le congrès de Reims n'a pas dégagé de majorité. Royal, Aubry, Hamon : les militants voteront, jeudi, pour départager les trois prétendants à la succession de François Hollande.

Un congrès pour rien ? Il ne s'en est pas dégagé de majorité et les militants sont appelés à trancher entre trois candidats : Ségolène Royal, qu'ils ont mise en tête, le 6 novembre (29,08 %), Martine Aubry (24,32 %) et Benoît Hamon (18,52 %). Bertrand Delanoë (25,24 %) passe son tour. Au terme de trois journées à Reims, personne ne sablera le champagne.

Pour Martine Aubry, candidate après trois mois d'hésitation, cela « a été un vrai congrès politique », qui amène à faire un choix pour une ligne claire. « Je ne suis pas candidate pour faire un parti derrière une personne. »

Tous à gauche !

Ségolène Royal, qui se reconnaîtra dans cette remarque, veut « un militantisme adapté au temps présent » et récuse tous les procès d'intention : alliance au centre, perte des fondamentaux... « Je milite au Parti socialiste depuis vingt-cinq ans. » Benoît Hamon rejette toute possibilité de « gouverner avec des ministres libéraux » en s'abritant derrière « un projet de gauche ».

De gauche, tous le sont, mais comment en convaincre les militants ? « Solférino », le siège du parti, doit « redevenir une ruche », lance Martine Aubry, qui défend un PS réinvesti dans les mouvements sociaux et dans « une Europe forte ». « Un cycle s'achève qui a semé tant de mépris, d'injustices et de précarité. C'est le rôle d'un socialisme du XXIe siècle d'empêcher que le monde se défasse davantage », déclame Ségolène Royal. Elles s'en remettent aux militants pour arbitrer leur conquête du parti.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : La communauté des Gaullistes . publié dans : Le parti socialiste
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Lundi 17 novembre 2008

François Bayrou au coeur des déchirements socialistes

AP | 16.11.2008 | 19:44

Se situant désormais "dans l'opposition à Nicolas Sarkozy", François Bayrou a qualifié dimanche de "Pinocchio" ceux qui, au Parti socialiste, excluent toute alliance avec le MoDem aux élections, alors que la question a été au centre du congrès du PS à Reims.

Les partisans de Ségolène Royal d'un côté, et ceux de Martine Aubry, de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon de l'autre se sont déchirés ce week-end sur la question de savoir s'il fallait envisager de s'allier avec les centristes aux élections nationales. La candidate à la dernière présidentielle défend une telle idée, violemment contestée au sein du parti. "Je ne veux pas que Nicolas Sarkozy ou François Bayrou soient les vainqueurs de ce congrès", a notamment lancé samedi Bertrand Delanoë.

Candidate au poste de Premier secrétaire, Martine Aubry plaide aussi pour un PS "ancré à gauche". Incapables de trouver un accord pour constituer une majorité, les socialistes se sont séparés dimanche sur un constat d'échec.

Ce bilan est "entre tragi-comique et désespérant", a estimé François Bayrou lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, jugeant que le PS "est au bout d'un cycle". Il a en particulier fustigé ceux qui rejettent toute alliance avec son mouvement.

"Quand ils disent 'nous n'aurons jamais de contact avec le centre', s'ils étaient un Pinocchio (...), ils ne pourraient plus entrer dans une pièce" à cause de la taille de leur nez, a-t-il ironisé.

Le président du MoDem a dénoncé "ceux qui montent à la tribune pour dire 'jamais, jamais de contact'" avec le "MoDem des intouchables", alors que "ceux-là (...) eux-mêmes ou (...) leurs amis ont fait dans leurs élections locales alliance avec des responsables locaux du MoDem". François Bayrou faisait notamment allusion à Martine Aubry, qui s'est alliée avec les centristes à Lille.

Il s'est néanmoins gardé d'exprimer une préférence entre Ségolène Royal et Martine Aubry, candidate à la tête du PS. De toute façon, "si j'exprimais un souhait, ça desservirait probablement ceux à l'égard desquels je formerais des voeux".

Refuser toute alliance avec le centre, c'est dire selon lui: "je choisis que (...) Nicolas Sarkozy reste en fonction pendant 10 ans". C'est "un choix partisan, sectaire, fermé qui favorise le maintien au pouvoir de ceux qui sont aujourd'hui autour de Nicolas Sarkozy", a accusé François Bayrou.

Or, "dans dix ans, de l'irrémédiable aura été produit pour la société française", a-t-il averti. Et "on va se croiser les bras comme ça simplement parce que l'étiquette du voisin ne satisfait pas?".

En attendant, "je suis dans l'opposition à Nicolas Sarkozy", a-t-il lâché. "Mais je suis dans une opposition particulière qui est capable de dire 'oui' quand ça va bien" ou "quand les choix sont cruciaux pour le pays".

"L'idée de François Bayrou de faire une alliance avec le Parti socialiste, c'est une idée qui date à peu près de la Libération" et "ça n'a jamais marché depuis 50 ans", a rétorqué dimanche sur France-Inter le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian. "On n'a jamais réussi à marier l'extrême gauche et le centrisme. Personne n'a jamais réussi cette opération". Et puis, "c'est quand même devenu la portion congrue. C'est tout petit le centrisme d'opposition", a ironisé M. Devedjian.

Près d'un Français sur deux (47%) pense que le Parti socialiste, à l'avenir, devrait passer en priorité des alliances avec le centre, selon un sondage Ifop paru dans "Dimanche Ouest France".

Pour 31% des personnes interrogées, le PS devrait plutôt conclure des alliances avec les autres partis de la gauche: le Parti communiste, le Parti radical de gauche et les Verts. Enfin, 17% des Français privilégieraient une alliance du PS avec le parti d'Olivier Besancenot. AP

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : Militants du Modem publié dans : Le parti socialiste
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Lundi 17 novembre 2008

Nicolas Sarkozy se prend les pieds dans le bouclier antimissile américain

Bien malin qui pourrait le savoir à écouter les propos contradictoires du président Nicolas Sarkozy entre vendredi et dimanche.

Vendredi, lors du sommet UE-Russie à Nice, il tente de calmer le jeu avec Moscou - qui menace d'installer des missiles sol-sol Iskander à Kaliningrad - en suggérant une pause dans le déploiement du système américain. Proposant un sommet de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) "à la mi-2009", le chef de l'Etat a suggéré que, d'ici à cette date, "on ne parle pas de déploiement de bouclier".  A ce sommet, "on pourrait poser les bases de ce qui pourrait être un accord entre nous, et d'ici là, qu'on ne parle pas de déploiement de bouclier, de missiles qui n'amène rien à la sécurité et qui complique les choses", a-t-il expliqué.

Des propos qui ont aussitôt suscité la "perplexité" de la Maison blanche et la colère des deux pays européens concernés. Pour le gouvernement tchèque, Nicolas Sarkozy (qui préside l'UE durant ce semestre) est sorti de son mandat et contredit la position commune de l'Otan. L'ancien président Vaclav Havel a lui aussi critiqué les propos du président français.  Pour le premier ministre polonais, Donald Tusk, "le président Sarkozy a exprimé son propre point de vue. Il n'aura aucun impact sur l'avenir de ce projet."

Dimanche, à l'issue du G20, le président de la République est finalement rentré dans le rang atlantique, estimant que  "chaque pays est souverain de décider ou non s'il met un bouclier antimissile. Ce peut être un ultime complément face à la menace de missiles venus d'ailleurs, par exemple d'Iran".  libération.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : La communauté des Gaullistes . publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Dimanche 16 novembre 2008

Fiction? Mai 2012, Nicolas Sarkozy triomphalement réélu

Bon c'est de la politique-fiction... 


Mais quand on voit le spectacle des socialistes à Reims, on peut bien imaginer que lors de la prochaine échéance présidentielle, Nicolas Sarkozy ne pourrait faire qu'une bouchée du candidat du PS.

En découvrant toutes ces chamailleries, ces petites phrases, ces tentatives d'union avortées, ces départs ou faux départs (c'est selon), ces "combinazzione" d'un autre temps, on reste coi.

C'est à se demander si les socialistes ont un jour envie de revenir à la tête du pouvoir national où s'ils vont se contenter de gérer la France à partir des régions, des départements et des mairies...

Quand j'entends les discours des leaders socialistes à la tribune du Congrès de Reims, je me dis qu'ils sont vraiment loin des préoccupations du peuple Français, de tous ceux qui aujourd'hui sont touchés de plein fouet par la crise économique, de tous ces travailleurs qui attendent avec angoisse leur lettre de licenciement, de tous ces "petites gens" qui ne peuvent plus boucler leur budget, de tous ses parents qui se demandent comment ils feront à Noël pour offrir quelques petits plus à leurs enfants, de toutes ses personnes âgées qui vivent avec moins de 800 euros par mois, de...

Quand je les entends, je me dis que la droite a une chance inouïe et qu'elle n'est pas prête de quitter le pouvoir.

Quand je les entends, je me dis qu'Olivier Besancenot avec son NPA risque de n'être que le seul leader politique à gauche à être compris par cette France qui souffre et qui souhaiterait tellement pouvoir encore espérer à un avenir meilleur, plutôt qu'assister, impuissante, à de vulgaires querelles de "chapelles".

Fussent-elles socialistes...

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : La communauté des Gaullistes . publié dans : Le parti socialiste
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Dimanche 16 novembre 2008

"Le clip qui déchire", rap bling bling caricaturant Nicolas Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 16.11.2008 | 20:45
 

Une petite société de productions publicitaires a réalisé un clip satirique montrant le président français en rappeur bling bling : "Je trouve que l'ORTF avait du bon, Maintenant à la tête de France Télévisions, Ce sera un ministre de l'information" chante, entre autre, le héros en costume blanc et gros cigare.

La caricature de Nicolas Sarkozy dans "le clip qui déchire" (DR)

La caricature de Nicolas Sarkozy dans "le clip qui déchire" (DR)

Diffusé sur MTV depuis le 5 novembre, le clip de rap qui caricature Nicolas Sarkozy en "king of bling bling" est le buzz du moment.
Le président y apparaît cigare aux lèvres, Ray Ban vissées sur le nez et, surtout, particulièrement arrogant. Le "faux Sarko" se promène de jet en voiture de luxe, appelant sa femme qui bronze et dansant aux côtés de femmes à moitié nue.



  
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Dimanche 16 novembre 2008

Ségolène Royal candidate pour le poste de Premier secrétaire, le congrès de Reims va-t-il tourner au pugilat entre socialistes ? Au PS, la catastrophe n’est jamais loin…

Pfffff ! La série américaine Dallas et sa terrible famille Ewing ne monopolisent plus le petit écran depuis belle lurette ; à la place, les téléspectateurs ont droit depuis un moment au feuilleton du Parti socialiste pour découvrir d’autres archétypes, pas plus réjouissants que le milliardaire cynique ou l’alcoolo incurable. En 2008, cela va de la Poupée à ressorts à l’Abonné de la poisse, avec autant de tireurs de ficelles que la Tribu des Dents-Longues compte de membres. Peut-être est-ce pour s’esbaudir de ce nouveau pataquès que l’on tirait un feu d’artifices, vendredi soir (le 7) dans le parc de l’Elysée.

Grosso modo, le PS aujourd’hui, c’est un quatre-quarts : de l’insubmersible Ségolène Royal et ses 29 % à Benoît Hamon, l’ouvrier de la onzième heure doté de près de 19 % des voix de la part des militants. Martine Aubry et Bertrand Delanoë, déconfits (chacun 25 %), complètent le tableau. Julien Dray (0 %) était prêt à se dévouer pour le bien de la gauche. D’autres aussi, on peut le gager. Non sans logique, c’est la Dame de « Fra-ter-ni-té » qui s’y colle.

Elle ou qui que c’aurait été pour guigner le poste de Premier secrétaire, vont croître et multiplier les tractations entre chien et loup, les promesses qui donnent le fou rire à ceux qui les font, les accords à la seule destination du « 20-Heures » ; et surtout les peaux de banane comme s’il en pleuvait. Les socialistes appellent ce genre de choses la « synthèse » ; même s’il s’agit du mariage de la carpe et du lapin, même si l’on peut douter que sera viable le rejeton qui naîtra de ces accordailles de façade. Le vainqueur sera en guenilles, on lui remettra cependant sa couronne, comme celle du Roi des Fous d’on ne sait quel carnaval qui dure le temps d’une bacchanale.

La grand’messe socialiste de Reims (la ville des sacres royaux…) ne cessera pas d’être un congrès qui relève de l’acharnement thérapeutique sur un patient que l’on sait en coma dépassé. Reims, ce n’est pas une renaissance à venir, c’est plutôt « service, convoi et inhumation ». L’Elu(e) à venir aura tout du maître de cérémonie pour enterrement chic.

S’il n’était désolant, le Parti socialiste, à travers ses dirigeants divers, serait risible, risible de s’imaginer qu’il a, nationalement, la moindre chance de rassembler les électeurs alors qu’il est incapable de se rassembler lui-même avec vraisemblance, incapable de tenir un discours et de bâtir des projets qui correspondent à son appellation. On nous assure que le congrès de Reims ne réitèrera pas celui de Rennes qui fut une catastrophe fratricide en 1990. Pourquoi ne pas le croire ? Il peut être pire.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : Communauté de l'opposition publié dans : l'évènement du jour,
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Dimanche 16 novembre 2008
CONGRÈS DE REIMS : 14 - 16 novembre
 
 
 

PARTI SOCIALISTE

PS: l'échec du Congrès de Reims

Julie Cloris | 16.11.2008, 07h19 | Mise à jour : 16h43
 

Alors que Martine Aubry a déposé dimanche matin sa candidature au poste de premier secrétaire, et que Bertrand Delanoë décidait de ne pas donner de consigne de vote, le Parti socialiste sort de son 75e congrès à Reims sans majorité pour le gouverner. Le parti a échoué à trouver un accord sur une orientation. 

Jeudi, les militants devront donc choisir parmi trois postulants : Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry.

 
 
 
Dès l'annonce ce matin à la sortie des AG, de la candidature de la maire de Lille, l'entourage du maire de Paris Bertrand Delanoë, qui ne se présente pas, a regretté la «logique de blocage» de la motion menée par Mme Aubry. 

La nuit dernière, au bout de trois heures d'une réunion qualifiée de part et d'autre de «simulacre de dialogue», Ségolène Royal (sortie en tête du vote des militants le 6 novembre avec 29% des voix) avait quitté la commission des résolutions, instance restreinte qui doit élaborer la synthèse et dessiner une ligne politique. Son départ a été suivi d'une rencontre à trois, qui n'a pas connu plus de succès, entre Bertrand Delanoë, Martine Aubry (25% environ chacun) et Benoît Hamon (19%).


LE RECIT DE LA JOURNEE DE DIMANCHE

12h30. Les discussions sont officiellement closes. Le Congrès est terminé. Dans les couloirs, les ténors répondent aux demandes d'interviews. Pour les autres, l'appétit revient. Ils pensent à prendre le train pour rentrer chez eux tout en hésitant à rester pour le déjeuner des délégués.

11h50. De la subjectivité des passions. A l'applaudimètre, les trois candidats ont fait quasiment match nul. Parlant la première, Martine Aubry a eu droit à une standing ovation de 63 secondes; Benoît Hamon à 57 secondes, avec moins de délégués debout. Dernière à s'exprimer, Ségolène Royal a dépassé les 95 secondes. Mais en restant au pupitre, elle a fini par provoquer des sifflets.

11h34. Au tour de Royal. L'ancienne candidate à la présidentielle, qui a conservé le même style vestimentaire discret qu'hier mais renoué avec quelques ondulations dans les cheveux, en appelle immédiatement aux militants, prenant les devants sur une gestion compliquée après le vote si elle est élue jeudi. "Tout le monde, et j'en fais ma règle, devra se ranger derrière la décision des militants", dit-elle. "Si je suis élue, j'aurai besoin de toi Bertrand, et de tes amis. (...) Nous aurons besoin de toi François, tous les militants savent ce qu'ils te doivent". "Il y a tant de belles choses à faire, inventer le socialisme du XXIe sicle", conclut-elle quinze minutes plus tard, provoquant quelques rires moqueurs.

11h15. "J'ai tué l'araignée". Deuxième dans l'ordre alphabétique, Hamon fait suivre le traditionnel "mes chers camarades" d'un clin d'oeil à l'araignée croisée par Aubry. Puis il enchaîne. "Aimer ce parti ne suffit pas, nous devons reconnaître qu'il traverse une crise sérieuse", estime-t-il. Lui aussi attaque Royal sur la question des alliances, démontrant par la politique économique que les centristes français sont libéraux. "Ca c'est pas faux", relève Delanoë au premier rang. 
Parlant du renouvellement de la classe politique, Hamon souligne qu'en France, un Obama aurait dû, pour gagner ses galons, "être déjà âgé d'une quinzaine d'années de plus". Et être blanc puisque "en politique, il faut montrer patte blanche".

11h05. Aubry et le ménage. Alors qu'elle s'adressait à Ségolène Royal sur leurs désaccords, Martine Aubry s'est interrompue. Une petite araignée courait sur son pupitre. Son amie et hôtesse, Adeline Hazan, a donc eu droit à une remarque: "Adeline, le ménage aurait pu être fait cette nuit".

11 heures. Les rites socialistes suivent leur cours. Les délégués ayant pris acte de l'absence d'accord cette nuit, en levant la main, les trois candidats ont chacun 15 minutes pour s'exprimer. Martine Aubry commence.

10h54. To be or not..."Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve". Un défenseur de la motion F se saisit du micro... et cite Shakespeare.

10h43. "Nous aurions aimé pour notre parti"... Vincent Peillon a la voix couverte de brume par les discussions de la nuit et par ce qu'il veut montrer de regrets. "Il nous semblait qu'il y avait des différences, mais des différences à creuser, avec la motion de Benoît Hamon", avec ceux qui se sont alliés au MoDem aux municipales avant le premier tour. Et cite Rocard, Filoche, des références qui fâchent la salle. Pour calmer huées et sifflets, Malek Boutih tente une parade: "N'oubliez pas que la France nous regarde".

10h36. Pour la motion D, Marylise Lebranchu. Encore une fois, c'est Royal qui en prend pour son grade, avec sa tentation centriste et sa vision de parti de masse «avec une absence de clarté». «Lorsque cette absence d'accord a été actée, bafouille l'aubryiste Lebranchu, restait une position possible, comme l'a dit Bertrand tout à l'heure». Mais elle n'a pas été conclue. L'officialisation de la candidature d'Aubry est accueillie par des applaudissements nourris des auditeurs invités et du MJS. Une partie de la salle se lève. «Rassemblons-nous», conclut-elle. Dans l'audience, une voix s'écrie : «François, réveille-toi !»

10h30. Côté Motion C. Mireille Le Corre s'exprime au nom de Benoît Hamon. Elle évoque une divergence de fond sur les alliances, «question qui pour nous, n'est pas d'un prétexte». Elle conclut en ré-annonçant la candidature de son champion, également accueillie par une salve d'applaudissements.

10h22. Delanoë à la tribune. «Notre motion s'est comportée en camarades qui veulent continuer à militer ensemble», insiste Bertrand Delanoë. Applaudissements dans la salle, qui se font plus forts lorsque le maire de Paris déclare : «Nous n'aurons pas de candidat au poste de PS parce que, pour nous, ce n'est pas une question de personne politique. J'avais dit que jamais ma personne ne serait un problème, je vous le prouve.»

10h10. Si vous voulez bien vous asseoir. La maire de Reims, Adeline Hazan, appelle les invités à s'asseoir. Pour encourager les troupes, elle annonce qu'Alain Bergounioux va faire un résumé de la nuit. «Oooh», clame la salle, ironique. «Je suis assez triste», commence celui-là... «Je vais essayer factuellement de dire les points essentiels». De 10 heures à minuit, François Hollande a proposé de s'appuyer sur la motion E pour voir si elle pouvait être majoritaire. Mais la vision sociale-démocrate et le point de vue sur les alliances a fait achopper. "Bref, il est apparu qu'il y avait une difficulté de fond", résume-t-il. A partir de 2 heures du matin, après une longue interruption, "le président de la commission a proposé de rechercher une synthèse entre les trois autres motions". Des groupes de travail se sont alors mis en place.

9h45. Delanoë plaisante. Visiblement détendu - est-ce la décision de ne soutenir la candidature de personne -, le maire de Paris est souriant et badin. Ses collaborateurs, jusqu'ici assez discrets en «plénière», se sont installés derrière lui. Il discute avec son voisin Harlem Désir. Et plaisante avec les photographes: «Comment ça, vous n'avez pas dormi ? Mais allez-y, ça ne va pas reprendre tout de suite». Le service d'ordre ménage une distance. Impossible de poser une question au maire de Paris. Pas plus que cette nuit quand il a filé à l'anglaise...

leparisien.fr

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : La communauté des Gaullistes . publié dans : Le parti socialiste
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Dimanche 16 novembre 2008
Publié le 16/11/2008 à 10:41

Nicolas Sarkozy salue un sommet du G20 "historique"

Nicolas Sarkozy a estimé samedi que la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 à Washington avait été un sommet historique mais il a admis que les discussions avec les Etats-Unis avaient été difficiles.

Nicolas Sarkozy salue un sommet du G20

Alors que les dirigeants des principales puissances économiques du monde se sont mis d'accord samedi sur les grandes lignes d'un plan de lutte contre les dérives du système financier international, Nicolas Sarkozy a estimé que la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 à Washington avait été un sommet "historique", tout en admettant que les discussions avec les Etats-Unis avaient été difficiles. (Reuters/Molly Riley)


 

"Pour la première fois, des pays aussi différents que les pays qui étaient rassemblés dans le cadre de ce G20 se sont mis d'accord sur des principes, sur des modalités d'action, sur un plan d'action ambitieux", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso.

Un peu plus tard, il s'est réjoui que le président chinois Hu Jintao n'ait "rien bloqué", que son homologue coréen ait été "très moteur" et le Premier ministre indien "très coopératif".

Nicolas Sarkozy avait lancé en septembre l'idée de ce sommet pour tirer les conséquences de la crise financière mondiale.

Le président américain George Bush a longtemps été réticent, avant d'accepter d'être l'hôte de cette conférence.

"Je suis un ami des Etats-Unis d'Amérique mais si vous me demandez si ça a été facile, non ça n'a pas été facile", a expliqué le président français. "Ça n'a pas été facile d'obtenir l'organisation du sommet."

"Je ne suis pas sûr qu'on ait fait le tour du monde avec M. Barroso pour le plaisir", a-t-il ajouté. "Si notre bilan carbone n'est pas excellent, c'est parce qu'il a fallu convaincre."

George Bush, qui vit les dernières semaines de son mandat à la Maison blanche, a été un partenaire "pas toujours facile mais loyal", a-t-il néanmoins déclaré.

Il a reconnu que la situation économique difficile que traversent actuellement les Etats-Unis n'avait sans doute pas toujours facilité les choses pour le président sortant.

"Il y avait des habitudes, sur le dollar, sur la puissance de l'économie américaine", a-t-il souligné.

Les dirigeants du G8, des cinq plus grands pays émergents et d'une demi-douzaine d'autres pays se sont notamment engagés à renforcer la régulation des marchés financiers.

"C'est historique qu'ici, aux Etats-Unis, l'administration américaine accepte de faire mouvement sur des sujets où toutes les administrations américaines avaient (jusqu'ici) refusé de faire mouvement", a estimé le président français.

RELANCE ÉCONOMIQUE COORDONNÉE

Il a ainsi souligné que jamais l'idée d'enregistrer et de placer sous surveillance les agences de notation n'avait été, jusque-là, acceptée dans le monde anglo-saxon.

Nicolas Sarkozy s'est montré particulièrement élogieux pour le Premier ministre britannique Gordon Brown, "un partenaire et un ami d'une très grande loyauté, d'une très grande imagination avec un souci du consensus".

Il a estimé qu'un des résultats les plus importants du sommet était que les pays du G20 conviennent de la nécessité d'une relance "coordonnée et concertée" de l'économie mondiale.

"On était parti pour une réponse à la crise financière, on a en plus une réponse à la crise économique, la relance", a-t-il dit, bien que le texte final soit plutôt vague sur ce chapitre.

Les participants sont tombés d'accord "sur la nécessité d'une réponse politique plus large, fondée sur une coopération macroéconomique plus étroite, pour restaurer la croissance, éviter les retombées négatives et soutenir les économies des marchés émergents et des pays en développement".

Ils s'engagent pour l'essentiel à "reconnaître l'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays" et à utiliser des mesures budgétaires pour stimuler leur demande interne, tout en veillant à ne pas laisser déraper leurs déficit au-delà du soutenable.

Ils s'engagent également à faire en sorte que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et les autres banques de développement disposent de ressources suffisantes pour aider les pays les plus fragiles à surmonter la crise.

Ils reconnaissent enfin la nécessité d'éviter une "régulation excessive" du secteur financier, qui entraverait la croissance et accentuerait la réduction des flux de crédits.

Pour ce qui est de l'Union européenne, dont la France assume la présidence jusqu'au 31 décembre, Nicolas Sarkozy a dit qu'il ferait avec la Commission européenne des propositions. José Manuel Barroso a précisé qu'il les présenterait le 26 novembre. Elles seront débattues lors du Conseil européen de décembre.

Nicolas Sarkozy a déclaré que ce serait également un "point important" du prochain sommet franco-allemand, en novembre, à la demande de la chancelière Angela Merkel.

Emmanuel Jarry l'express.

par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : La communauté des Gaullistes . publié dans : Nicolas Sarkozy Président de la République.
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Dimanche 16 novembre 2008

dimanche 16 novembre - 15:14:22

Quand Lidl intoxique les sans-abris suédois...

France Info - 13 novembre 2008

    La chaîne de distribution à bas prix présente aujourd’hui ses excuses en Suède après des révélations sur la contamination volontaire de nourriture jetée, destinée à empêcher les SDF de la récupérer.


    "Nous regrettons profondément ce qui s’est passé et ceci n’est ni recommandé ni autorisé par l’entreprise".
    Ainsi s’est exprimé aujourd’hui, dans un communiqué, le directeur exécutif de Lidl en Suède, Mathias Kivikoski.

    Un journal local de Solna, dans la banlieue de la capitale Stockholm, avait révélé l’affaire dans un premier temps.
    Des employés, apparemment excédés par des sans-abri fouillant dans les poubelles pour y chercher de la nourriture, ont décidé la semaine dernière de contaminer ces biens alimentaires avec des produits de nettoyage toxiques.

    "Lidl Suède a été informé que des produits nettoyants avaient été déversés dans les poubelles afin d’empêcher des intrus de voler des restes déposés à l’extérieur de l’un de nos magasins" a reconnu Kivikoski.

    Les "intrus" qui ont indirectement réagi, par la voix de Rolf Nilsson, à la tête d’une association de SDF dans la capitale suédoise.
    "C’est vraiment consternant. Nous parlons de personnes qui doivent fouiller les poubelles pour trouver de la nourriture".

    Matteu Maestracci avec agences
    par Gaullisme populaire et Sociaux . Daniel Hentzé communauté : LES EXCLUS EN FRANCE publié dans : Paris solidarite metro.
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