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U.M.P.

Christian Jacob s’interroge sur « l’embauche à vie des fonctionnaires »

Politique intérieure jeudi 06 janvier 2011ouest france

Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Christian Jacob, remet en question « l’embauche à vie des fonctionnaires », dans un entretien au mensuel Acteurs publics daté de janvier.

Un problème encore tabou

À la question de savoir si « la question du statut » des fonctionnaires est « taboue », il répond : « jusqu’à aujourd’hui, oui ».

« Lorsque j’étais ministre, j’en avais parlé de manière informelle avec les syndicats. L’accueil avait été frais, mais il ne faut pas s’interdire d’en débattre. Comme il ne faut pas s’interdire non plus de réfléchir à la pertinence de l’embauche à vie des fonctionnaires », ajoute le député-maire de Provins (Seine-et-Marne). M. Jacob avait été ministre de la Fonction publique entre 2005 et 2007.

« Ne pourrait-on pas envisager, à l’avenir, des contrats d’objectifs sur cinq ou dix ans, qui permettraient à des gens de passer du secteur privé au secteur public et vice versa ? », s’interroge-t-il encore.

Réduire le nombre de fonctionnaires pour créer de la mobilité

Il juge par ailleurs qu’il faut « continuer » dans la voie de la réduction du nombre de corps de fonctionnaires, qu’il avait « accélérée » quand il était ministre, « parce que cela crée de la mobilité ».

Un élu UMP de Strasbourg contre les consignes de silence sur les voitures brûlées

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 Il reprend quasiment mot pour mot ce que disait l'année dernière son groupe au conseil municipal de Strasbourg. "Casser le thermomètre n'a jamais fait baisser la fièvre!", s'exclame Jean-Emmanuel Robert, élu UMP et délégué de son parti pour la première circonscription du Bas-Rhin. Il réclame le rétablissement de la transparence quant au nombre de véhicules incendiés au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre et tout au long de l'année. "Nos concitoyens ont besoin de cette transparence. Avec de telles pratiques, ils finiront par ne plus croire en la parole publique", dénonce-t-il.

Pour Strasbourg, où le phénomène des incendies de voitures est apparu il y a une quinzaine d'années, ni la préfecture du Bas-Rhin -respectant les consignes de Brice Hortefeux-, ni la mairie n'ont communiqué de bilan cette année.
Jean-Emmanuel Robert affirme pour sa part que "60 véhicules incendiés étaient entreposés" à la fourrière de Strasbourg samedi matin et il évoque le chiffre circulant "sous le manteau" de 65 voitures détruites par les flammes.
Il met en exergue le "travail de longue haleine" mené par l'UMP à Strasbourg entre 2001 et 2008, "qui faisait de la sécurité une véritable priorité". D'après ses chiffres, 1.800 véhicules avaient été détruits en l'an 2000 dans l'agglomération, contre 716 pour l'année 2008. Cela illustre selon lui que "la transparence (n'a) jamais nuit à la baisse de la délinquance".
Pour Jean-Emmanuel Robert, "les résultats stagnent voire se dégradent depuis trois ans" à Strasbourg, soit depuis le retour au pouvoir de la gauche. Le chiffre de 65 voitures incendiées qu'il évoque est cependant inférieur aux 95 annoncées par son groupe UMP l'année dernière.
T.C.

Un député UMP appelle les "Français musulmans" à dénoncer des "massacres de masse" de chrétiens

PARIS — Le député UMP Bernard Carayon a appelé dimanche "les Français musulmans" à dénoncer les "massacres de masse" contre les chrétiens d'Orient et à "ne plus offrir leur solidarité silencieuse à ces atrocités", au lendemain de l'attentat d'Alexandrie (Egypte).

Dans un communiqué intitulé "Face aux massacres de masse, stop aux communiqués émus et courtois des musulmans de France !", l'élu du Tarn déplore que le Moyen Orient, "berceau du christianisme", soit "devenu son tombeau", rappelant que "l'établissement des chrétiens sur ces terres est antérieur à celui de l'islam".

"Au nom de l'islam, des +soldats de Dieu+ organisent le massacre à petit feu des chrétiens d'Orient. Puisque les organisations musulmanes de France professent un islam modéré, qu'elles le prouvent et ne se contentent pas de communiqués de presse émus et courtois: qu'elles manifestent en masse contre la violence intégriste de leurs coreligionnaires", ajoute-t-il.

"Les Français musulmans ne peuvent plus offrir leur solidarité silencieuse à ces atrocités. Ils doivent exhorter les musulmans du monde entier à la même tolérance que celle dont ils bénéficient en France !", souligne M. Carayon.

Dans la nuit du Nouvel An, un attentat a fait 21 morts devant une église copte d'Alexandrie.

Alain Juppé s’apprêtait jeudi soir à quitter le conseil de quartier de La Bastide, là où doit être implantée la Grande Mosquée, quand, devant une salle comble de 200 personnes, une dernière question lui a été posée. Elle portait sur l’emplacement exact de l’édifice religieux, sur son financement et sur la possibilité de consulter les Bordelais par voie référendaire sur le modèle de la récente votation en Suisse avant d’engager plus avant le processus. Une question vivement applaudie par une partie des habitants de La Bastide, qui semblaient apprécier que le sujet soit enfin abordé de façon directe.

Bordeaux - Conseil-municipal-à-la-Bastide 3-12-09

 

La réponse du maire de Bordeaux a été tout aussi directe dans le ton : « Je suis navré de tant de démagogie contre les musulmans de France. Ils ont besoin d’un lieu de culte et la mairie ne s’y opposera pas. C’est une question de respect. » On notera l’emploi de la formule « musulmans de France » : ce ne sont donc pas les seuls Français musulmans qui sont choyés. Mais sur les points concrets et précis qui étaient soulevés, Alain Juppé s’est montré bien plus fuyant. L’emplacement exact ? Il n’est pas déterminé. La promesse faite à Tareq Oubrou d’un « bail gratuit » durant 99 ans, ainsi que l’imam l’a révélé en septembre dans un entretien à Novopress Aquitaine ? Rien n’est signé. L’achat du terrain, déjà effectué, pour la somme de 4,2 millions d’euros ? Pas de réponse.

Pas de réponse non plus du maire de Bordeaux sur la proposition qui lui était faite par l’intervenant, le président du Collectif contre la Grande Mosquée de Bordeaux, d’utiliser ce terrain de 53 235 m2 pour y bâtir des logements sociaux pour les Français mal logés en locatif simple ou en accession à la propriété. Alain Juppé venait pourtant de justifier des projets très contestés dans le quartier de La Bastide par les besoins locatifs dans la ville…

Quant à l’idée d’organiser un référendum, c’est niet. Pour lui, sa réélection à la mairie de Bordeaux est en soi suffisante pour donner une légitimité à l’édification de cette Grande Mosquée. L’argument, si l’on peut dire : le Front national, qui avait fait campagne contre la mosquée, n’a recueilli que 6 % des voix. C’est la « preuve » que ses administrés ne sont pas opposés à la mosquée. Une « preuve » par l’absurde. En Suisse, sur la question précise des minarets, les électeurs ont répondu non à 57 %. L’UDC, qui était seule à défendre l’interdiction des minarets, pèse 30 % du corps électoral.

Alain Juppé, qui avait fait remarquer que les conseils de quartier de La Bastide, sont toujours « musclés », n’était pas au bout de ses peines. A la sortie, il s’est retrouvé nez à nez avec une quinzaine de militants du Bloc identitaire avec lesquels il a refusé de débattre. Ceux-ci étaient venus distribuer un tract sur le thème : « Grande Mosquée de Bordeaux : pourquoi il faut un référendum ». Parmi les arguments avancés par le Bloc identitaire : « Parce qu’aucun débat sérieux sur ce projet de Grande Mosquée n’a jamais eu lieu, y compris au conseil municipal ! Parce que la mairie de Bordeaux a déjà contourné la loi de 1905 sur la laïcité avec l’achat de ce terrain et s’apprête à faire pire encore […] en apportant la contribution financière des Bordelais – comme une quête forcée ! – sous couvert de financement de la partie « culturelle » de l’édifice ! Parce que les Bordelais n’ont jamais été informés sincèrement sur la personnalité de l’imam Tareq Oubrou [qui] a tenu à conserver la double nationalité franco-marocaine […], appartient à l’UOIF, émanation des Frères musulmans […], est dans une logique de conquête », etc.

« Des logements pour les nôtres ! Pas de mosquée pour les autres ! », réclame le Bloc identitaire. Remarque d’un habitant de La Bastide à la lecture du tract : « Qu’ils aillent donc construire leur mosquée à la mairie ! » 2782679998.jpg

[cc] Novopress.info, 2009, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

54 % des sympathisants UMP approuvent les propos de Marine Le Pen

LEMONDE.FR avec AFP | 15.12.10 | 07h51  •  Mis à jour le 15.12.10 | 08h58

Marine Le Pen, en mard à Nanterre.

Marine Le Pen, en mard à Nanterre.AFP/JOEL SAGET

Et Marine Le Pen chassa sur les terres UMP. Plus d'un sympathisant sur deux (54 %) du parti de droite au pouvoir en France, l'UMP, approuve le parallèle établi par la vice-présidente du parti d'extrême droite Front national (FN) entre les "prières de rue" des musulmans et l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale, selon un sondage IFOP pour France-Soir mercredi.

D'après cette étude d'opinion, les propos de Mme Le Pen sur les musulmans de France qui prient dans la rue faute de mosquées, qui ont suscité une vive réprobation dans toute la classe politique, sont désapprouvés par une large majorité de Français (61 %), seuls 39 % les approuvant.

La désapprobation est la plus forte chez les sympathisants de gauche (82 % contre 18 %). En revanche, chez les sympathisants UMP, 46 % désapprouvent le parallèle alors que 54 % le trouvent justifié. L'approbation est quasi unanime chez les sympathisants FN (98 %).

Les idées et le programme politique de Marine Le Pen, qui brigue la succession de son père à la tête du FN, sont proches de ceux de Jean-Marie Le Pen pour 84 % des personnes interrogées. Il en va de même de la manière de s'exprimer et de défendre ses idées pour 80 % des sondés, qui ne voient pas de différence entre le père et la fille.

Sondage IFOP réalisé les 13 et 14 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 970 personnes (méthode des quotas).

Des députés UMP veulent se venger de Hirsch en sabrant sa rémunération

PARIS — Des députés UMP veulent, sous la houlette de leur patron Jean-François Copé, sabrer la rémunération du président de l'Agence du service civique, Martin Hirsch, en représailles contre son livre sur les conflits d'intérêt, qui ne les ménageait pas.

Trois d'entre eux --Bernard Debré, Louis Giscard d'Estaing et Nicolas Dhuicq-- ont déposé un amendement au budget 2011, dont l'AFP a obtenu copie, pour "réduire à un niveau symbolique" les émoluments de l'ex-Haut commissaire aux Solidarités actives.

Cet amendement, qui sera débattu vendredi pendant l'examen des crédits "Sport, jeunesse et vie associative", vise à transférer "160.000 euros" de crédits alloués à l'Agence du service civique à ceux dévolus au sport.

"Il nous semble opportun de réduire cette rémunération" du président de l'Agence "à un niveau symbolique afin de redéployer ces crédits à des actions concrètes en faveur du sport pour les jeunes", soulignent ses auteurs.

Ils font valoir que la rémunération de la présidence de cette agence fait "exception" aux autres "groupements d'intérêt public (GIP) comme le GIP Info retraite, le GIP Enfance en danger ou le GIP Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique".

Leur amendement a toutefois peu de chances d'être voté, selon une source parlementaire.

L'Agence du service civique a été créée par la loi du 12 mai 2010 qui prévoit que "le président peut percevoir une rémunération dont le montant est fixé par décision des ministres chargés du budget et de la jeunesse". La rémunération de M. Hirsch s'élèverait à environ 9.200 euros net par mois.

Les députés UMP "instrumentalisent la loi pour faire régner la loi du silence", s'est insurgé auprès de l'AFP M. Hirsch, auteur en septembre d'un livre contre les conflits d'intérêt qui lui a valu les foudres des parlementaires UMP et de certains de ses ex-collègues du gouvernement.

Il y épinglait notamment M. Copé pour ses activités d'avocat d'affaires et le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet. M. Copé avait alors dénoncé un "exercice de délation", accusant M. Hirsch d'avoir pratiqué "le plus joli conflit d'intérêts" en faisant voter la loi prévoyant la création de l'Agence qu'il devait ensuite diriger.

"On m'accuse de crime de lèse-conflit d'intérêts. La prochaine étape sera-t-elle la déchéance de ma nationalité française puisque cette offensive fait suite à celle selon laquelle on voudrait que je n'aie pas le droit de parler de conflits d'intérêts parce que mes parents ont été des réfugiés pendant la guerre ?", s'interroge encore M. Hirsch.

M. Dhuicq, signataire de l'amendement, a déclaré à l'AFP qu'il s'en était entretenu avec M. Copé. "Cela s'inscrit dans l'optique de Jean-François Copé de moraliser la vie publique", a précisé le député de l'Aube, membre du club politique de M. Copé Génération France.

"Cette initiative est totalement assumée. Elle vise à démontrer qu'il n'y a pas d'automaticité à la rémunération des dirigeants de GIP. Il s'agit aussi de montrer que la rémunération de M. Hirsch est largement supérieure à celle d'un député", a-t-on ajouté dans l'entourage de M. Copé.

"Je n'ai aucun intérêt financier à être à l'Agence. Je ne suis pas plus rémunéré qu'il y a dix ans, dans mon corps d'origine, le Conseil d'Etat", a rétorqué M. Hirsch.

 
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