Rechercher

Travaux parlementaires.

Le redécoupage électoral pour 2012 définitivement adopté

PARIS — Le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de loi sur le redécoupage électoral, qui sera en vigueur dès les prochaines élections législatives de 2012, lors d'un ultime vote du Sénat (167 voix contre 144).

Arguments démographiques ("seuil", "tranche"...) côté gouvernement, "charcutage" au profit de l'UMP pour l'opposition: le secrétaire d'Etat Alain Marleix (Collectivités locales) et la gauche ont continué leur échange de fond sur ce premier redécoupage depuis celui de Charles Pasqua en 1986.

Le projet de loi autorise la ratification d'une ordonnance présentée par le gouvernement qui modifie à partir de 2012 le découpage des limites des circonscriptions.

A nombre de députés (577) constant, ce redécoupage supprime 33 circonscriptions et en crée autant dont, comme prévu par la réforme de la Constitution, 11 sièges de députés représentant les Français de l'étranger.

Parmi les circonscriptions supprimées, 18 sont un fief de gauche, et 15 de droite, selon le gouvernement. Les chiffres sont beaucoup défavorables à la gauche, affirme le PS.

"Le Conseil constitutionnel prescrivait une carte fondée sur des bases essentiellement démographiques, avec une répartition des sièges et une délimitation des circonscriptions respectant au mieux l'égalité devant le suffrage", a souligné M. Marleix.

La gauche hurle contre un "tripatouillage politique". Avec la nouvelle carte électorale, le PS calcule que la gauche devra recueillir 51,4% des voix aux législatives pour obtenir 50% des sièges de députés.

"Sachez que si le Conseil constitutionnel valide ce projet, nous continuerons à alerter les Français et notamment les Parisiens. Car cette réforme est un appel lancé aux électeurs, afin qu'ils soient encore plus nombreux à voter à gauche s'ils veulent l'alternance. Et ils la voudront, je n'en doute pas, pour sanctionner votre politique économique et sociale injuste et votre mépris de la démocratie", a lancé le sénateur PS de Paris David Assouline, annonçant au passage la saisine des Sages.

Le texte fait aussi grincer les dents aux membres de la majorité dont la circonscription va disparaître avec le redécoupage. Sept députés UMP et un Nouveau centre ont voté contre à l'Assemblée nationale.

Au Sénat, les débats ont porté sur des situations locales, comme celle de Metz. Le sénateur non-inscrit de Moselle, Jean-Louis Masson, a accusé M. Marleix de, a-til dit, "favoriser votre ami François Grosdidier (UMP) au détriment d'Aurélie Filippetti (PS) et Marie-Jo Zimmermann (une des voix parfois critiques de l'UMP)".

Le texte aurait dû être adopté en première lecture avant Noël. Mais au Sénat, un élu centriste a voté par erreur pour un amendement de suppression de l'article unique, alors qu'il voulait voter contre.

Cette "erreur humaine" a rendu nécessaire une nouvelle navette Assemblée/Sénat.

Jeudi, le groupe PS a accusé le gouvernement d'avoir recours au scrutin public (qui permet des votes par procuration) sur chaque motion de procédure et chaque amendement. "Cela signifie qu'ils (ndlr: les sénateurs UMP) ne sont pas présents", a grogné le groupe.

Redécoupage électoral: texte voté en 2e lecture à l'Assemblée dans une ambiance électrique

PARIS — L'Assemblée nationale a voté mardi, en seconde lecture, par 296 voix contre huit, le projet de loi sur le redécoupage électoral pour les législatives, dans une atmosphère électrique, toute la gauche ayant quitté l'hémicycle juste avant le scrutin.

Plusieurs députés de droite (sept UMP et un NC) ont eux aussi voté contre ce texte pour protester contre la suppression programmée de leur circonscription en 2012. En outre, cinq députés UMP --dont l'ex-ministre chiraquien François Baroin-- se sont abstenus et 28 autres n'ont pas pris part au scrutin.

Tous les députés de gauche ont quitté l'hémicycle en scandant "démocratie" et en brandissant des affichettes sur lesquelles on pouvait également lire "démocratie".

Le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé la transformation de l'Assemblée en "chambre d'enregistrement de la volonté présidentielle".

Il a fustigé une nouvelle fois le recours désormais quasi systématique au "vote bloqué" (qui permet au gouvernement de demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur un texte, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par lui).

M. Ayrault a vainement demandé une explication de vote personnelle de cinq minutes par député de son groupe, refusée par le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), qui y a vu "une manoeuvre".

Le texte doit désormais être soumis, jeudi matin, au vote des sénateurs pour une adoption en principe conforme et donc définitive.

A nombre de députés constant (577), le redécoupage supprime 33 circonscriptions et en crée autant dont, comme prévu par la réforme de la Constitution, 11 sièges de députés représentant les Français de l'étranger. La gauche dénonce un "tripatouillage politique".

Publié le 12/01/2010 à 11:48 Le Point.fr

ASSEMBLÉE NATIONALE

Voile intégral : ces députés UMP prêts à imposer leur loi

Par Jamila Aridj

Voile intégral : ces députés UMP prêts à imposer leur loi

220 députés de la majorité seraient prêts à signer une proposition de loi interdisant le port du voile intégral © APAIMAGES/MAXPPP.

.
'); ]]> Click here to find out more!

Ils gardent tous en tête cette phrase lancée par Nicolas Sarkozy, le 22 juin dernier, devant le Congrès réuni à Versailles : "La burqa ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République française." Depuis, les députés de la majorité favorables à une loi contre le port du voile intégral font de la parole présidentielle leur refrain. Leur combat. Ils seraient 220 (sur 316 députés UMP et apparentés) - un chiffre invérifiable, selon le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qui mène depuis six mois une campagne -médiatique - acharnée afin d'interdire cette pratique dans des lieux ouverts au public et sur la voie publique.

Prenant de court la mission d'information parlementaire inter-partis sur la burqa qui n'a pas terminé ses travaux, ces parlementaires seraient prêts à voter en faveur d'une proposition de loi concoctée par le député-maire de Meaux interdisant le port du voile intégral. Le texte devrait être déposé "dans les prochains jours", selon Copé.

Une ardeur qui agace l'UMP. Le parti présidentiel, qui peaufine sa position, se montre plus prudent et pencherait davantage pour une résolution parlementaire, assortie de mesures réglementaires. Une réponse jugée "trop molle" par les défenseurs d'une loi. "La résolution est un alibi commode pour donner l'impression qu'on fera quelque chose alors qu'on ne fera rien", assure le député des Alpes-Maritimes Lionnel Luca.

"Il n'y a pas de demi-mesure possible" (Thierry Mariani)

"C'est la force de l'espérance", renchérit le chiraquien François Baroin. "Une loi, c'est la force d'action et d'application. Nous proposons de rappeler dans une résolution le bien-vivre ensemble dans notre pays au titre de la sécurité publique et un texte simple qui fixe le fait qu'on ne peut pas être à visage couvert dans un pays comme le nôtre", insiste le député de l'Aube, coprésident du groupe de travail UMP sur le voile intégral, pour qui il est urgent de ne pas attendre. " Une loi est une réponse très forte à un phénomène qui est aujourd'hui minoritaire, mais qui demain ne le sera peut-être plus, c'est pour cela que cette loi est à la fois pertinente sur le fond et pertinente dans son calendrier. Une seule burqa justifierait même un texte." "On n'échappera pas à une loi", pronostique François Sauvadet, le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.

Un avis partagé par Lionnel Luca. "Parce qu'on a tellement débattu de cette question, si on ne propose pas de loi, ce serait interprété comme une faiblesse. Cela montrerait qu'on est complaisant avec ceux qui sont intransigeants", ajoute le député des Alpes-Maritimes qui ne doute pas que les confrères de la majorité voteront en nombre, le cas échéant, la proposition de la loi. "Nous allons tous les convaincre un par un", jure-t-il. "Il y a une majorité favorable à une loi qui se dégage au sein des parlementaires", nous confirme le député du Vaucluse Thierry Mariani. Ce sarkozyste de la première heure affirme que "sur un sujet aussi symbolique il n'y a pas de demi-mesure possible. Il y a des principes sur lesquels on ne peut pas transiger." D'autant qu'en pleine campagne des régionales, la tête de liste de la majorité présidentielle en Provence-Alpes-Côte d'Azur assure que l'idée d'une loi est approuvée "à une écrasante majorité" par les électeurs de droite. De quoi convaincre le chef de l'État et l'UMP ?

AP | 23.12.2009 | 10:46  nouvel obs

"Le temps de la décision politique est venu". Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé a justifié mercredi son empressement à déposer une proposition de loi pour interdire le niqab et la burqa en France, sans attendre la fin des travaux de la mission d'information sur le port du voile intégral.

Les Français attendent de leurs parlementaires "qu'ils soient en initiative", et notamment sur ce sujet "très grave", a estimé sur RTL le député-maire de Meaux.

"Les responsables (...) de la communauté musulmane ou même laïcs (...) nous ont tous dit que le fait de porter le voile intégral n'était pas prescription religieuse. Donc, ce n'est pas un problème de religion", a-t-il plaidé.

"C'est un problème qui a trait à deux choses: premièrement, le respect des femmes et deuxièmement, la question de l'ordre et de la sécurité publique", a-t-il poursuivi, en prenant l'exemple de la sortie des classes où un enseignant ne peut remettre "pour des raisons de sécurité" un enfant à une personne dont le visage est "totalement couvert".

"Dans l'opposition, le débat existe de la même manière", a rappelé M. Copé, rappelant que "deux éminents responsables socialistes", Manuel Valls et Aurélie Filippetti, étaient aussi favorables à une loi interdisant le voile intégral dans les lieux publics.

Une mission d'information, créée fin juin par l'Assemblée nationale, s'est penchée sur le port du voile intégral en France, qu'il s'agisse de la burqa (qui couvre le corps de la tête aux pieds) ou du niqab (qui masque tout le visage sauf les yeux). Elle a terminé ses auditions et doit rendre ses conclusions en janvier.

Sans attendre ses conclusions, Jean-François Copé a indiqué mardi qu'il allait déposer une proposition de loi visant à interdire de se couvrir le visage dans les espaces publics. AP

Ultime feu vert du Parlement à la protection des sources des journalistes

PARIS — Le Parlement a donné lundi soir, par un dernier vote de l'Assemblée nationale, son feu vert définitif au projet de loi sur la protection des sources des journalistes, qui dormait dans les tiroirs depuis un an.

L'UMP et le Nouveau centre se sont prononcés pour, le PS contre. Le groupe GDR (PCF, Verts) était absent du débat.

Après les députés au printemps 2008, le Sénat avait adopté le texte en novembre 2008 après l'avoir modifié substantiellement.

Au terme de l'examen du texte à l'Assemblée, les députés avaient décidé qu'il ne pouvait "être porté atteinte directement ou indirectement" au secret des sources journalistiques qu'à "titre exceptionnel et lorsqu'un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie".

Selon la version sénatoriale, entérinée par l'Assemblée, "le secret des sources des journalistes est protégé dans l'exercice de leur mission d'information du public".

Les sénateurs ont en outre supprimé la mention "à titre exceptionnel" et ajouté "et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi".

Cette protection est par ailleurs "explicitement" étendue à l'ensemble de la chaîne de l'information et les dérogations à ce secret permises par le texte complétées.

Pour qu'il y ait atteinte à la protection des sources, il doit également être tenu compte, dans le cadre d'une procédure pénale, "de la gravité du crime ou du délit" et "de l'importance de l'information recherchée".

Au fil de la navette parlementaire, le texte a été précisé pour répondre aux inquiétudes des syndicats de journalistes et aux critiques de la gauche.

"Que les journalistes nous plaisent ou nous déplaisent, il est de notre devoir de les protéger... Ils doivent bénéficier de garanties particulières", a estimé Aurélie Filippetti. "Le texte aurait dû affirmer avec simplicité le principe de la protection des journalistes, il ne le fait pas, en consacrant au contraire un certain nombre d'exceptions malgré les améliorations apportées par le Sénat", a-t-elle regretté.

"Une carte de presse ne saurait délier un citoyen de ses droits", a jugé Rudy Salles (NC).

Jacques-Alain Benisti (UMP) a salué un "texte équilibré". "Mais il n'est pas de liberté sans responsabilité" et il ne saurait y avoir "immunité totale". Car "si le journaliste peut être un confident, il n'est pas un confesseur", a-t-il plaidé en justifiant les exceptions prévues pour la levée du secret des sources.

Pour Patrick Bloche (PS), "le texte reste en deçà de l'attente des journalistes" et "un trop grand nombre d'imprécisions" demeurent notamment en ne précisant pas précisément les situations dans lesquelles le secret des sources peut être pouvait être levé.

Cette "loi est un progrès et une déception", a commenté le groupe SRC (PS, PRG) dans un communiqué en annonçant qu'il voterait contre.

"Progrès parce que le droit à la confidentialité sur l'origine des informations est une garantie de l'indépendance des journalistes". Mais "déception parce que le gouvernement et sa majorité ont mis cette liberté sous surveillance en y apportant de trop nombreuses exceptions qui réduisent considérablement sa portée".

La majorité a repoussé tous les amendements socialistes qui visaient notamment à mieux encadrer la garde à vue des journalistes. L'Assemblée a donc voté le texte dans le mêmes termes que le Séant, conduisant à son adoption définitive.

Interdiction de la burqa : Copé enfonce le clou

[ 18/12/09  ]

Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher a exprimé hier des réserves vis-à-vis du recours à la loi pour interdire le port de la burqa dans les lieux publics. « Vous savez ma méfiance sur la loi quand elle répond trop à des éléments d'émotion dans le pays. On ne peut pas faire des textes d'opportunité qui pourraient se retourner contre le principe des libertés », a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires.  Alors que le chef de file des députés UMP Jean-François Copé plaide pour une interdiction dans tout l'espace public, y compris la rue, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux lui avait opposé mercredi la difficulté de définir des sanctions en cas de non-respect d'une telle interdiction et avait marqué sa préférence pour une interdiction limitée aux seuls services publics. Du coup, le député-maire de Meaux a assuré hier qu'on pouvait « imaginer » une contravention de 5e catégorie. Les amendes, fixées par le tribunal de police, peuvent aller jusqu'à 1.500 euros. Enfonçant le clou sur iTélé, il a jugé « quand même un peu antinomique » de « mettre de la vidéosurveillance dans les quartiers si des gens peuvent se balader avec le visage totalement couvert ». LES ECHOS

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés