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Non catégorisé

La question a des allures d'accusation : "Et si Nicolas Sarkozy, ses conseillers avaient fait une croix sur Paris ?" Elle est posée par le député UMP Bernard Debré dans un tribune publiée mardi par Libération. Il y dénonce "l'erreur de casting" que représente la désignation de Françoise de Panafieu, députée-maire du XVIIe, comme chef de file UMP pour affronter la gauche en 2008 et le manque de représentativité d'une candidate choisie par "3000 à 4000 voix sur plus d'un million d'inscrits parisiens".

"La défaite  annoncée est telle que certains se posent des questions", écrit-il. Il se demande aussi si un "accord" n'aurait pas été passé pour laisser Paris à la gauche et réserver la région Ile-de-France à la droite aux prochaines régionales de 2010. Au nom de "l'ouverture" ? Et, dans ce cas, ce serait "Peine perdue pour la droite", comme est titré son billet.

"J'ai envie de Paris"

En revanche, "si aucun accord n'est envisagé, alors il faut refaire les équipes", lance Debré proposant une nouvelle fois ses services : "J'ai envie de Paris". Le député promet "des propositions dès la rentrée", esquisse "un véritable projet pour Paris, le Paris de 2020" et n'en oublie quand même pas d'égratigner l'actuel maire Bertand Delanoë et son équipe : "Paris pour l'instant est géré au jour le jour sans envergure".

"Même Bernard Debré doit comprendre..."

La première intéressée répond par journal interposé. Dans Le Figaro, elle fustige Bernard Debré qui "fait le jeu de M. Delanoë" et "doit comprendre que les temps ont changé et qu'une femme peut être tête de liste et maire de Paris". Elle rappelle que la primaire a été voulue par Nicolas Sarkozy, écartant au passage l'hypothèse Borloo.

Concernant les sondages la donnant perdante, Françoise de Panafieu  rétorque qu'il est "habituel qu'un maire sortant parte avec un avantage", d'autant que Bertrand Delanoë "use et abuse" des moyens de communication dont il dispose. La candidate UMP épingle l'équipe sortante sur le taux de chômage, la pauvreté, la pénurie de logement et veut "faire de Paris une véritable capitale écologique". La bataille de Paris se gagnerait-elle à gauche ?  source tf1

PARIS (AFP) - Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération et maire de Mulhouse, a indiqué vendredi qu'il constituerait pour les municipales de mars 2008 une "liste d'ouverture" avec des socialistes, des UMP et des centristes.

 

M. Bockel (ex-PS) a indiqué sur RTL que l'UMP ne présenterait pas de candidat à la mairie. "Il y aura une liste d'ouverture qui rassemblera et les socialistes qui me sont fidèles et l'UMP, et les centristes". "Les choses sont en très bonne voie", a-t-il assuré.

Jean-Marie Bockel a expliqué que "comme ministre d'ouverture" et "à partir de son club Gauche moderne", il allait "continuer et structurer sa démarche de rénovation de la vie politique".

Début juillet, Arlette Grosskost, députée UMP du Haut-Rhin, avait fait part de sa volonté d'être elle-même candidate aux élections municipales de mars 2008 à Mulhouse face à M. Bockel. Elle avait indiqué qu'elle ne figurerait "jamais sur une liste" conduite par l'actuel maire.

 
 

Vélib’ et Paris-Plages, ou les vases communicants de la mairie de Paris ?

medium_paris-plages_2007.jpgLes pudeurs de rosière de la mairie de Paris sur les chiffres de Paris-Plages 2007 n’ont d’équivalents que le triomphalisme du chiffrage de fréquentation de Vélib’ fourni par Decaux. En faisant passer Paris-Plages de 2 à 3 sites, les édiles parisiens auraient-ils perdu leur boulier ? Devant cet excès de précaution, on en viendrait à se poser des questions sur les chiffres claironnés les années précédentes, comme ces « 3,8 millions de Parisiens, Franciliens et touristes (ayant) contribué à la réussite de cette 5ème édition ». Il y a un an, Paris est sa banlieue posait la question de la méthode de comptage, s’étonnant par exemple que 3,8 millions de visiteurs se traduisent par seulement 30.000 signatures pour la libération d’Ingrid Betancourt et ne ramassent que 25.000 préservatifs, des visiteurs bien peu solidaires et en revanche bien prudes. D’où la question, si je viens une fois le matin et une fois l’après-midi, suis-je 1 ou 2 Parisiens, Franciliens et touristes, et si je viens tous les jours de l’opération suis-je 1 ou 29 Parisiens, Franciliens et touristes ? Un peu à l’image de la fréquentation d’un blogue ou d’un site web, avec la différence entre visites et visiteurs uniques ;-) medium_Grenouille_bocal.jpgOn remarquera d’ailleurs que cette année, la communication de la Ville de Paris sur l’opération Paris-Plages 2007 était nettement plus modeste que pour les éditions précédentes. De là à se demander si Place de l’Hôtel de Ville, on n’avait pas déjà une petite idée sur une possible baisse de fréquentation ou si on avait développé une meilleure réflexion sur le traitement des données statistiques récoltées, ou encore si en adepte du regretté Albert Simon, Bertrand Delanoë n’a pas équipé son bureau d’un bocal avec grenouille pour prédire le temps…

medium_paris-plages_aquagym.jpgMais puisque la ville de Paris nous invite à regarder la fréquentation par activité, là on voit bien une baisse de 2006 à 2007. Le tai-chi n’a relaxé que 1.935 personnes contre 2.617 l’an dernier, le trampoline en a fait sauter 19.950 contre 24.928 en 2006, la baignade et l’aquagym ont vu fondre de près de moitié leurs pratiquants de 11.900 à 5.340 mouillés, et Ludo Plage n’a attiré que 4.445 gamins contre 6.564 l’an dernier. Même les signatures en faveur d’Ingrid Betancourt ont pâti de cette baisse de fréquentation, passant de 28.000 en 2006 à 25.400 cet été.

medium_paris-plages-beach-volley_2006.jpgQu’en conclure ? Qu’il a fait mauvais et que les Parisiens, Franciliens et touristes ont boudé Paris-Plages. Certainement. Pourtant, certaines activités ont au contraire fait preuve soit de la même fréquentation comme le Parvis de l’Hôtel de Ville et ses Beach volley ou rugby (quasi stable avec 21.000 contre 23.000) ou encore le roller passant de 3.030 à 3.135, ou cette forte augmentation d’adeptes de la pétanque bravant le mauvais temps pour passer de 26.670 pointeurs à pas moins de 36.962 ou enfin le nombre de livres empruntés qui a plus que doublé de 1.020 prêts à 2.620 cette année !

medium_velib_velib.jpgAlors on pourrait hasarder une autre hypothèse. Et si Paris-Plages avait été la première victime de Vélib’ ? Car après tout, il fait aussi mauvais sur les quais de la Seine que sur les pistes cyclables de la capitale, et pourtant, Vélib’ a fait un carton, ce n’est pas Denis Baupin qui me contredira. Et cette année, ce sont les bicyclettes grises qui ont gagné le million. A se demander si les Parisiens, Franciliens et touristes n’auraient pas plutôt envie de bouger, de rouler, de profiter d’une ville vidée de ses voitures par la période estivale, pour voir ses monuments, aller d’un quartier à une terrasse, d’une terrasse à une autre, plutôt que de rester allongés sur les transats d’une « plage » dont au bout de 6 ans, le mauvais temps aidant, ils ont finit par faire le tour. Une envie de bouger que confirme a priori le succès du troisième secteur de Paris-Plages, le bassin de la Villette, avec ses 11.000 visiteurs enfants et adultes, venus pour les activités de voile, aviron, canoë, barque, etc. Et pour le million d’utilisations de Vélib’ (attention pas d’utilisateurs ;-), pas trop d’interrogations possibles, tout est compté, computé, informatisé. A part un gros bug informatique ou encore une erreur dans le report de l’écran au papier, on ne devrait pas émettre de doute, si ce n’est de savoir quelle sera son utilisation dans les mois à venir. Car si Vélib’ semble avoir été l’attraction de l’été à Paris, les mois à venir permettront de voir si les bicyclettes grises de Vélib’ ne seront d'abord qu'un véritable nouveau loisir pour les parisiens, un complément dans une approche multimodale des déplacements ou une réelle alternative en terme de transports.20 minutes.fr

PARIS (AFP) - Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, a souligné mardi, alors que le député Bernard Debré a demandé son retrait, qu'il n'était pas question de revenir sur le choix des adhérents de son parti, qui l'ont élue pour défier Bertrand Delanoë en 2008.

Q : Que vous inspire la demande du député UMP Bernard Debré qui veut prendre votre place dans la course à l'Hôtel de Ville?

R : "Il n'est pas question de revenir sur le choix des adhérents de l'UMP-Paris qui m'ont élue comme tête de liste. Ce point-là est réglé. Mais Bernard Debré fait une proposition intéressante : se présenter dans le XIIème (ndlr: arrondissement-clef pour la conquête de Paris). Je suis prête à ce qu'il m'en parle. Je rencontre le 25 août Alain Marleix (ndlr : chargé des élections à l'UMP). Si Bernard Debré me confirme cette proposition, je la mettrai à l'ordre du jour".

"Par ailleurs, Bernard Debré, qui n'est pas conseiller de Paris, n'est peut-être pas au fait du pré-projet que les UMP parisiens ont emporté comme devoir de vacances. Ce document de travail important rassemble tout ce qui nous est remonté des arrondissements à la suite de mes visites - plus d'une cinquantaine - et les enseignements de mes déplacements à l'étranger : Rome, Tel Aviv, Berlin... J'organise un séminaire les 20 et 21 septembre au cours duquel nous en discuterons avant d'aller en débattre avec les Parisiens. Début 2008, nous présenterons notre projet pour Paris".

Q : Bertrand Debré laisse entendre que l'Elysée est plus ou moins sur la même ligne que lui...

R : "Je lui laisse la responsabilité de cette appréciation. Evidemment, ce pré-projet s'est fait en étroite coordination avec tous les responsables politiques qui ont à en connaître".

Q : Les législatives à Paris et les succès de Delanoë, type Vélib', ne sont-ils pas de nature à alarmer votre camp sur vos vos chances de le battre en 2008 ?

R : "Une politique municipale ne saurait se résumer à Vélib', dont le succès était prévisible, après, entre autres, l'expérience de Lyon. Nous, conseillers de Paris UMP, avons eu une approche positive, puisque nous avons voté cette initiative.

Notre attitude ne se résume pas à une critique ou une opposition systématique. Pour autant, nous constatons que trop de Parisiens restent en rade sur de sujets aussi essentiels que logement, pollution, gardes d'enfants, solidarités non prises en compte - Alzheimer, personnes âgées - liens avec les communes riveraines, alors que la conférence métropolitaine mise en place par Bertrand Delanoë n'a ni statut, ni moyens.

Quant aux législatives, nos candidats, bons, renouvelés, paritaires, ont subi entre les deux tours une situation plus nationale que locale : crainte de tsunami de droite, TVA sociale...

Mais l'électorat parisien, informé, ne confond pas les élections et est capable de se rendre compte que le maire en place ne sait pas répondre à ses attentes profondes et vitales."

 
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